Le big bang Macron

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour débuter ce Kiosque

On commence avec le grand chelem d'Emmanuel Macron dans la presse nationale. C'est bien simple, ce matin, il truste toutes les Unes.

"Le commis de la finance quitte la navire Hollande" persifle L'Humanité.
On reste dans la métaphore maritime avec Le Figaro: "Macron quitte le navire et torpille Hollande".
Surnommé "L'auto-entrepreneur" par Libération, "Il reprend sa liberté" poursuit La croix.
C'est "Le Pari", en une des Échos, "Le big bang Macron" pour l'Opinion.
Alors vous pouvez lire des pages et des pages ou vous contenter du résumé d'Aujourd’hui en France: "Et maintenant, cap sur l’Élysée !".

Sinon, Les Échos nous parlent aussi "tennis". "L'US Open laisse Roland Garros seul tournoi du grand chelem sans toit".

Le tournoi New-Yorkais vient d'inaugurer, en grande pompe, le toit ouvrant qui couvre désormais le court Artur Ashe. Un projet qui a coûté 150 millions de dollars et qui s'inscrit dans un projet global à 600 millions.
À terme, la capacité d'accueil de l'US Open doit atteindre 800.000 places soit 100.000 de plus qu’aujourd’hui. Les sponsors sont ravis ! La banque JP Morgan Chase a fait inscrire son nom sur le toit de sorte qu'il sera visible depuis les avions qui décollent de l'aéroport de La Guardia. Ces travaux vont aussi permettre de retransmettre un plus grand nombre de matches. "Ce qui devrait doper les revenus tirés des droits". L'US Open qui a signé un contrat d'exclusivité à 825 millions de dollars sur 11 ans avec la chaine ESPN.

Et pendant ce temps, à Roland Garros, on se querelle. Et quand il pleut, on tire la bâche en attendant que ça passe !


Axel de Tarlé pour l'économie

"Le Club Med, à l'assaut des Alpes", c’est à lire dans Les Échos.

Henri Giscard d'Estaing, a posé hier symboliquement la première pierre du futur club de Samoëns. L’ouverture est prévue pour l’hiver 2017 dans 18 mois.
La surface du futur Club Med devrait atteindre les 1.600 mètres pour 420 chambres pour un coût d’environ 100 millions d’euros.
Un investissement du nouvel actionnaire chinois qui, dit-on au club, « apporte des capitaux, et ne s'immisce pas dans la gestion, ou la stratégie ».

La stratégie est simple, il s’agit de monter en gamme dans les Alpes avec le ski. Alors que les villages d'été au Maghreb souffrent de la situation politique et surtout de la crainte des attentats. Le Club a donc vu sa fréquentation augmenter de 3% dans ses villages de montagne.

15 villages ont déjà été construits, le Club Med veut par ailleurs en ouvrir un par an entre 2017 et 2020.
Après Samoëns en 2017, le prochain village qui devrait ouvrir en 2018 est celui des Arcs, 1.000 lits sont d’ores et déjà prévus dans cette future structure.
Des discussions sont en cours avec Avoriaz, Tignes mais également avec les Alpes italiennes. On parle également de Saint-Gervais, Valloire, la Rosière et de La Clusaz.
Ces clubs seront évidemment ouverts l’été et proposons d’autres activités comme dans les périodes où il manquera de la neige à cause du réchauffement climatique.

À noter qu’un deuxième village de ski doit s’ouvrir en Chine pour faire découvrir la discipline aux Chinois qui ne la connaissent pas.


Eva Roque pour le programme télé

Performants, autrement sur la chaîne L’Équipe à 20h50.

Ils s’appellent Mathis, Rodrigue et Lucas. Le premier est nageur, le second coureur de 400 mètres et le troisième pongiste. Tous rêvent de se qualifier pour les Jeux Paralympiques qui débutent à Rio le 7 septembre.
Leur handicap est mental : des troubles du comportement plus ou moins importants. Mais quand la compétition débute, on est face à des guerriers. Écoutez Rodrigue à la fin d’une course qu’il vient de gagner

Comme tous les athlètes, il y a les jours avec et les jours sans. Et surtout cette difficulté à se concentrer quand les entraîneurs, qui font un travail remarquable, leur donnent des consignes. Mais comme tous les athlètes, ils savent aussi que les médailles changent le regard des autres. Rodrigue en parle très bien.

Quant à Lucas, il préfère commenter ses matches de tennis de table plutôt que de parler de son handicap.

