Le dégagisme au sein du gouvernement

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Le Kiosque d'Europe 1 et toutes ses plumes avec Marion Calais pour les régions, Sophie Larmoyer pour l'international et Eva Roque devant la télé. Bonjour à toutes ! 

Objectivement, avec la chaleur qu'il fait, ce n'est pas le moment de se fâcher avec son frigo ! Et pourtant, Aujourd'hui en France y va franco ce matin. Avec une "une" à priori un peu déconcertante : "Electroménager : les petites tricheries des fabricants". En pages intérieures, le journal s'interroge : "Pipeau, la conso des frigos ?". Bon alors de prime abord, on se dit qu'ils ont eu un coup de chaud, chez Aujourd'hui.  Mais en fait le dossier est assez intéressant. Et l'on découvre que "nos télés, frigos, lave-linge ou lave vaisselles consomme bien plus d'énergie qu'annoncé sur l'étiquette" (vous savez les fameuses étiquettes A, B, C D etc. D'où cette question, posée par l'ONG Bureau Européen de l'Environnement : "Après le dieselgate, peut être un frigogate" Autrement dit les tests réalisés seraient bien peu fiables.

Sur son dessin, Ranson s'amuse d'un couple qui débat du sujet : "Notre frigo consomme plus qu'il ne le laisse croire" dit le monsieur. "Tu parles de toutes ces bières qui disparaissent en ce moment" lui répond son épouse.  Sinon vous avez la une du Figaro. On la regarde. Et on se dit que les temps changent (ou pas !) : "Les affaires" obligent Macron à un large remaniement".  "Ferrand, Goulard, Sarnez : le gouvernement frappé à son tour par le dégagisme" s'amuse Le Canard enchaîné.  Libération, de son côté annonce une "Enquête sur le système Bayrou". Et révèle de nouveaux cas d'assistants d'eurodéputés du parti.  Mais un cadre du Modem relativise tout ça : "Il ne faut pas s'imaginer un système occulte d'ampleur monté par des experts. C'est une série de petits arrangements. En montant d'argent ce n'est pas le Pérou". Sauf qu'il est repris de volée quelques lignes plus loin par Laurent Joffrin : "Le métier de parangon de vertu n'est pas toujours facile. On passe vite du rôle d'Alceste, intransigeant avec les faiblesses humaines à celui de Tartuffe, qui prêche la morale mais ne l'applique pas". Du remaniement à venir. Du remaniement, il est aussi question en une du Monde, de L'Opinion "Macron, second départ". En mode "téléréalité", ça donne en une de 20 Minutes : "Qui va quitter l'aventure" ? (Et là on a un peu l'impression que certains ministres vont voir débarquer Laurence Boccolini).  Et puis il y a quand même une bonne nouvelle en une des Echos : "Pourquoi la croissance accélère enfin en France" (1.6% prévus cette année). Ça donne, en une de La Croix : "La reprise, c'est maintenant" ! 


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Sophie Larmoyer, on reparle ce matin de la Corée du Nord et des Etats-Unis mais cette fois il ne s’agit pas de test de missiles, comme souvent mais de la mort d’un étudiant américain, qui était retenu prisonnier à Pyongyang.

Oui, le correspondant du New-York Times à Séoul, nous raconte que souvent, quand un officiel américain va en Corée du Nord, c’est signe que les tensions s’apaisent. Mais pas cette fois. Car l’envoyé spécial de Washington a ramené un prisonnier américain qui était dans le coma depuis la quasi-totalité des 17 mois qu’il a passé dans les geôles nord-coréennes. Otto Warmbier, c’est le nom de cet étudiant de 22 ans, a été relâché officiellement pour "raisons humanitaires", et vous le disiez, il est mort lundi, six jours après son rapatriement, des suites des lésions cérébrales dont il souffrait.

Est-ce qu’on sait ce qui a causé cet état ?

Ses parents dénoncent une "maltraitance qui s’apparente à de la torture" mais les médecins américains précisent qu’il n’y a aucun signe de violences physiques sur le corps du jeune homme. Ils réfutent aussi la thèse du botulisme, avancée par les nord-Coréens (c’est une maladie bactérienne qui provoque une paralysie et qui peut être fatale). Selon eux, c’est un arrêt cardio-pulmonaire qui est à l’origine de ces séquelles. On n’en saura sans doute pas plus. Ni ses parents ni personne n’était au courant de son état, pourtant il semble qu’il ait été dans le coma depuis les jours qui ont suivi son procès expéditif : une heure, et Otto Warmbier avait été condamné à 15 ans de travaux forcés pour avoir volé une affiche de propagande dans son hôtel en partant. Il était là en touriste, pour cinq jours, alors qu’il faisait des études à Hong Kong.

