Le climat, avec ou sans Trump

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"Ça chauffe ou ça brule ?" Ce matin, L'Opinion s'inquiète pour le climat et pour la COP 21.

"Selon plusieurs sources, Donald Trump pourrait acter une sortie de l'accord sur le climat".
Sur le dessin de Une de KAK, les dirigeants du monde sont perdus dans la chevelure blonde de Donald Trump et Angela Merkel de constater : "Y a pas à dire : le désert avance".
Se dire que l'avenir du monde dépend en partie de l'humeur ce type qui semble avoir une capacité de concentration de deux minutes dans ses meilleurs jours a quand même quelque chose de pas très rassurant.

Ça inquiète aussi La croix visiblement, qui titre "Le climat, avec ou sans Trump".

Pour illustrer sa Une, le quotidien a choisi une photo prise lors de la marche pour le climat, fin avril, à Washington.
On y voit la terre sous forme de boule de glace, perchée sur un cornet de glace géant et cette légende : "If its melted, its' ruined", ce que l'on pourrait traduire par "Si c'est fondu, c'est fichu !".

On reste dans la thématique avec la Une de CNewsMatin qui s'intéresse à "La semaine du développement durable" et qui titre "La France bleu, blanc, vert".

Vert, Richard Ferrand le sera peut-être en découvrant son visage en Une d'Aujourd’hui en France.

Pour illustrer ce titre : "La moralisation, c'est pour quand ?"
"Fais toi discret pendant quelque temps, Ferrand" fait dire le dessinateur Ranson à Emmanuel Macron.
Et le ministre, casserole enfoncée sur la tête de répondre : "Pas de problème !". Mais le ministre de la Cohésion des territoires ne se sentira pas complètement seul en lisant ce papier puisqu'on y apprend aussi que sa collègue Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, est soupçonnée (comme 18 autres eurodéputés) d'avoir embauché fictivement lorsqu'elle était députée européenne au moins une assistante parlementaire qui travaillait en fait pour le MoDem.
Une affaire jugée assez sérieuse pour faire l'objet d'une enquête préliminaire lancée par le parquet de Paris pour abus de confiance.

Si vous avez encore besoin de douceur, vous trouverez Valdimir Poutine en Une du Monde : "Poutine à Paris pour dépasser "la méfiance mutuelle".

Enfin, comme un résumé de la presse du jour, 20 Minutes titre "Le meilleur du pire".

Sauf que ça concerne là la sortie de la 5e saison de "House of Cards", la formidable série américaine sur les méandres et les vicissitudes de la vie politique. Mais, comme l'écrit le gratuit, "le match entre fiction et réalité se poursuit".
Et si c'était pire en vrai...


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

On revient sur la conférence de presse d’Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, hier après-midi à Versailles. Langage plutôt ferme du président français, notamment sur certains médias russes !

Avec en toile de fond, l’interventionnisme russe dans la campagne présidentielle. Et la question est venue justement de la présidente de RT France, RT pour Russia Today, l’un des médias qui avait fini par être écarté par l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, tout comme le site Sputnik. Pourquoi cette mise à l’écart des deux médias russes pour les soirées électorales du candidat d’En Marche ? Réponse on ne peut plus claire du nouveau président, résumée en une phrase.

Vladimir Poutine, à ses côtés, n’a pas moufté. Comment ces sites ont-ils rapporté cette attaque frontale ?

D’abord en citant Emmanuel Macron intégralement, puis en contre-attaquant sur le mode "ce n’est pas vrai". Tous deux citent le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui se serait exprimé depuis Versailles après la conférence de presse : "Le Kremlin en désaccord avec les accusations d’Emmanuel Macron", titre Sputnik. "Accusations sans preuve", se défend RT.
Sur son site, Sputnik rapporte une série de tweets de Margarita Simonian, rédactrice en chef qui fin mai avait menacé de porter plainte contre le QG de Macrion. Elle "lève sa coupe de champagne de Crimée pour que le président français arrête de mentir sur RT et Sputnik", puis elle indique "qu’en suivant la logique d'Emmanuel Macron, tous les médias mainstream devraient être expulsés de Russie". Justement, des médias mainstream, il n’y en a plus beaucoup en Russie, et bien souvent ils ont la vie dure.

