Le PS peut-il survivre ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, en découvrant la Une de Libération, sur une immense photo de désert, ces quelques mots se détachent : "la gauche : plus rien !".

"La débâcle n'en finit plus pour les socialistes" poursuit CNewsMatin qui titre "Le PS peut-il survivre ?".

Aujourd’hui en France parle d'une "ambiance d'enterrement au PS".
Ce n'est pas franchement mieux à droite qui, écrit le journal quelques pages plus loin, "redoute une dérouillée".

Seule L'Humanité veut encore y croire un peu : "La gauche au défi de mobiliser l'électorat populaire".

En fait c'est Le Figaro qui résume le chaos général : "Après la vague en marche !, droite, gauche et FN sous le choc !".

"Une vague qui est si haute, dont l'ampleur est si grande, une hécatombe si spectaculaire que les battus comme les survivants du premier tour des élections se demandent comment ils en sont arrivés là" écrit L'Opinion.

Sur son dessin de Une, KAK a installé Marianne chez dans le cabinet de Freud. Il lui montre le dessin d'une espèce de bestiole et lui demande "Et là, vous voyez quoi ?". Réponse de Marianne : "Macron !".

On pourrait aussi citer la Une de La Croix qui s'inquiète des "risques d'une hypermajorité".

En Une, c'est du 100% politique ce matin mais il y a quand même ce témoignage très fort, dans Aujourd’hui en France.

C'est celui d'un policier qui était de service au commissariat des Mureaux, il y un an pile, jour de l'exécution par un terroriste de ses collègues Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, devant leurs enfants, à leur domicile de Magnanville.
Il raconte son quotidien, la peur, les pleurs. "On est sur le qui-vive en permanence et ça nous pompe beaucoup d'énergie". Mais le plus dur tient sans doute en une phrase, qui est aussi le titre de l'article : "Ma fille évite de dire que je suis flic".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

En Russie, l’opposant Alexei Navalny avait appelé hier à des manifestations anti-corruption à travers tout le pays. Résultat : il a dormi en prison.

Comme au moins un millier de ses partisans à travers le pays.. et comme le 26 mars, souvenez-vous, lors la précédente mobilisation en Russie : ce jour-là Alexei Navalny avait été arrêté en arrivant à la manif, à la sortie du métro de Moscou. Hier, il n’a même pas mis le nez dehors, c’est carrément dans le hall de son immeuble que la police l’a interpelé. La presse étrangère raconte la mobilisation. Le correspondant à Moscou du Washington Post, publie un grand article sur ces "dizaines de milliers de personnes, à travers la Russie, qui rejoignent l’activiste Navalny" dans son combat pour détrôner Vladimir Poutine. Avec ces slogans "On veut des réponses", "Arrêtez de mentir et de voler !".

Ça fait deux fois en à peine plus de deux mois que Navalny réussit à mobiliser avec ce thème de la lutte contre la corruption ! C’est assez remarquable en Russie !

Et il séduit un public très jeune, parfois même adolescent. Comme ce garçon de 17 ans, Alexander : imaginez, Poutine est au pouvoir depuis qu’il est né ! Dans le Washington Post il dit qu’il est en colère, et qu’il n’a pas peur de manifester, quitte à aller en prison. Il y a quelques jours, le New-York Times notait que cette journée de manif allait être "un test du soutien populaire, pour le leader de l’opposition". Il veut se présenter à l’élection présidentielle de mars 2018, malgré les nombreux procès qui lui ont été fait et qui l’en empêche en théorie. Et donc, raconte le New-York Times, Navalny tisse sa toile. Il est banni de la télé d’État ? Pas de problème : depuis trois mois sur Youtube, il anime une émission, "Navalny Live", pour toucher un public en région. C’est tous les jeudi soir, à 20h18 (clin d’œil à 2018, année de la présidentielle).

Et comment réagissent les autorités russes ?

