Il n'est pas normal d'interdire le redoublement !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Y a le prof à la Une, ce matin et quand on voit la tête qu'il fait, on se dit qu'il va y avoir un contrôle surprise.

Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l'Éducation, fait la Une de Libération qui titre "Dans la tête du ministre".

Et celle d'Aujourd’hui en France, à qui il accorde une interview.

Dont le quotidien retient cette phrase, en Une : "Il n'est pas normal d'interdire le redoublement".
Jean-Michel Blanquer qui souhaite aussi organiser des stages de remise à niveau, "dès le mois d'aout" pour les élèves de CM2 qui entrent en 6e.
Le ministre qui veut aussi "des chorales" dans toutes les écoles et les collèges".

Libération critique déjà la copie du prof et sa volonté "d'autonomiser les établissements scolaires".
Il est, s'inquiète le quotidien, "un fidèle du libéral institut Montaigne, think Tank proche du CAC40".

Autre changement promis pendant le quinquennat : la retraite par points.

C'est "L’autre réforme explosive" titre L'Opinion.

KAK qui nous fait sourire avec son dessin. Il a croqué Cambadélis, Hollande, Montebourg et Manuel Valls". Et l'ex Premier ministre de dire : "Je confirme que Macron ne repoussera pas l'âge de la retraite. Il aurait même tendance à l'avancer".

À part ça, ça parle "terrorisme" et "peur" en une de CNewsMatin et de 20 Minutes.

Élections britanniques en Une du Figaro, de La Croix : "La Grande Bretagne dans l'incertitude".

Variante "politico-climatique" en page intérieure de Libération : "Jour de vote dans le brouillard".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Avec la presse étrangère, on revient sur ce double attentat qui a frappé l’Iran hier, quasi simultanément dans deux lieux symboliques de Téhéran : au Parlement et au mausolée de l’Ayatollah Khomeini.

Un double attentat qui cristallise les oppositions qu’on trouve dans cette région et on le perçoit bien dans un grand article, signé depuis Téhéran par le correspondant du New-York Times en Iran, Thomas Erdbrink. Il cite régulièrement ses confrères de l’agence Fars News ou du Tehran Times, pour raconter ces attaques qui ont fait 12 morts et 42 blessés en plus des six assaillants tués. Celle du Parlement a duré quatre heures, perpétrée par des hommes armés de fusils d’assaut et de vestes d’explosifs. Dedans, ils s’en sont pris à des gardes mais aussi à des employés du nettoyage ou au personnel administratif. Les services de sécurité les ont empêchés d’entrer dans le hall principal. Un photographe témoigne du choc que ça a représenté. C’est la première fois que Téhéran est attaqué depuis plus de 10 ans mais, dit-il, ça a eu très vite pour effet d’unir les Iraniens, comme dans un combat.

Ces attentats ont été revendiqués par l’État Islamique pourtant Téhéran accuse l’Arabie Saoudite d’en être responsable.

Oui, un analyste iranien cité dans l’article explique que dans l’esprit de beaucoup en Iran, l’État Islamique, groupe djihadiste sunnite, est inextricablement lié à Riyad, monarchie sunnite. Sur les plans idéologique, financier, logistique, affirme-t-il, Daesh est sponsorisé par l’Arabie Saoudite. On rappelle aussi ce sommet, il y a tout juste deux semaines, entre Donald Trump, les Saoudiens et leurs alliés. Un sommet qui visait à isoler l’Iran, c’était "surtout une combine pour que les Américains puissent vendre leurs armes" dans le Golfe, dit-on à Téhéran.

Ces attaques interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu.

Effectivement ! Le correspondant du New-York Times à Téhéran nous rappelle qu’on a là deux nations, leaders des deux camps opposés au Moyen-Orient, entre l’islam chiite et l’islam sunnite. L’Iran est impliqué militairement en Irak et en Syrie (contre les djihadistes), il contrôle et finance des milices dans ces pays et au Liban. Il soutient les Houtis chiites au Yémen, contre l’Arabie Saoudite. Donc Riyad et Téhéran s’accusent mutuellement de soutenir le terrorisme global. Et en Iran, on n’oublie pas qu’hier matin, quelques heures à peine avant les deux attentats, le ministre saoudien des Affaires étrangères avait déclaré que "l’Iran devait être puni pour ses interférences dans la région". Ces deux-là disent avoir le même ennemi, l’État islamique, mais ils ne sont pas prêts de travailler ensemble contre lui.


Eva Roque pour le programme télé

Envoyé spécial à 20h55 sur France 2.

Et un sujet judicieusement intitulé Thomas Pesquet, envoyé spatial. Le spationaute a accepté de tenir un journal de bord pendant les six mois de sa mission.
Vous allez donc le découvrir dans ses différentes tâches et activités comme les séances de sport.

Les images sont bluffantes.
Visite en détail de la station, notamment de la coupole, une sorte de pièce en alvéoles ouverte sur la terre. Un spectacle unique, tout comme la séquence tournée lors de la sortie spatiale de Thomas Pesquet.
Aucun film américain ne pourra rivaliser avec ce moment.
Et puis quand tout le monde dort, lui se laisse flotter dans l’ISS.

Vous allez ainsi vivre un voyage par procuration.
Un reportage qui permet surtout de mesurer plus concrètement l’exploit que représente cette mission.
Quant à Thomas Pesquet qui répète à plusieurs reprises, espérer faire naître des vocations auprès des jeunes, on ne prend pas trop de risque à dire qu’il a aussi réussi cette mission.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

"Le Var déjà en alerte", c'est la Une de Var Matin alors que le premier feu de la saison a déjà ravagé huit hectares de forêt hier à Ramatuelle. Un premier feu accidentel qui suscite l'inquiétude dans la région.
Direction l'Ouest et le Sud-Ouest de la France avec cette petite révolution.
"Paris Bordeaux en deux heures, c'est fait!" à la Une de Sud-Ouest. la mise en service commerciale est prévue pour le 2 juillet. Ce qui veut dire que la Bretagne également, se rapproche de Paris. "Enfin, Paris est à 1h26 de Rennes en TGV" se réjouit Ouest-France. La journée a même été qualifiée d'historique par la directrice régionale de la SNCF.
Et puis son visage sombre fait la Une de la République des Pyrénées et cette question : "Jean Lassalle peut-il être battu ?", le candidat malheureux à la présidentielle pourrait l'être également aux législatives. Le 23 avril, sa circonscription avait donné sa préférence à Macron et Mélenchon. Là, ce sont 13 candidats qui se présentent face au candidat sortant.

Voilà qui nous emmène à un autre candidat en Corrèze pour l'histoire du jour.

C'est à lire dans les pages région d'Aujourd'hui en France. À la suite d'une tétraplégie brutale, Jean-Marc Comas décide de s'engager à sa manière et il a l'idée de se lancer dans le rap. Le meilleur moyen, selon lui, de s'adresser aux jeunes et de diffuser ses idées car, dit-il, en général, on s'intéresse peu aux candidats sans étiquette.
Son tube s'appelle Rap so die et il tacle notamment ceux qu'il appelle les racailles en costume-cravate: "marre de ces politicards qui changent de costard comme on prend bla bla car".
Allez, obligé je vous ai ramené un petit extrait!
Il va faire un carton c'est sûr ! En tous cas, le clip a déjà été vu plus de 150.000 fois sur les réseaux sociaux.