Le discours de Macron à Versailles sous le feu des projecteurs

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

Le Kiosque d'Europe 1 et toutes ses plumes avec Valentine Desjeunes pour les régions, Sophie Larmoyer pour l'international et Eva Roque devant la télé. Bonjour à toutes !

Ce matin, vos journaux tentent de s'amuser (un peu) avec un sujet qui ne contient pas forcément en lui, de prime abord, une force comique exceptionnelle. Ce sujet, c'est "Le rendez-vous de Versailles", comme le titre (sobrement) Le Figaro. En une de Libération, Emmanuel Macron devient "Manupiter". "Manupiter à Versailles". Sa prise de parole devant le Congrès est, pour Libé, "le 1er acte d'une présidence sans partage". En pages intérieures, ça donne : "A Versailles, Macron couronne le tout".  "Macron en surplomb du jeu politique" poursuit L'Opinion. "C'est le discours du trône" s'agace L'Humanité. Qui nous explique que "les élus communistes et France Insoumise refusent la vassalisation du Parlement". C'est la raison pour laquelle ils vont le boycotter, ce "discours du trône". "L'été s'ra chaud" titre 20 Minutes (Sauf que là, ce n'est pas du Stone & Charden, mais du "Macron et Philippe"). Cnews Matin s'intéresse à la gauche, "Une gauche en chantier".

En pages intérieures, Libération revient aussi à la situation au PS. "Après le plantage, Benoit Hamon arrache la rose de son jardin". Tout à fait autre chose avec La Croix. Alors que les italiens demandent à leurs voisins européens "d'ouvrir  les leurs ports aux bateaux secourant les migrants, pour "alléger la pression du Rome", le quotidien s'interroge, en une : "Quel rôle pour les ONG ?". "Les associations qui secourent les migrants en Méditerranée sont accusées de collusion avec les passeurs". En fait, La Croix s'interroge : "la présence de navires d'assistance au plus près des côtes libyennes favorise-t-elle l'industrie criminelle de "ces voyages de l'espoir ? ". Toujours est-il que Rome et Bruxelles étudieraient un projet de code de conduite européen introduisant des critères sévères pour "encadrer l'intervention des associations". Un véritable casse-tête, tant il est devenu difficile de concilier nécessité d'éviter les morts en mer avec celle de lutter contre les passeurs".

 Enfin, en regardant la une de L'Equipe, on peut se demander si le cyclisme ne serait pas un éternel recommencement. L'Equipe qui titre "Excès de vitesse". Le triple vainqueur du Tour de France, Chris Froome - et ses coéquipiers-  sont accusés d'avoir bénéficié "de picots aérodynamiques sous leur maillot, lors du contre la montre de samedi". En clair l'équipe Sky est accusée de tricherie. Tiens, ça faisait longtemps.


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Sophie Larmoyer, mais où s’arrêtera-t-il ? C’est la question qu’on peut se poser en regardant le tweet-vidéo posté par Donald Trump hier. Le énième épisode sa guéguerre envers les médias qu’il juge "hostiles".

Je vous décris cette petite séquence de 28 secondes. En fait c’est une ancienne vidéo de 2007 qui est détournée : c’était une scène de catch entre Trump et un homme d’affaire de ses amis, président de la fédération mondiale de catch, juste au pied d’un ring pendant un combat. Les deux hommes sont en costume, Trump se jette sur l’autre type et le roue de coup avec son poing droit, évidemment c’était simulé mais ce n’est pas évident pour qui ne le sait pas. Or hier, la tête du deuxième homme est recouverte d’un logo "CNN". Ce qui donne ce titre sur le site de la chaîne américaine d’info continue : "Trump tabasse CNN dans un tweet puérile"

Mais c’est vraiment lui, Donald Trump, qui a fait ce montage ?

D’après CNN on ne sait pas vraiment qui en est l’auteur, mais la petite vidéo s’est retrouvée, il y a quelques jours, sur un fil de discussion pro-Trump, sur le site Reddit. En revanche ce qui est sûr, c’est que Trump a choisi de la publier hier, d’abord sur son compte Twitter personnel, puis sur son compte officiel de président, @POTUS. Et il s’est donné le mal d’y ajouter, d’un petit coup de photoshop, le logo "FNN" pour "Fraud News Network". Vous remarquerez qu’on est passé de "fake news", fausse information, à "fraud news" dans le langage Trump.

Il a une dent contre CNN, le président américain entre autres médias.

