Législatives : le dernier acte du dégagisme

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ça parle beaucoup "Élections" ce matin.

"Législatives : le dernier acte du dégagisme" prédit déjà L'Opinion.

CNewsMatin et Les Échos sont en mode interrogatif tout en laissant fort peu de place au suspense.

Ça donne, en Une du quotidien économique : "Quelle majorité pour Macron ?".

20 Minutes joue la métaphore tennistique : "Macron joue le break".

"Big bang en perspective" titrent Les Échos.

"Pourquoi les français vont-ils encore voter dimanche ?" se demande Le Petit Quotidien, le journal des 6/10 ans.
On peut prendre la question au premier ou au second degré !

L'Humanité veut croire que tout n'est pas joué : "Face la régression en marche, élisons des députés de combat !".

Aujourd’hui en France, de son côté, a recueilli "Les confidences aigres-douces de Benoit Hamon".

"Depuis le soir de la défaite il n'a reçu "ni message d'amitié, ni nouvelles des principaux dirigeants du PS. Pas même de François Hollande, de Cambadélis le premier secrétaire ou de Bernard Cazeneuve, l'ancien Premier ministre : "Ils ont été aussi présents dans la défaite que dans la campagne", rigole-t-il.

Libération mène sa propre campagne avec cette Une "Contre l'état d'urgence permanent".

"Emmanuel Macron va l'installer dans le droit commun" : non seulement "il revient sur ses engagements". Mais "il met aussi à mal les libertés individuelles" s'insurge le quotidien.

Emmanuel Macron, il en est aussi question en Une du Figaro : "Éducation : Macron corrige la copie de Hollande".

Et puis il y a L'Équipe qui titre "Tout près du but".

Il s'agit des bleus. Une victoire contre la Suède ce soir, et ils pourront commencer à rêver sérieusement du prochain Mondial en Russie.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La presse internationale a suivi de près, cette nuit, les premiers résultats des élections britanniques. Ils ne sont pas définitifs mais la tendance est claire : c’est un camouflet pour la Première ministre Theresa May.

Si le parti Conservateur reste en tête, d’après les projections il perdrait en revanche la majorité absolue dont il disposait au Parlement. Au point, écrit le quotidien britannique le Guardian, que "le leadership de May est dans la balance chez les Tories furieux". Les journaux relaient l’appel à la démission de Jeremy Corbyn, le patron des Travaillistes : "Elle a perdu des sièges conservateurs, perdu des voix, perdu le soutien et la confiance". Corbyn dont le visage inhabituellement souriant s’affiche sur tous les sites d’infos ce matin. Il a gagné beaucoup de siège : "Corbyn a défié les sceptiques", écrit le Guardian.

Et puis The Independent pose une question pour la suite : "Est-ce la fin du Brexit ?".

La presse européenne, justement, scrute les résultats aussi ce matin.
Et partout le même constat, comme ici dans le quotidien allemand Handelsblatt : "May gagne, mais sa majorité absolue vacille". "Theresa May a perdu son pari", écrit le Soir, quotidien belge. Un commentateur de La Repubblica, remarque que "les anti-européens sont en déclin (c’est vrai, que le parti europhobe Ukip, s’est complètement effrondré), mais cela complique les négociations sur le Brexit", note le journal italien. Même tonalité pour l’espagnol El Pais, qui écrit que "La campagne a montré les faiblesses du leaderchip et du projet de celle qui doit négocier le Brexit. Theresa May n'a pas été à la hauteur".

Et est-ce que ces élections britanniques ont trouvé leur place dans les journaux américains ?

Après les 12 articles sur l’audition de l’ancien patron du FBI, c’est souvent, la Grande-Bretagne qui arrive en seconde position.
Le New-York Times, par exemple, évoque la "défaite choquante" de Theresa May, la "Grande Bretagne pourrait faire face à de nouvelles incertitudes politiques". Quant au Washington Post, il salue la percée des Travaillistes : "Le parti de Corbyn a beau avoir fini second, il a gagné gros !". "Le leader marqué à l’extrême-gauche, dont beaucoup pensaient qu’il était bon pour les oubliettes, a largement dépassé les attentes", écrit le quotidien américain.


Eva Roque pour le programme télé

Mon île, ma bataille sur France 5 à 20h50 dimanche.

27 hectares, un corps de ferme à restaurer, trois autres bâtiments, vue imprenable sur la mer en Bretagne.
C’est à vendre.
Pour rejoindre votre propriété, il faut un bateau parce qu’il s’agit d’une île. On compte en France 1.200 îlots privés. Cinq sont à vendre actuellement.
Mais être propriétaire d’une île n’est pas de tout repos.
À Creïzic dans le Morbihan, Bernard et Catherine défrichent leur île depuis des années. Leur objectif : reconstituer des prairies et recréer une biodiversité.
Ils n’arrêtent pas, même en hiver, sous la pluie. C’est leur paradis.
Sauf qu’après une modification de la loi littoral, l’État envisage de récupérer un tiers de ces espaces privés d’ici 2050.

Au menu de ce documentaire également, un vigneron qui cultive des vignes sur une île dans l’estuaire de la Gironde, deux familles qui ont acheté un fort non loin de Fort Boyard et qui luttent pour restaurer les lieux ou encore ce couple qui après 10 ans dans leur paradis ont choisi de revenir sur le continent.
D’ailleurs ils géraient la très jolie ferme insulaire de Quéménès. Si quelqu’un est intéressé par le job, c’est le moment !


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

À la Une de la presse quotidienne régionale, les législatives mais pas que…

Mais comment est-ce possible? Une grue a été volée sur un chantier du quartier de la Rivière Neuve à Calais, c'est la Une de Nord Littoral. Et pas une petite grue, un engin de 18 tonnes qui a été dérobé dans la nuit de dimanche à lundi.
Est-ce le retour de la semaine de quatre jours ?" La Voix du Nord pose la question en Une. Dans la région, les communes consultent. À Marq en Baroeul, le maire a fait son choix. En fonction de la date du décret, la ville s'engage à tout mettre en œuvre pour la semaine des quatre jours dès septembre.
"La fine fleur d'Orléans à la Maison Blanche", c'est la Une de La République du Centre ou le fabuleux destin de Suzanne Wijnen, fleuriste à Orléans qui depuis 2012 travaille pour le président des États-Unis. D'abord Obama et désormais Trump, malgré le changement à la tête de l'État, elle a décidé de poursuivre l'aventure.

L'histoire du jour nous emmène à la gare de Rennes.

Et l'on peut dire que c'est une initiative pour le moins étonnante, à lire dans Ouest France.
Après les bancs conçus pour éviter que les SDF ne s'allongent, voici la musique d'opéra en boucle.
D'après l'agent de sécurité interrogé, la musique classique n'est pas gênante et voire même agréable pour les voyageurs de passage. En revanche, cela risque d'être très lassant pour ceux qui voudraient occuper les lieux.
D'après ce qu’il dit, le parvis était quotidiennement squatté par des marginaux, ce qui posait des problèmes pour les clients.
Une mesure qui n'est pas inédite, elle avait déjà été mise en place en Suisse et au Québec où l'objectif était clairement affiché de déranger les gens qui voulaient y dormir. Mais un élu l'a reconnu, cela n'a fait finalement que déplacer le problème.