Emmanuel Macron parle "d’organes d’influence" pour ces sites, qu’en est-il ?

Le Parlement européen ne disait pas autre chose, en novembre dernier, alertant sur ces "instruments de propagande et de désinformation". Il faut se rendre compte par exemple de la force de frappe énorme de ce réseau de chaines Russia Today dans le monde entier, subventionné à hauteur de presque 300 millions d’euros par l’État russe ! Et cette femme dont on citait les tweets, Margarita Simonian, est à la fois rédactrice en chef de Sputnik, du réseau mondial RT et de l’agence gouvernementale Rossiya Segodnya. Son nom est beaucoup cité dans le rapport du renseignement américain sur les interférences russes dans la campagne présidentielle aux États-Unis. Elle est un peu le visage de la propagande russe, de ce "soft power" si habillement diffusé dans le monde.


Eva Roque pour le programme télé

Mort de Diana, l’incroyable révélation à 21 heures sur M6

C’était le 1er septembre 1997. Benoît Dusquenes débutait son journal télévisé sur France 2 et annonçait la mort de la princesse Diana.

20 ans plus tard et après des mois d’enquête, M6 propose un documentaire inédit ce soir signé Manuel Laigre et une équipe de journalistes de Paris-Match qui publiera dans quelques jours aux éditions Grasset, Qui a tué Lady Di ?.
Ensemble, ils repris tous les procès-verbaux, le dossier d’instruction, ont également effectué des reconstitutions grandeur nature des événements, ont sollicité des experts et ont retrouvé des témoins qui n’avaient jamais parlé.
La chaîne a diffusé une bande-annonce quelque peu énigmatique.

Le plus grand secret entoure ce documentaire. Il semblerait que Scotland Yard ait découvert une nouvelle piste en 2005. Une piste cachée ou non poursuivie. Or d’après l’équipe de journalistes, les faits sont avérés et étoffés par des témoignages inédits.
Des éléments nouveaux qui élimineraient d’ailleurs toutes théories du complot.
Sur la forme, c’est un docu-fiction que l’on devrait découvrir pour lequel des moyens considérables ont été mis à disposition.

Ophélie Meunier qui présentera cette enquête ce soir, sera l’invitée du Grand direct des médias. Elle pourra peut-être nous en dire un peu plus, même si l’équipe de production a signé un contrat de confidentialité concernant ce programme.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Dans l'Est Républicain, après Paris, Grenoble et Lyon, le Grand Est (et notamment Strasbourg) adopte aussi la vignette Crit'Air pour mettre en place une circulation différenciée en cas de pollution.
Phobie fiscale et condamnation à la Une du Journal de Saône-et-Loire. Trois mois de prison avec sursis et un an d'inégilibité prononcé à l'encontre de Thomas Thévenoud pour fraude fiscale.
De son côté, la République du Centre se souvient des inondations il y a un an. 48.000 sinistrés dans le Loiret dont certains ne sont toujours pas rentrés chez eux et qui regrettent le manque de réponses concrètes pour éviter qu'une telle situation se reproduise.

L'histoire du jour nous emmène devant un lycée varois.

Un établissement sous le choc aujourd'hui assure Var Matin. Pour la deuxième fois en une semaine, le lycée Costebelle à Hyères a été le théâtre d'une agression au couteau. Un jeune homme poignardé par l'une de ses camarades. Le garçon a été hospitalisé et ses jours ne sont pas en danger. Mais ce nouvel incident interpelle après déjà une tentative d'agression au couteau lundi dernier. Les faits ne seraient pas liés mais ça commence à faire beaucoup. "La communauté scolaire tout entière est éprouvée" reconnait le proviseur de l'établissement qui va recevoir aujourd'hui la visite de l'inspecteur d'académie. Une cellule de crise est mise en place ce matin et les mesures de sécurité renforcée.