Inqualifiable : Paris est tragique !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Le crash" en Une d'Aujourd’hui en France.

"Ahurissant", en Une de 20 Minutes.

"Inqualifiable" en une L'Équipe.

Les titres revenant sur le "naufrage" parisien, hier soir, face à Barcelone sont tranchants, ce matin.
Le quotidien sportif qui parle de "baffe monumentale" et "d'humiliation". Bref, écrit L'Équipe, "Paris est tragique", détournant le "Paris est magique" qu'aiment reprendre en chœur les supporters les soirs ou tout va bien.

Sauf qu'hier, comme le conclut CNewsMatin, "Le PSG a pris le ciel sur la tête".

CNewsMatin qui fait sa Une avec une métaphore sportive, mais là on ne parle plus de ballon : "Emmanuel Macron au centre du jeu".
Avec, écrit le gratuit, "des soutiens de poids et des sondages favorables".

Macron que l'on retrouve aussi en Une d'Aujourd’hui en France avec cette question : "Va-t-il manger le PS ?".

Ou encore de L'Opinion : "Macron tente de ne pas perdre l'équilibre".

Le Figaro, lui, nous plonge "au cœur du programme économique du Front National" et titre "Sortie de l'euro : un scénario noir pour la France".
"L'abandon de la monnaie unique pourrait entrainer une crise bancaire et financière sans précédent".

Il est question de "transparence de la vie politique" en Une de Libération : "Tous s'engagent, sauf un".

"Indemnités parlementaires, emplois familiaux", Libé a proposé six engagement de moralisation financière aux candidats. Qui ont tous répondu sauf François Fillon.

Et puis il y a "les 500 parrains mystère du président". C'est dans Aujourd’hui en France.

"François Hollande a-t-il vraiment renoncé ?" s'interroge le journal qui affirme "qu'un matelas de 500 parrainages a été mis de côté" au cas où le président déciderait finalement d'être candidat".
"Joker", élude un proche. À ses fidèles, le chef de l'État aurait demandé "de ne pas rallier Macron ou Hamon avant la semaine du 20 mars".
"Ses états d'âme, on s'en fout" ose un ministre.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Nos regards se tournent vers l’Égypte, dont la rue est très agitée es derniers jours avec des manifestations populaires spontanées qui ont paralysé certaines villes. En cause : le prix du pain !

"Des émeutes du pain secouent l’Égypte d’al-Sissi", titrait le site d’info Slate Afrique mardi. Hier dans le Guardian, on pouvait lire : "On veut du pain : la réduction des aides déclenche des manifestations à travers l’Égypte". Ça a été le cas au Caire, à Alexandrie, à Giza et d’autres villes encore. Sur la photo publiée par le quotidien britannique : une foule de femmes et quelques hommes dans une grande artère d’Alexandrie. La correspondante au Caire explique la part du pain moins cher car subventionné par l’État a été considérablement réduite : de 4.000 pains dans certaines boulangeries, elle est passée à 500 pains. Il n’y en avait donc plus pour tout le monde, d’où les protestations.

On découvre donc qu’il y a du "pain subventionné" en Egypte mais pourquoi le réduire aujourd’hui ?

Depuis longtemps existe ce système de cartes pour obtenir de la nourriture beaucoup moins chère, et notamment du pain. Un système qui faisait l’objet d’énormes fraudes aux subventions. C’est ce qu’explique le site d’information égyptien Ahram Online. Il y a trois ans, pour lutter contre la corruption, le gouvernement du général Al-Sissi a introduit une nouvelle carte, électronique. Mais tous les Égyptiens ne l’ont pas, certains sont restés à la version papier. Et ce sont ces gens-là, souvent les plus défavorisés d’ailleurs, qui sont justement touchés par la réduction des quotas de pains subventionnés décrétée dimanche. Une réduction destinée encore à réduire les fraudes, mais qui a mis les foules dans les rues.

