La fronde policière à la Une de la presse

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Emmanuel Duteil, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer

Vous avez demandé la police ? Elle est dans la presse ce matin ! Et d'abord à la une de Direct Matin : "La violence au quotidien", celle qui cible "la police", donc. Mais aussi les "profs, médecins, gardiens de prisons"… Sur le fond, Le Figaro se demande "ce que les policiers reprochent à la justice". Ils réclament (notamment) "une sévérité accrue envers les multirécidivistes". Sur la forme, c'est 20 Minutes qui s'interroge : "Le FN infiltre-t-il la police ?". Une étude réalisée par le Cevipof montre en tout cas que policiers et gendarmes "envisagent à près de 56% pour Marine Le Pen à la présidentielle". L'Humanité est sur la même thématique. Faisant le distinguo, en Une, entre "Ce qui craque et ceux qui détournent la colère". Pour L'Humanité, "du FN à LR, l'heure est à la surenchère sécuritaire".

Dans La Croix, c'est le garde des Sceaux qui parle. Jean-Jacques Urvoas prend tout le monde à contre-pied : "La solution est une solution de facilité". Et il est on ne peut plus clair : défendant "les peines alternatives" et rejetant l'idée de rétablir des peines plancher ! "Il n'en est pas question", dit-il. C'est pourtant une des revendications des policiers en colère. Jean-Jacques Urvoas va plus loin : "le sentiment d'impunité des délinquants qu'ils dénoncent ne correspond pas à la réalité.

Ceux qui voudront se changer (un tout petit peu) les idées ouvriront Aujourd'hui en France, qui s'interroge, en une, sur "les radars indétectables". Un sénateur veut "rendre illégal tous les systèmes de signalement électroniques des radars" pour "forcer les automobilistes à lever le pied". Bon, décidément, ce matin, vous allez avoir du mal à ne pas être rattrapés par la brigade.

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Dans la presse régionale aussi, la fronde policière est partout. Il faut dire qu'elle s'étend désormais aux villes moyennes comme l'atteste L'Union : des manifestations ont eu lieu mercredi à Chalons-en-Champagne et à Reims.


La Charente Libre s'intéresse quant à elle à la lutte contre le cannabis. Alors qu'un quart des élèves de 3ème l'ont déjà testé, actions de prévention renforcées dans les établissements charentais. "Le gros coup" à la Une de La Provence : Franck McCourt n'a pas perdu de temps : l’entraîneur passé par le Losc et la Roma, Rudi Garcia rejoint l'OM. Il s'est engagé pour trois saisons.

L'histoire du jour c'est l'armée russe qui flirte avec les côtes de la Manche. Huit navires, dont un porte-avions et un croiseur à propulsion nucléaire, devraient passer au large du Touquet dans la journée. La Voix du Nord et Le Télégramme évoquent ce matin ce convoi russe d'une ampleur inédite depuis la Guerre Froide. Départ samedi dernier de l'extrême Nord Russe, direction la Méditerranée. Ce qui est frappant, c'est le contraste dans les réactions de part et d'autre de la Manche. Dès le week-end dernier, les médias britanniques assuraient que la Royal Navy étaient en état d'alerte et s'apprêtaient à envoyer deux navires d'escorte. Alors que la marine française, elle, reste très discrète. "Il s'agit d'un transit normal", dit la préfecture maritime Atlantique. Certains spécialistes décrivent quand même une démonstration de force. Et l'OTAN de s'inquiéter d'une utilisation de cette flotte pour participer aux opérations au-dessus de la Syrie. 

Xavier Yvon pour la presse américaine



Hillary Clinton et Donald Trump étaient à New York jeudi soir pour participer à un dîner de charité. A chaque élection, les candidats à la Maison-Blanche sont invités à y faire un discours qui s'apparente plutôt à une sorte de concours de blagues… Un exercice très américain.


Il fallait la jouer "moment de détente" dans une campagne atroce… Hillary Clinton et Donald Trump se sont serré la main, contrairement à mercredi lors du débat. Ils ont dîné à la même table, séparés juste par le cardinal de New York en soutane noire. Image surprenante… "Paix sur la terre aux hommes (et femmes) de bonne volonté".


Donald Trump avait l’occasion d’être plus léger de montrer une autre facette. Mais c'est encore raté. Il a tout de même réussi à faire rire Hillary Clinton, et la salle, quand il lui a demandé si elle avait reçu l’invitation au dîner par email, ou bien si elle l’avait lue sur Wikileaks. Une allusion aux emails piratés de son équipe de campagne, qui fuitent sur Internet. Mais ensuite, il a blagué maladroitement sur la supposée haine de Clinton envers les catholiques… et il a fait un bide. Il a aussi réussi à se faire huer à un dîner de charité par des invités en costume et nœud papillon blancs. Du jamais-vu dans la bonne société new-yorkaise.

Hillary Clinton, elle, a été un peu plus drôle. On la connait moins dans ce registre. Elle a taquiné Trump : "je ne sais pas s’il va accepter que ce dîner soit terminé", référence à son refus de s’engager à accepter le résultat de l’élection.


Mais la meilleure blague du dîner c’est l’organisateur qui l’a faite : "Avant le diner, Donald va voir Hillary et lui dit 'comment allez-vous ?'. 'Ça va', répond Hillary, 'mais maintenant sortez du vestiaires des filles'". 

Eva Roque pour le programme télé

On refait le boulevard à 20h55 sur France 3 

Pierre Palmade a eu une idée simple mais géniale : faire rejouer des extraits des plus grands succès du théâtre de boulevard. Au menu : La Cage aux Folles, Joyeuses Pâques, Nuit d’ivresse, Madame Sans Gêne, Le Dîner de cons… Cette bonne idée de Pierre Palmade est servie par une pléiade de comédiens avec notamment Isabelle Nanty, Francis Huster, Edouard Baer, Clémentine Célarié, Michel Fau… À ce casting de luxe, ajoutez des petites anecdotes distillées par Pierre Palmade et voilà une soirée originale et réussie. Qui plus est donne envie d’aller au théâtre !