Oui, sont aussi dans le viseur, régulièrement, les grands quotidiens Washington Post ou le New-York Times par exemples. Il y a quelques jours, la cible était une journaliste de la chaîne MSNBC, avec des tweets extrêmement sexistes se moquant de son lifting, du "QI au ras des pâquerettes" de cette femme qualifiée de "stupide comme  un caillou". Alors au-delà de l’énormité de ce qu’on lit, beaucoup s’inquiètent de cette agressivité de Trump envers les médias qui ne racontent pas l’histoire comme il voudrait. Ce tweet-vidéo de catch est considéré comme beaucoup comme une incitation à la violence envers les médias. Dans un communiqué hier, CNN s’étonnait qu’ "au lieu de préparer son voyage à l’étranger, sa première rencontre avec Vladimir Poutine, au lieu de s’occuper de la Corée du Nord et de sa loi Santé, à la place il adopte un comportement puérile, bien en deçà de  la dignité de sa fonction. Nous continuerons à faire notre boulot", écrit CNN. "Il devrait commencer à faire le sien".


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Eva Roque – La minute vieille – Arte – 20.45 Du lundi au vendredi

 

Sixième saison du programme court. Et y’a pas plus simple comme concept. Imaginez des personnes âgées tranquillement installées dans leur canapé et qui racontent des blagues. Le succès du programme – plus d’un million de visionnage généralement – tient au fait que nos super mamies racontent souvent – très souvent – des blagues à connotation sexuelle. Un petit soupçon de vulgarité dans des décors kitsch ! Ça marche et ça attire des comédiens connus. On a déjà vu Anémone, Bernadette Laffont, Claude Brasseur, Michel Galabru. Cette année, trois célébrités débarquent. 

C’est savoureux, notamment grâce aux comédiens qui excellent dans l’exercice. Avec notamment Michèle Héry, qui évolue dans un décor de camping cette saison. Après avoir mené une carrière de secrétaire commerciale, cette super mamie passe sa retraite sur les plateaux. Et ça l’amuse tellement, qu’elle a embarqué son mari qui lui joue dans Groland sur Canal+ ! Un programme à picorer notamment sur le web. Les anciens épisodes sont disponibles sur Arte ou Youtube. 


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Valentine Desjeunes


"Les stups, l'autre visage de Carpentras", titre Vaucluse Matin. Un procès exceptionnel débute aujourd'hui devant le tribunal correctionnel d'Avignon. 20 prévenus comparaissent pour un trafic d'envergure de stupéfiants. Il est beaucoup question dans la presse en région des rythmes scolaires. Le Telegramme notamment  se penche sur ces communes qui repassent à quatre jours dans les écoles primaires publiques de leur choix. Un choix qui n'est pas sans conséquences.  

Et puis c'est un Bebel mobilisé pour les plages du Midi qui apparaît en une de Nice matin. "L'as des plages" titre le quotidien. Hier à Juan les Pins, Jean-Paul Belmondo et sa bande de copains ont apporté leur soutien aux plages azuréennes menacées de démolition. Selon le décret plage désormais en vigueur, des dizaines de structures devront-être démolies à l'automne puis reconstruites en structures démontable. Des centaines d'emplois seraient menacés.

L'histoire du jour est celle d'un TGV. Enfin d'un inouï ! Voire d'un insensé.

C'est l'histoire d'une ligne à grande vitesse qui tourne au fiasco. A la une de la Dépêche du Midi: "Record de lenteur pour le premier TGV Atlantique ouvert au public", cela peut paraitre insensé en effet. Hier, le TGV inaugural devait rallier pour la 1ere fois Paris à Toulouse en un peu plus de 4 heures au lieu de 7h20 jusqu'à présent. Une prouesse et bien pour l'occasion, les voyageurs ont été ravis de pouvoir faire le parcours en un peu plus de 8 heures et demi. Près de 5 heures de retard. En fait, il ne s'agissait pas d'un problème sur la ligne à Grande Vitesse mais sur un train Intercités reliant Bordeaux à Nice. Il est tombé en panne près d'Agen ce qui a stoppé le trafic dans le secteur; des centaines de passagers se sont retrouvés bloqués. Après cet épisode, la SNCF relativise et communique sur le fait que sur la ligne Paris-Toulouse depuis début mai seuls 16% des trains ont présenté un retard de plus de 30 minutes. On va dire que c''est vraiment pas de chance.