Le contexte, c’est une Égypte qui subit une crise économique très forte.

Oui, c’était déjà dur, et en novembre, pour obtenir un prêt du FMI, l’Égypte a accepté de libérer le taux de change de la monnaie égyptienne, explique le Daily News Egypt et parmi les conséquences, les prix des denrées alimentaires ont explosées et les subventions ont baissé. Donc imaginez : qu’on touche désormais au prix du pain, c’était la ligne rouge à ne pas franchir. Et d’ailleurs le gouvernement a immédiatement réagi : conférence de presse et excuses du ministre du Commerce mardi soir. Les quotas de pains dans les boulangeries subventionnées sont pour l’instant relevés et le site Ahram Online explique que 100.000 cartes électroniques d’approvisionnement doivent être distribuées au plus vite. On dirait comme un petit vent de panique. Personne n’a oublié en Égypte qu’en 2011, la révolution a commencé au bruit du slogan "Pain, liberté, justice sociale".


Eva Roque pour le programme télé

Alexandra Lamy, chouchou des Français à 21 heures sur C8

Alexandra Lamy est dans un fauteuil. Sur un écran, elle découvre les témoignages de ses parents, de sa meilleure amie, des copains et des copines comédiennes.
Un documentaire rythmé par les anecdotes, les films de famille et les rires d’Alexandra. Alexandra alias chouchou dans la série Un gars, une fille

Dès le premier casting dont on découvre les images, l’entente entre Alexandra et Jean Dujardin est évidente. La suite, c’est elle qui le raconte.

Elle est généreuse, raconte avec délectation tous ses rôles au théâtre et au cinéma, sa passion pour son métier. Son entourage la décrit comme une personne bienveillante et fêtarde. Elle confirme !

On prend beaucoup de plaisir à passer une heure et demi avec elle.

La semaine dernière Alexandra Lamy est venue à Europe 1 pour faire De quoi j’ai l’air, l’émission de Nikos Aliagas. C’est une fille solaire, qui en quelques phrases vous donne juste envie d’aller boire un verre avec elle, et pas un thé vert.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Grosse frayeur sur la promenade des anglais hier. Quatre bus ont été visés par des tirs, titre Nice Matin. Certes, c'était des billes de peinture mais le geste de ces deux individus à scooter a ravivé les peurs post-attentat. Un suspect est en garde à vue..
Une énigme dans l'Est Eclair. L'énigme François Asselineau, candidat aux 480 parrainages. Dans l'Aube, ce sont une trentaine d'élus (soit plus que les autres candidats) qui l'ont soutenu alors qu'il n'a aucune attache locale. Beaucoup expliquent avoir voulu donner la parole à un petit candidat.
Dans la Provence, des falaises sous surveillance de Marseille à Carry-le-Rouet. Des falaises qui reculent, parfois jusqu'à un centimètre par an. La faute au vent, à la mer et à l'homme. Une érosion qui mobilise experts et géologues de la région.

L'histoire du jour nous emmène à l'école.

Prenez vos tablettes ! C'est quand même plus rigolo de travailler comme ça comme le disent Samia et Angelina dans Aujourd'hui en France ce matin. Dans leur classe de CM2, à l'école Eugène Hairy à Laval, ces élèves utilisent la réalité virtuelle pour apprendre. En ce moment, ils testent par exemple, une application destinée à l'éducation à la route, un parcours à vélo pour apprendre notamment les panneaux de signalisation. Ces cours virtuels sont développés par une entreprise installée à Laval qui planche maintenant sur d'autres leçons comme la vie dans les tranchées, les volcans ou l'apprentissage de la musique. Des outils qui permettent d'améliorer l'attention et qui suscitent aussi l'échange, même s'il faut rester attentif comme le confie cet instituteur : chez eux les enfants passent déjà beaucoup de temps devant les écrans, là, il faut les rendre actifs".