Les grands patrons français plébiscités à l'étranger

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

>> Les titres de la presse nationale

  • "Nous sommes en 2016 après JC... Toute l'Europe est prête à signer le traité de libre-échange. Toute ? Non ! Une région belge refuse la passagère Canada". Il ne s'agit pas des premières lignes d'un nouvel album d'Astérix, mais la Une de Libération qui titre "CETA : Vive la Wallonix" !

  • A l'image de La Croix ou d'Aujourd'hui en France, les journaux reviennent aussi largement sur la situation à Calais : "Adieu la jungle".

  • Le Figaro s'inquiète lui de voir "la coalition se heurter à la résistance de Daech, à Mossoul". L'offensive sur la deuxième ville d'Irak, déclenchée il y a une semaine "est freinée par les pièges et les attaques suicides des djihadistes".

  • De son côté, Le Monde décortiqué le discours de Marine Le Pen et dit, en une, "Pourquoi Marine Le Pen reste profondément d'extrême droite".

  • L'Humanité fait sa une sur le témoignage hallucinant d'une caissière d'un supermarché de La Courneuve. "Ayele, caissière, 33 ans, licenciée après une fausse couche au travail". Un mois après avoir repris son poste, elle a donc été virée, "son employeur la jugeant "trop lente".

  • Et puis, il y a l'affaire du "pain au chocolat". Le #PainAuChocolatGate comme certains l'appellent, depuis lundi, sur les réseaux sociaux. Après "la boulette" de Jean-François Copé sur Europe 1, sur le prix d'une "chocolatine", 20 Minutes y consacre sa une. Avec ce titre : "Des politiques Copé de la réalité". Le gratuit se désole de constater "que l'exercice du pouvoir éloigne les élus de la réalité quotidienne des Français..." Un problème qui ne date pas d'hier, 20 Minutes rappelle qu'en 1974, déjà, Valéry Giscard-d'Estaing était incapable de donner le prix d'une baguette.

>> Les titres de la presse régionale

  • Témoignages de flics dans Midi Libre. Ils avouent leur peur. "On nous jette des boules de pétanque", raconte l'un. Un autre dénonce une économie parallèle florissante.

  • La grosse frayeur à la raffinerie du Havre lundi après une explosion lors d'une intervention de maintenance. Cinq personnes ont été blessées souligne Paris Normandie.

  • La mésaventure plusieurs familles nantaise dimanche soir qui se sont retrouvées enfermées dans un parc. Selon Presse Océan, personne n'était venu les prévenir de la fermeture des grilles. Il a fallu escalader la clôture de 2 mètres de haut, pour ceux qui pouvaient. Femme enceinte et famille avec poussette ont attendu d'être délivré par le gardien.

>> L'histoire du jour 

L'histoire du jour est celle d'une avocate à qui il vaut mieux éviter de chercher des noises et que l'on peut lire dans Ouest France. A la ville, dans le 8ème arrondissement de Paris, elle porte tailleur et talons hauts. Bientôt, même, une robe d'avocate, puisqu'elle vient de décrocher son diplôme. Mais plusieurs fois par semaine, Alexandra Recchia - regard bleu azur, 28 ans ce mardi - enfile aussi un kimono.

Elle va même tenter cette semaine de reconquérir le titre de championne du monde. Elle l'avait conquis en 2012, perdu en 2014. Objectif reconquête donc cette fois en Autriche pour cette avocate et karateka. Deux vocations finalement pas si éloignées : "plaider, c'est un combat dit-elle, mais sans les coups".. Dans les deux cas, il faut gérer la boule au ventre, déceler la faille car "il y a toujours une ouverture". Et cette double vie, la jeune femme - du haut de son mètre 54 - envisage de la poursuivre. Non seulement, son patron dans un cabinet d'affaire lui a offert un mi-temps amélioré, mais en plus, le karaté va devenir discipline olympique dans quatre ans à Tokyo, une chance unique pour celle qui en revanche s'imagine déjà plaider toute sa vie.

