Le FN et les affaires : "Mains sales, tête haute"

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Elle est belle, fière et elle regarde droit devant. Elle est "En campagne", comme le titre Direct Matin dont elle fait la Une.

Avouons-le, on a envie de voter pour elle ! Mais on ne peut pas, raisonnablement, voter pour une vache puisqu'"elle", c'est Fine.
La mascotte du salon de l'agriculture. "Un salon plus politique que jamais", titre le gratuit.

Elle aussi est en campagne, Marine Le Pen, en Une de Libération.

Libé qui titre "Le FN et les affaires : "Mains sales, tête haute". Détournant un vieux slogan de Jean-Marie Le Pen, "Têtes hautes, mains propres".
"Les affaires judiciaires s'accumulent autour de la dirigeante du FN dont la cheffe de cabinet a été mise en examen.
Pourtant, elle continue de faire la course en tête. C'est le bras d'honneur permanent" écrit Libé.

Politique encore en Une des Échos.

Emmanuel Macron dévoile son "projet économique".

En quelques chiffres, ça donne 60 milliards d'économies dans les dépenses publiques comme François Hollande en 2012.
50 milliards d'investissement publics dont 15 pour la formation et 15 pour la transition écologique.
Il pense possible de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires et veut faire une réforme des retraites.
On retient encore que les communes pourront, si elles le souhaitent, revenir sur la réforme des rythmes scolaires.

Emmanuel Macron dont l'alliance avec François Bayrou fait aussi la Une de La Croix : "Au centre, une nouvelle dynamique".

En titrant "Génération Myope", Aujourd’hui en France ne parle pas des candidats, mais bien des élèves.

Près de 30% d'entre eux ont besoin de lunettes.
Intuitivement, on se dit que si les enfants n'y voient plus rien, c'est à cause des téléphones et des écrans. Et bien pas du tout, c'est l'absence de "dopamine" présente dans la lumière naturelle, la lumière du jour, qui est responsable".
Le problème, c'est que cette myopie galopante est parfois source d'échec scolaire : "une mauvaise vision multiplie, parait-il, par trois le risque de redoubler une classe".
Donc la consigne est claire : "tout le monde dehors" !

Quelques pages plus tard, le même journal nous fait une révélation : "la famille de Théo au cœur d'une enquête financière".

Une enquête préliminaire a été ouverte pour suspicion d'abus de confiance et escroquerie. Elle porte sur le fonctionnement trouble, d'une association de prévention et d'entraide créée par la famille à Aulnay-sous-Bois.
On parle de l'utilisation de centaines de milliers d'euros de fonds publics. Des faits présumés qui datent de bien avant les évènements d'Aulnay-sous-Bois. No comment du ministère de l'Intérieur qui se borne à rappeler que "le comportement de la famille a été exemplaire depuis trois semaines".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse espagnole ce matin : le feuilleton judiciaire qui touche la famille royale d’Espagne ou plus précisément le beau-frère du roi, le mari de l’Infante Cristina.

Inaki Urdangarin, ancien joueur de hand double médaillé olympique, beau gosse d’1,97 mètre, entré en 1997 dans la famille royale d’Espagne en épousant la seconde fille du roi Juan Carlos, avec qui il a eu quatre enfants.
Urdangarin, mouillé dans une affaire de corruption, a été condamné la semaine dernière à six ans de prison. Hier, le tribunal de Palma de Majorque a décidé de le laisser en liberté en attendant une décision définitive de la justice. "Urdangarin n’ira pas en prison pour l’heure et pourra vivre en Suisse", titre El Pais. La famille vit à Genève depuis trois ans pour échapper à la pression médiatique. Le quotidien précise que le mari de l’infante devra pointer tous les mois et prévenir du moindre déplacement hors d’Europe.

Qu’en pensent les Espagnols ? C’est complètement inédit qu’un membre de la famille royale soit condamné comme ça et risque même la prison.

Il faut se rappeler le contexte : de nouveaux partis ont émergé notamment parce que les Espagnols n’en pouvaient plus de la corruption, tellement répandue dans la classe politique. Alors hier, une petite foule attendait Inaki Urdangarin après l’audience. La version numérique du journal Ultima Hora raconte qu’il a quitté le tribunal sous les cris de "chorizo !" qui est un terme populaire pour dire "voleur" ou encore "rendez l’argent". Selon le journal, les gens disaient aussi leur indignation que le tribunal n’ait pas exigé le paiement des 200.000 euros de caution qui avaient été requis. Il y a un ras-le-bol de la population sur ces affaires de corruption.

