La presse solde les années Hollande

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

>> Dans la pesse nationale

L'emploi, la balle dans le pied de François Hollande. C'est d'abord Aujourd'hui en France qui titre "Emploi, le pari perdu de Hollande". Le journal développe sa thèse : "En conditionnant sa candidature à la présidentielle à une inversion de la courbe du chômage, le président s'est tiré une balle dans le pied". Il n'y a guère que le dessinateur Ranson pour trouver le pari gagné. Sur un dessin, on voit François Hollande s'adresser à Manuel Valls en disant : "J'ai donné du boulot à beaucoup de journalistes et j'ai redonné l'espoir d'en trouver à pas mal d'hommes et de femmes de droite". Réponse du Premier ministre : "Ça va pas suffire".

L'autre perdante du jour qui fait l'actualité, c'est  Cécile Duflot, "éjectée" de la primaire des Verts.Le Figaro titre "L'humiliation". Estimant que les militants verts "ne lui ont pas pardonné sa participation au gouvernement". Autre titre : "Duflot le flop" résume Libération.

A qui profite l'exaspération chez les policiers ? "Libé" a toutefois choisi un autre sujet en une. "Colère policière, le FN en embuscade". Pour le journal, aucun doute c'est le parti de Marine Le Pen qui va tirer parti de la fronde actuelle.

A l'international. Quand on regarde ailleurs, on se dit que ça ne va pas franchement mieux. "Libye, le chaos sans fin" titre La Croix. Parce qu'on parle beaucoup de la Syrie, de l'Irak, mais on oublie que " 5 ans après la chute de Khadafi, le pays reste livré aux milices". Et "les djihadistes s'incrustent dans le pays". Moins dramatique, Direct Matin fait sa une sur "le Brexit Blues, au Royaume-Uni".

Et du côté du foot...L'Equipe, sans surprise, fait sa une sur la victoire du PSG face à Bâle hier soir en Ligue des Champions. 20 Minutes tente un jeu de mot : "Le PSG saisit Bâle au bond"...


>> A la une de la presse quotidienne régionale

La police, toujours. C'est un appel à l'aide à la Une de La Provence : "Police secours !" A Marseille aussi, les policiers ont manifesté leur colère, demandant le soutien de la population.

Le réchauffement climatique dans la Sarthe.  C'est un pied de maïs fripé sous un soleil de plomb qui est à la Une du Maine Libre. Car la Sarthe, département des Pays de la Loire le plus touché par le réchauffement climatique.Les prévisions de +2 degrés sont largement dépassées.

Le pruneau...d'Agen. Dans Le Petit Bleu d'Agen, inquiétude pour le pruneau. La dernière confiserie traditionnelle vient de fermer ses portes. Le fruit emblématique occupe désormais une place marginale dans la ville. 

L'histoire du jour : une factrice en surchauffe. C'est celle d'une intérimaire de 19 ans qui travaillait pour la Poste dans l'Aisne et qui s'est retrouvée totalement débordée. Une tournée qui prend du retard, une pile de courriers qui ne baisse que très lentement... Dans cette situation, raconte L'Union, la jeune femme aurait pété les plombs, brûlant une centaine d'enveloppes dans un champ. Elle aurait reconnu les faits. La Poste et les Finances publiques -puisqu'il y avait des taxes d'habitation parmi les plis- ont porté plainte.

En attendant, pour le représentant CGT de la Poste dans le département, cette histoire n'est pas une surprise : "Il y a des facteurs qui n'arrivent pas à finir à temps leur tournée, certains perdent pied"."La poste, dit-il au journal a tellement anticipé la baisse du courrier que nous sommes en sous-effectif permanent". Décrivant des situations de souffrance et de détresse au travail. La CGT assure avoir alerté la direction à plusieurs reprises sur le sujet.


>> A voir ce jeudi à la télé :  Les délires magiques sur France 4 à 20h50

L’humoriste-magicien géantissime Eric Antoine débarque sur les écrans tous les jeudis, avec son assistante et sa femme dans la vie, Calista. Il propose une émission de magie destinée avant tout aux enfants. Et aux grands qui ont gardé leur âme d’enfant. Derrière les délires d’Eric Antoine, les enfants (et nous avec) vont découvrir des tours, des expériences scientifiques aussi. Le tout entrecoupé de petits sketchs.

C’est un programme sans prétention, amusant, très pédagogique car pour le coup, on peut vraiment apprendre à faire des tours grâce à des tutos de magie. Les enfants sont mis en position d’observateurs et d’acteurs de l’émission. Une idée très judicieuse. C’est parfait en cette période de vacances scolaires même si les parents risquent de retrouver... des stylos dans leurs bouteilles d’eau.


>> Aux Etats-Unis. Dans la nuit de mercredi à jeudi avait lieu le 3e et dernier débat télé entre Trump et Clinton. Le milliardaire très en retard dans les sondages, devait essayer de remonter la pente.

Au début, il a enfin pris une posture présidentielle, pas d’interruptions intempestives, regard profond, et surtout discours très conservateurs sur les armes et sur l’avortement. Même s’il fait toujours des phrases qui ne finissent pas, il a plutôt bien attaqué Hillary Clinton sur la politique étrangère, et le bourbier au moyen-orient,de quoi plaire à un électorat républicain échaudé par sa personnalité.

Mais Donald sera toujours Donald. Il a tout ruiné au bout d’une heure de débat, en une phrase. Alors qu'on lui demande s’il respectera les résultats de l’élection, alors qu’il répète qu’elles sont truquées, il répond : "Je verrai, je vais laisser le suspense". C’est du jamais vu. Hillary Clinton s’est dite "horrifiée", et après le débat les télés sont parties en toupie sur le sujet. La porte-parole de Trump a dû tout de suite expliquer que bien sûr, il respecterait le résultat (mais que ça serait facile parce qu’il allait gagner).

Le mal est fait : Trump devait rassurer, il a fait peur. Pour gagner, il a besoin des voix des hommes blancs diplômes mais ceux-ci ne voteront pas pour un candidat qui nie la grande démocratie américaine. Et puis, si c’était possible, Donald Trump avait aussi besoin de se réconcilier un peu avec l’électorat féminin. C'est aussi raté. Invité à répondre aux accusations d’agression sexuelle, il a déclaré : "C’est faux, et Bill Clinton a fait pire". Enfin, à la fin du débat, il insulte Hillary Clinton alors qu'elle parle. "Quelle méchante femme", glisse Donald Trump. Pas sûr que l’argument suffise pour renverser la tendance d’ici au 8 novembre.