La semaine de la mode version "primaires"

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"La semaine de la mode" version "primaires" se poursuit dans vos journaux.

Avec la star de l'instant : François Fillon qui partage la une d'Aujourd’hui en France avec Manuel Valls, rebaptisés "Les Outsiders".

À droite, c'est "le sprint final avant le 1er tour" titre Le Monde. Et qui a choisi Le Monde pour illustrer sa Une ? François Fillon !

Libération, prudent, surfe sur l'autre "tendance" du moment : "les sondages !".
"Le grand doute", titre Libé. "Ils avaient prédit la défaite de Trump et celle du Brexit : les instituts de sondages sont montrés du doigt après deux échecs retentissants". Heureusement, "les sondeurs français pensent et disent être meilleurs que les américains".
Voilà au moins une certitude qui devrait tenir jusqu'à dimanche.

Politique encore avec Aujourd’hui en France qui croit savoir qu'Emmanuel Macron "pourrait officialiser sa candidature sur Facebook demain ou jeudi matin. À quelques heures du dernier débat de la primaire de la droite afin de s'assurer un retentissement médiatique optimal".

Il y en a un qui est débarrassé de tout ça et qui fait la Une de Direct matin, c'est Barack Obama.

Il entame sa "Tournée d'adieux à l'Europe". "Obama superstar" qui sera à Athènes aujourd’hui et demain puis à Berlin, jeudi et vendredi.

Pendant ce temps, on meurt à Mossoul.

"Un mois après l'offensive, des combats de plus en plus durs", titre Le Figaro.

Même choix pour L'Humanité qui nous emmène "au cœur de la bataille contre Daech".

Et pour La Croix qui titre "l'Exode".
"500.000 civils ont déjà fui la ville pour échapper à la bataille". Certains racontent l'enfer qu'ils ont vécu comme Imad qui a eu droit à "25 coups de fouet pour avoir été pris en train de fumer". "Il y a eu 6 ou 7.000 exécutions au moins" raconte-t-il. "Les corps étaient pendus au-dessus de la rivière. Il en reste encore". Quant aux informateurs des forces irakiennes, ceux qu'on appellerait, nous, les résistants, "ils ont été écrasés sous des blocs de ciment".


Axel de Tarlé pour l'économie

"Facebook, accusé d'avoir fait gagner Trump", c’est à lire dans le Figaro.

On parle "d'enfermement algorithmique" ?
Sur Facebook, vous êtes en relation, avec vos amis, votre communauté, des gens qui pensent comme vous ou des gens qui votent comme vous. Plus de la moitié des Américains s'informent via Facebook.

Les informations que vous lisez, vont donc toutes dans le même sens.
Et les plus extrêmes sont les plus populaires, les plus mises en avant et les plus likées.
Y compris d'ailleurs, c'est ce qui est problématique, quand les informations sont fausses. Par exemple quand le numéro deux de Daech invite à voter Clinton ou encore les rumeurs sur sa fausse maladie.

Google, a fait son mea-culpa en admettant qu'il a ainsi propulsé en tête de news, une fausse information, favorable à Trump, émanant d'un site pro-trump, 70news, qui lui-même se basait sur des tweets. Une rumeur sur Twitter peut donc se retrouver en tête d'internet.
Plutôt que d'accuser les journalistes, on pourrait aussi accuser les réseaux sociaux.

Pour leur défense, les réseaux sociaux disent que ce ne sont pas des médias, que ce sont des sites communautaires.
Sauf qu’être communautaire, c'est très bien, quand il s'agit de passion, de chanteur, de centres d'intérêts mais, quand il s'agit d'opinion, il y a un besoin de pluralité. Sinon, cela biaise la réalité.

D'ailleurs, dans le camp Clinton, il y a avait le même phénomène d'enfermement algorithmique.
Les fans de Hillary Clinton n’ont vu que des publications en faveur de leur candidate, les empêchant de prendre la mesure du succès de Donald Trump d'où l'énorme déception.

Néanmoins, là où on franchit la ligne jaune, c'est quand les réseaux sociaux se mettent à transmettre de fausses informations.
Google dit qu'il va changer son algorithme.
D'ailleurs, quand on creuse un peu, il le fait non pas au nom de la morale ou de la déontologie mais, pour la publicité. Certains annonceurs pouvant rechigner à être accolés à des sites de propagande qui véhiculent de fausses informations.


Eva Roque pour le programme télé

À voix haute à 22h50 sur France 2.

C’est un immense coup de cœur pour ce documentaire.

Vous allez découvrir le parcours de trente étudiants de l’université de Seine-Saint-Denis qui ont décidé de participer à un concours d’éloquence parce que savoir parler, ça change une vie.

Prof de droit, de théâtre ou de slam, pendant six mois, tous se mettent au service de ces jeunes pour leur apprendre à structurer leur pensée, à parler d’eux aussi.

Au fil des jours, ils se transforment et gagnent en assurance.

Le concours arrive, dans un amphithéâtre bondé, à eux de déclamer leur texte sur un sujet imposé, avec humour souvent.

Avec beaucoup d’intelligence surtout. Question du jour : Le meilleur est-il à venir ?

C’est une autre image de la banlieue. Une autre image surtout de la jeunesse. Bien dans sa tête, bien dans ses baskets malgré les galères.

On se délecte de leur joute oratoire, de leurs rêves et de leurs espoirs.

On se trouve bien petits face à eux et à leurs mots.

Il faudrait que les candidats à la présidentielle aient la curiosité de regarder ce film.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Des cambriolages dans des clubs de tir, c'est à la Une du Journal de Saône-et-Loire. Munitions, armes, jusqu'à des carabines qui ne fonctionnent plus. Trois clubs ont été visés, toujours la nuit et avec effraction.

Le procès de la mort de la petite Fiona dans la Montagne. Le beau-père de l'enfant à la barre hier est décrit comme possessif et violent.

Voilà encore une spécialité française sur laquelle lorgnent les Chinois. Ça fait la Une de la Provence. Cet été, une société chinoise a déposé dans son pays une marque "Les Calissons d'Aix". Les professionnels français, qui peinent toujours à créer une indication géographique protégée, ont déposé un recours.

L'histoire du jour c'est celle d'un lion en cage, en quelque sorte.

Habitué aux défis les plus fous, comme rejouer Mario Kart en plein milieu d'une route, cette fois l'humoriste Rémy Gaillard a choisi un enfermement volontaire. Vendredi, il est entré dans une cage de la SPA de Villeneuve-les-Maguelone dans l'Hérault, son département d'origine. Et aujourd'hui, quatre jours plus tard, il y est toujours. Opération de sensibilisation contre l'abandon des animaux. Désormais dit-il, "je comprends ce que c'est qu'une vie de chien". Et si personne n'a encore cherché à l'adopter, en revanche, les animaux autour de lui trouvent une famille les uns après les autres. Une cinquantaine d'adoptions ces derniers jours et des dons qui affluent : plus de 175.000 euros. Et la SPA de Villeneuve les Maguelone peut maintenant préparer l'avenir pour améliorer le refuge. Rémi Gaillard, lui, n'a pas encore dit quand il allait sortir.