On peut imaginer que ça fait partie de la stratégie de Kim Jong-Un de retenir des Américains, un peu comme des otages.

Absolument, d’ailleurs la presse américaine rappelle que 3 citoyens américains sont toujours détenus, dont deux ont été arrêté fin avril et début mai, toujours sous des prétextes excentriques. 10 ont été libérés sous Barak Obama rappelle CNN, donc la stratégie n’est pas nouvelle. Et un édito dans le Washington Post souligne que finalement, "les Nord-Coréens ont traité Otto Warmbier comme l’un des leurs" et il raconte la confidence qu’un Nord-Coréen échappé lui avait faite : dans le camp de concentration où il vivait, un codétenu avait mangé du rat, pour améliorer le quotidien. Il avait été puni sévèrement pour "vol de la propriété de l’Etat". Ceux-là, écrit l’éditorialiste du Washington Post, personne ne s’en souvient.

 

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Eva Roque - La story du rap français, 30 ans de succès – Cstar – 20.50

C'est un documentaire sur l’histoire du rap en France. Un genre musical promu au début des années 80 par cet homme, Phil Barney. Sur la radio Carbone 14, Phil Barney est en effet le premier à diffuser et à promouvoir du rap, un genre né dans les ghettos newyorkais. Sidney anime Hip Hop pendant un an. Quand l’émission s’arrête, nombreux sont ceux qui pensent que le rap n’était qu’un effet de mode. Erreur. C’est une contre-culture. Contre le rock bourgeois, le rap devient le moyen d’expression de jeunes des cités. I A M à Marseille, NTM en banlieue parisienne même si le discours social n’est pas présent tout de suite comme le racontent JoeyStarr et Kool Shen. Les revendications n’arrivent qu’après. Exemple du même JoeyStarr face à Michèle Alliot Marie sur un plateau télé

Le documentaire le prouve très bien, le rap encore aujourd’hui est un genre à géométrie variable. Avec des morceaux plus mélodiques que d’autres. Plus engagés parfois, plus commerciaux aussi. De Doc gynéco à PNL, il y a des mondes.  Ce film réconcilie avec cette musique, met en valeur la qualité des textes notamment et donne envie d’écouter et réécouter les albums les plus marquants.

Et en ce jour de fête de la musique, France 2 aussi propose une grande soirée en direct de Toulouse présentée par Garou, Sidonie Bonnec et Thomas Thouroude. A partir de 20h55.


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Marion Calais

Nord Littoral fataliste ce matin après l'accident mortel provoqué par un barrage érigé par des migrants, "inévitable" titre le quotidien de Calais. Où l'on attend maintenant le ministre de l'intérieur vendredi.A Lyon, la fête de la musique sous surveillance. C'est dans le Progrès. Vigiles, policiers mobilisés. Et même des secteurs entiers rendus piétons pour éviter tout drame au véhicule-bélier.
De son côté, l'Est Républicain a retrouvé le bulletin de note d'un certain. Gustave Courbet ! Année scolaire 1837 - 1838. Le lycéen de Besançon dont l'application est jugée passable en maths. Pas accoutumé au travail. Mais quand même une mention Bien pour le dessin !


L'histoire du jour nous nous ramène au thermomètre.

"Il fait trop chaud pour travailler" disait un slogan publicitaire. Que de nombreux parents d'élèves sont en train de reprendre à leur compte pour les enfants. Ils leur font même sécher les cours à Mazan, près de Carpentras. Hier, un bon quart des élèves étaient absents souligne VaucluseMatin. Et pour cause, expliquent les parents, "il fait 40 degrés à la cantine, presque 37 dans les classes". Le maire promet des ventilateurs aujourd'hui.
Et y'a comme ça, un peu partout en France des parents qui se mobilisent. En début de semaine, à Aix, raconte la Provence, ils ont bloqué l'accès aux classes. A Toulouse aujourd'hui, certains manifesteront pour dénoncer, selon la Dépêche du Midi, la mauvaise isolation de leur établissement. Mais parfois, les établissements réagissent. A Auxerre, raconte l'YonneRépublicaine, une école maternelle -où il a fait jusqu'à 45 degrés au soleil- a appelé les parents à venir chercher les enfants plus tôt. Alors que dans la Vienne assure Centre Presse certains ont délocalisé leurs cours à l'extérieur. Ça donne une jolie photo d'élèves assis dans un parc à la Une