Ne vous attendez pas à un documentaire compassionnel. On les suit pendant un an seulement dans le cadre sportif.
Eva Roque a tremblé avec eux en regardant leur course. Elle a été émue par leurs efforts, leur volonté de réussir. Et parce que deux d’entre eux vont obtenir leur passeport pour Rio et pourraient bien obtenir une médaille.

Rendez-vous à partir du 7 septembre. Les Jeux seront diffusés sur France 4 et France 2.

Xavier Yvon pour la presse américaine

Ce matin, petit parfum de rentrée des classes, le New York Times nous apprend comment Hillary Clinton fait ses devoirs, pour se préparer à affronter Donald Trump en débat télé, ça sera fin septembre.

Vous connaissez les stéréotypes dans une classe :
Il y a l'élève doué qui révise un peu mais qui se repose sur ses facilités et un peu de chance pour réussir. Ça c'est Donald Trump.
Et puis il y a les besogneux, ceux qui bossent à fond, qui noircissent des fiches, qui les apprennent par cœur, à l'envers et dans tous les sens. Ça c'est Hillary Clinton, la méticulosité faite femme.

Pour préparer le débat, nous apprend le New York Times, son équipe est allée jusqu'à retrouver le nègre de Donald Trump, celui qui lui a écrit son livre le plus célèbre (The Art of the Deal, l'art de la négociation), il y a 30 ans. L'écrivain fantôme a depuis dit ses regrets ("j'ai mis du rouge à lèvres à un porc" a-t-il récemment déclaré) mais il est rentré dans l'intimité du milliardaire, plus que beaucoup de membres de sa famille et c'est ça qui intéresse les stratèges de Clinton. Ils cherchent, écrit le quotidien, "les failles les plus profondes" pour déstabiliser Donald Trump.

Ils consultent aussi des psychologues, il font du "profilage" de sa personnalité et veulent imaginer ses réactions à des attaques, comment il peut se comporter, seul, face à une femme. D'autres décortiquent les vidéos de ses débats lors des primaires républicaines, ils font également la liste de ses forces et de ses faiblesses et notent soigneusement tout ce qui déclenche son agressivité.

Pendant qu'Hillary Clinton révise tout ça dans le détails, ses conseillers cherchent une dernière perle rare : celui qui jouera le rôle de Donald Trump dans les entraînements au débat, ces répétitions grandeur nature. Oui parce qu'après le bachotage, il y a le bac blanc. "Il faut quelqu’un qui n'aie pas peur de balancer des choses humiliantes au visage d'Hillary Clinton", explique le journal. Certains ont suggéré de prendre l'acteur Alec Baldwin, fervent démocrate.

Tout ça a un but, dit le New York Times : Hillary Clinton veut "écraser", en direct, Donald Trump dès le premier débat et pas avec une avalanche de détails politiques, non, en le poussant à exploser et à faire des gaffes.

Pour accéder à l’article du New York Times, cliquez ici.



Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la Presse quotidienne régionale

En région aussi, difficile de passer à côté de la démission d'Emmanuel Macron : "il saute en marche" écrit le Télégramme ce matin.
La Dépêche du Midi revient, elle, sur l'attaque d'un adjoint de sécurité dans un commissariat de Toulouse. La victime a été frappée au cou avec un couteau, c'est l'acte d'un déséquilibré a dit le procureur.
Titre étonnant pour une histoire qui ne l'est pas moins dans le Bien Public, "Côte d'or : la voiture n'était pas au fond du lac". Non, elle était stationnée à Dijon. Forcément, les plongeurs qui ont cherché plusieurs heures ne l'ont pas trouvé, en cause : la défaillance d'un service d'appel d'urgence géolocalisé.

L'histoire du jour c'est Pole Emploi, qui parfois nous fait voyager, c'est dans Ouest France.

C'est le genre d'annonces qu'on ne doit pas voir tous les jours sur le site de Pôle Emploi : "entreprise touristique en Norvège cherche meneurs de chiens de traineaux. Poste à pourvoir rapidement". Une annonce qui a tapé dans l’œil d'un jeune breton, originaire de la région de Saint-Brieuc. Il est loin pourtant de sa licence en construction métallique mais à 27 ans, Maxime postule. Lui qui rêve de voyager, qui a connu l'Islande et le Canada, où il a touché du doigt justement le métier de guide de chiens de traineaux est engagé. Aujourd'hui, il entame sa seconde année aux confins de la Norvège, tout près de la frontière russe. Toujours aussi fasciné par ces régions fragiles et méconnues du globe, "sensibles aux effets du changement climatique" qu'il dit constater avec les locaux. Nous vous recommandons la photo d'une aurore boréale utilisée par Ouest France, ça fait rêver...