>> A la Une de l'économie

Les Grands Patrons français plébiscités à l'étranger. Selon une étude de l'Université de Harvard aux Etats-Unis, les grands patrons Français seraient les plus performant au Monde après les Américains. Harvard a même publié la liste des 100 patrons les plus performants au monde. Pour déterminer cette performance, plusieurs criètres entrent en jeu, un critère financier sur le long terme, mais aussi la dimension sociale et environnementale, 20 % de la note.

Dans le Top 100, on trouve 10 Français ce qui fait des Français le premier contingent de patron devant, les Allemands, les Anglais mais aussi devant les Américains. Parmi ces dix patrons, on retrouve Bernard Arnault (LVMH), Jacques Achen-Broye (Valéo) et Air Liquide (Benoit Potier),, mais aussi Martin Bouygues, Maurice Levy et les dirigeants de L'Oréal (JP Agon), Vinci (Xavier Huilard), Legrand (Gilles Schnepp) Sodéxo (Michel Landel) et Actelion (JP Clozel). Surprise, le patron de Ranult, Carlos Ghosn est lui absent.

 Qu'est ce qui explique cette bonne cote des PDG français ? La force de nos groupes du CAC 40, mais aussi les qualités intrinsèque des managers français qui s'exportent bien. Parmi ces qualités, trois sont essentielles. Tout d'abord, les patrons français ont une culture internationale plus forte qu'ailleurs. Deuxièmement, les Français allient le meilleur des deux monde : rigueur mathématique et la créativité latine. Enfin, c'est un compliment à double tranchant. Quand on a réussi en France, vu les taxes, les impôts, les normes, les réglementations, le climat social et les syndicats... on peut réussir dans tous les pays !

En tous les cas, la preuve, que nous avons tout pour réussir dans la mondialisation.

>> A la Une de la presse américaine

L’élection est dans pile deux semaines, mais en réalité, le vote a déjà commencé. Plus de 6 millions d’Américains ont déjà mis leur bulletin dans une urne ou une enveloppe grâce au "early voting", le "vote par anticipation". C’est possible dans presque tous les Etats. En Floride par exemple ça vient de commencer, et il y avait la queue aux bureaux de vote.

On estime qu’au moins un Américain sur trois aura déjà voté avant l’élection et ces jours-ci, les médias américains font les premiers comptes, même si le dépouillement n’aura lieu que dans deux semaines. Comme les Etats-Unis sont un pays qui aime mettre les gens dans des cases, les électeurs sont souvent enregistrés selon leur affiliation politique (républicain, démocrate, indépendant), et/ou leur appartenance ethnique. Cela permet de savoir que, pour l’instant, les électeurs enregistrés comme démocrates ont plus voté que les républicains et qu’il y a deux fois plus de latinos qui ont voté en Floride qu’à la même époque il y a quatre ans. Un très bon point pour Hillary Clinton dans cet Etat crucial puisque les latinos ne sont pas franchement enclin à voter Trump. Et puis les femmes sont aussi très motivées, elles ont déjà beaucoup voté en Caroline du Nord, autre Etat très important sachant qu’elle sont aussi en grande majorité pour Hillary Clinton.

Les sondages qui donnent l’ancienne First Lady très largement en tête restent des sondages, alors que ces "early voting", c’est du bulletin de vote sonnant et trébuchant, du sûr, du solide. C’est stratégique, et c’est pour ça que la campagne Clinton met le paquet dessus. Cela permet de savoir si il est encore nécessaire de faire campagne dans tel ou tel endroit. Vous imaginez l’importance du rituel tous les soirs au QG Clinton à Brooklyn quand on compte les votes par anticipation. Hillary Clinton pourrait savoir avant le 8 novembre qu’elle a gagné certains Etats-clés et donc l’élection.