Après la mobilisation du 26 mars, qui a surpris le Kremlin, certains membres de la Douma ont suggéré que les étudiants qui avaient participé aux manifs soient exclus, une manière de les intimider. Autre technique : le visionnage obligatoire, dans certaines facs, de petits films présentant Navalny comme "un larbin des États-Unis". Le New-York Times raconte la rébellion de certains étudiants, à Saint Petersburg, qui ont suggéré que soit aussi projeté les films de Navalny sur la corruption des élites russes, histoire de pouvoir vraiment discuter. Réaction de la conférencière : "vous n’avez aucun respect !".


Eva Roque pour le programme télé

Retour aux sources sur France 3 à 23h05

Grâce au magazine présenté par Marie Drucker, Sonia Rolland a entamé des recherches généalogiques. Née d’un père français et d’une mère rwandaise, elle va avoir quelques difficultés dans ses démarches.

Et dans cette histoire familiale qui se confond avec celle du Rwanda, notamment dans la confrontation entre Tutsie et Hutus, elle tente de comprendre qui était son grand-père maternel tutsie et surtout ce qu’il est lui arrivé en 1994 au moment du génocide. Pendant deux ans, il a disparu des radars. À force de persévérance et de rencontres, elle apprend qu’il a été caché dans un hôpital par un Hutu, un certain Aron. Au détour d’une allée, sur un banc, il est là et lui raconte la suite.
Sonia Rolland, qui ne cède à aucun moment à un trop plein d’émotion, semble très impressionnée de le rencontrer.

À priori, suivre une personnalité faire des démarches généalogiques n’est pas le concept le plus intéressant.
Mais là où le magazine est une réussite, c’est de savoir utiliser cette histoire pour raconter la grande histoire. Des terres du Rwanda aux bureaux des archives à Paris, Marie Drucker interviewe des historiens, plonge dans ce passé. Et nous permet de mieux appréhende concrètement cette guerre entre deux ethnies.

C’est passionnant, sans jamais être mièvre. Cela donne aussi envie d’entamer des recherches généalogiques.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Avec ce coup de chaleur mortel dans Midi Libre. Trois personnes âgées de 38 à 41 ans sont décédées samedi dernier dans la région de Béziers, deux sportifs victimes d'hyperthermie et un homme victime d'hydrocution.
Une jolie tête d'affiche à la Une de Presse Océan. Claudio Ranieri, en passe de s'engager avec le FC Nantes pour deux ans. L'entraineur italien est passé par Chelsea, la Roma ou Monaco.
Un sourire aussi dans La Montagne, celui du syndicat interprofessionnel de la fourme d'Ambert. Ce fromage s'invite à partir d'aujourd'hui chez McDo. Un burger blue cheese et bacon qui assure à la filière un débouché de près de 300 tonnes par an.

L'histoire du jour c'est un sérieux problème aux balcons de l'Élysée.

La résidence présente de sérieux signes de fatigue écrit Ouest France ce matin. D'importants travaux de rénovation doivent d'ailleurs être lancés à l'automne. En attendant, interdiction de d'accéder aux balcons ou de s'appuyer sur les garde-corps. La consigne vient d'être passée aux propriétaires par le syndic car cette résidence Élysée, ce n'est pas celle de notre président mais celle de Saint-Brieuc dans les Côtes d'Armor. Une résidence des années 70 qui a mal vieilli. Les garde-corps ont rouillé, certains se sont même désolidarisées des balcons auxquels ils sont censés être fixés. Et le problème n'est pas nouveau assure un locataire dans Ouest France. "En 1988, ces problèmes avaient déjà été signalés". Alors la lettre du syndic ne date que du mois de juin. Mais il faut dire qu'un architecte a récemment évoqué un péril imminent pour les résidents. Alors qu'il y a quelques mois, à Angers, la chute d'un balcon faisait quatre morts et plusieurs blessés.