Et ce n’est pas du côté de la famille royale que l’infante et son mari vont trouver du soutien.

Le titre de Duchesse a été retiré à Cristina par son frère Felipe quand il a accédé au trône. Il y avait un article dans El Pais la semaine dernière, qui expliquait que l’infante avait l’impression d’avoir été lâchée par le Palais. D’ailleurs, elle ne parle plus qu’à sa mère et à sa sœur Elena. Et c’est à Lisbonne que Cristina de Bourbon envisage désormais son futur, expliquait le quotidien. Elle pourrait s’y installer à la fin de l’année scolaire des enfants. Pourquoi la capitale du Portugal ? Pour être plus près de la prison si son mari était finalement incarcéré. Et puis les Bourbons sont très attachés à cette ville où Juan Carlos avait vécu, sous Franco, lorsqu’il était en exil.


Eva Roque pour le programme télé

Belmondo par Belmondo à16h05 samedi sur TF1.

Une voiture décapotable et au volant Paul Belmondo. Assis à côté l’acteur Charles Gérard et derrière, dans son blouson de cuir noir, Jean-Paul Belmondo ! C’est parti pour un road-movie sur les lieux de tournage des plus grands films de Bébel.
Le fils pose les questions et le père y répond en racontant ses plus beaux souvenirs. À Rome, il y est beaucoup de question de ses conquêtes féminines. Et apparaît alors Ursula Andress avec qui Belmondo a eu une histoire d’amour. Elle en garde néanmoins un souvenir contrasté.
Aux côtés de Belmondo, Charles Gérard rit. L’ami de toujours est là avec sa gouaille.

Destructeur pour les copains. Papa idéal pour les adolescents qui découvraient Belmondo sur grand écran. Comme Jean Dujardin qui rêvait d’être Medhi dans l’As des As.

TF1 rediffuse ainsi ce reportage qui nous replonge dans l’histoire du cinéma avec une douce nostalgie, nous fait vibrer en revoyant les cascades de Bebel, et nous émeut de voir cette relation père-fils. On sent simplement le plaisir qu’ils ont à partager ensemble, et avec tous les copains, de Bedos à Jean-Pierre Marielle, ces petits bouts du passé.

Ce soir, Jean-Paul Belmondo sera la star des César sur Canal+ en clair. La grande famille du cinéma lui rendra hommage.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

"Monsieur Propre Raccroche", c'est la Une du Courrier Picard ce matin. Monsieur Propre, c'est René Dozière, le député de l'Aisne. Au cours de sa carrière, il s'était fait une spécialité : réclamer la transparence et traquer le gaspillage de l'argent public. À 75 ans, il a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat.

Un appel à l'aide ce matin dans le Progrès. Il y a trois mois, Marin, un jeune garçon de 20 ans a voulu s'interposer pour défendre un couple en train de se faire agresser. Il a lui-même été passé à tabac. Sa mère lance aujourd'hui un appel aux dons car son fils, qui est sorti du coma, vit en ce moment en fauteuil roulant avec de lourdes séquelles. Marin devra faire au moins cinq ans de rééducation qui ne seront pas pris en charge.

Et puis, la crème de l'élevage à Paris. C'est la Une de la Nouvelle république des Pyrénées. Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes demain matin. Dans les Pyrénées Atlantiques, les animaux qui représenteront le département ont déjà fait le trajet, ils sont bien arrivés et installés porte de Versailles.

L'histoire du jour c'est pas SOS fantôme c'est SOS policier !

C'est une histoire que nous raconte le Dauphiné ce matin. En matière de sécurité routière on connaissait les voitures banalisées avec des radars à bords indétectables. Et bien désormais, on a les piétons fantômes.

Des policiers en civils, postés incognito aux abord d'un passage piéton pour repérer des conducteurs dangereux. Dès qu'il voit un comportement risqué, ces policiers fantômes préviennent leurs collègues, en uniforme, qui se trouvent quelques mètres plus loin. Ce sont eux qui arrêtent l'automobiliste. Et l'addition est salée ! Griller la priorité à un piéton coûte 135 euros.

Alors c'est un système qui vient d'être testé cette semaine dans plusieurs villes de Haute Savoie et qui pourrait se propager à tout le département.