François Fillon, la contre-attaque

  • A
  • A
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
Partagez sur :

Sébastien Krebs, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, dans la presse nationale, c'est bien simple, c'est le "Fillon day !".

Il est en Une de La Croix : "François Fillon, la contre-attaque".

"Il ne lâche rien" en Une de 20 Minutes.

"Je suis debout" ! Fillon repart en campagne, titre Le Figaro.
"Sous les assauts de la bourrasque, en équilibre au-dessus du vide, le montagnard Fillon n'a pas dévissé" écrit Aléxis Brezet, (éditorialiste à la plume un peu lyrique ce matin).

"Fillon contre-attaque" enchaine Direct Matin.

"Fillon fait son mea culpa pour se relancer" titre L'Opinion.
Dans son éditorial, titré "Il était temps", Nicolas Beytout juge "qu'il a trouvé le ton juste". Il précise toutefois que "ce sont les prochains sondages, qui seront, une fois de plus, déterminants".

"Le plan B, c'est moi" poursuit Aujourd’hui en France, citant le candidat.
Sur son dessin, Ranson s'amuse à lui faire dire : "J'ai présenté mes excuses aux français et je n'ai même pas demander à Pénélope de les rédiger".

"Fillon l'acharné" : c'est, cette fois, la Une de Libération.
"Dans une opération de communication très contrôlée, le candidat Les Républicains à la présidentielle a tenté de clore le chapitre de l'affaire des emplois supposés fictifs de sa femme et balayé toute idée d'abandonner".
Les mots de Laurent Joffrin sont durs : "le plaidoyer de François Fillon souffre d'un défaut majeur : il n'apporte pas de faits nouveaux : le candidat affirme toujours que son épouse travaillait auprès de lui. Son épouse a bien dit exactement le contraire : "Je n'ai jamais été l'assistante de mon mari, ni quoi que ce soit d'autre". Cette contradiction éclatante demeure, quel que soit le brouillard de mots dont on veut l'entourer".

Sévère aussi, L'Humanité : "Fillon s'excuse pour continuer comme avant".

Les Échos, eux regardent tout ça d'un peu plus haut : "Présidentielle, les marchés commencent à s'inquiéter".
L'écart entre les taux français et allemand, au plus haut depuis quatre ans.


Sébastien Krebs pour la presse internationale

Dans la presse chinoise, la ville de Pékin se convertie, à marche forcée, à l’écologie. Touchée en permanence par le "smog", ce brouillard de pollution qui asphyxie la ville, la capitale annonce un plan anti-pollution drastique.

C’est le maire de Pékin lui-même, qui lors d’une conférence de presse a annoncé des mesures qu’il veut "exceptionnelles" face à ce brouillard irrespirable, qui empoisonne la capitale chinoise. L’objectif affiché, c’est de réduire la consommation de charbon de la ville de 30% cette année.
L’agence officielle Chine Nouvelle relaye les propos de monsieur le maire, Cai Qi. Il veut même atteindre le "zéro charbon" dans six grands quartiers, ainsi que dans la plaine du Sud de la ville.
Ça veut dire ne pas consommer plus de sept millions de tonnes de charbon. Pékin à elle seule, en brulait encore 22 millions, trois fois plus, en 2013.
Enfin, le maire s’attaque aux pots d’échappements et veut retirer de la circulation 300.000 voitures trop polluantes pour les remplacer par des véhicules propres.

Ça veut dire qu’il y a enfin une prise de conscience, même en Chine premier émetteur de CO2 de la planète ?

En tout cas, la Chine a ratifié l’accord de Paris sur le climat. Pékin a déjà fermé plusieurs centrales à charbon. Et c’est vrai que ce nouveau plan s’ajoute à toute une série de mesures anti-pollution prises ces derniers mois avec de nouvelles réglementations pour l’industrie, une nouvelle loi qui bientôt taxera les pollueurs.
Et encore très récemment, il y a quinze jours, cette annonce spectaculaire : une centaine de projets de construction de nouvelles centrales thermiques ont été annulés subitement par le gouvernement chinois, alors que certains chantiers avaient déjà commencé.

Ça veut dire qu’on va voir pousser des éoliennes ?

Et oui et désormais le financement de ces investissements environnementaux est intégrée dans la fameuse planification à la chinoise et c’est colossal : 361 milliards de dollars prévus d’ici à 2020, par l’agence chinoise de l’énergie, pour développer les énergies solaire, éolienne, hydraulique et nucléaire. Et porter leur part à la moitié de la production énergétique.
Et il y a urgence ! La semaine dernière encore, le Global Times, journal anglophone chinois relayait les relevés du ministère chinois de l’Environnement. Plus de la moitié des villes, à travers le pays, étaient en alerte pollution dont Pékin et ses presque 12 millions d’habitants, en pleine célébration du nouvel an chinois.


Eva Roque pour le programme télé

Plein feux à 20h55 sur France 2 en direct

Après la diffusion en direct de Elles s’aiment depuis 20 ans avec Michèle Laroque et Muriel Robin il y a un mois, France 2 réitère avec cette pièce de boulevard portée par Line Renaud.
L’histoire d’Alice Margaux, monstre sacrée du théâtre dont la vie va être bouleversée par une rencontre avec une admiratrice incarnée par Fanny Cottençon.

Une pièce rythmée et enjouée que Line Renaud avait déjà jouée en 1991 et qu’elle souhaitait reprendre.

Est-ce vraiment un enjeu pour France 2 du théâtre en direct ? Ce n’est pas trop daté Au théâtre ce soir ?

C’est un enjeu de taille pour le service public ! Votre référence permet d’ailleurs de rappeler que cette émission née dans les années 60 a permis de démocratiser le théâtre. À l’époque, les pièces étaient enregistrées.
Aujourd’hui, prime au direct ! Et c’est tant mieux. D’abord, on n’est jamais à l’abri des aléas du direct. Et avouons qu’un fou rire ou une panne technique, c’est toujours croustillant.

Mais surtout, le direct demeure notre seul lien avec la télé linéaire. Alors que nous avons tous tendance à individualiser notre façon de consommer la télé. On est seul devant nos tablettes ou nos Smartphones à fabriquer notre propre chaîne. Le direct, c’est un rendez-vous. À telle heure, tel jour. La garantie de partager avec le plus grand nombre un événement. Comme pour le sport. Est-ce que ce modèle va perdurer ? Seules les audiences le diront. Il y a donc bien un enjeu.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Dans le Progrès, le rapport de l'Inspection Générale des Affaires Sociales sur la mort de 13 résidents d'un EHPAD de Lyon en décembre dernier. L'Igas pointe principalement un faible taux de vaccination, 40% et un mauvais suivi de l'épidémie de grippe.

Désormais, la ville de Lille ne restera plus sans rien faire face à la pollution. La Voix du Nord assure que la métropole va adopter la vignette Crit'Air comme Paris, Lyon et Grenoble.

Un joli cadeau pour un 40ème anniversaire. Un investissement de 30 millions d'euros pour Le Puy du Fou avec notamment, précise Sud Ouest, une citadelle fortifiée en guise d'hôtel. 

L'histoire du jour est celle d'une blague pas drôle !

Qui, pendant plus de deux ans, a fait littéralement perdre ses nerfs à une sexagénaire de Guingamp. Tout a commencé le 2 avril 2014 par un coup de fil. Un homme qui lui propose une rencontre suite à l'annonce. Elle croit à une erreur et raccroche. Sauf que le harcèlement va continuer avec 300 SMS et appels rien qu'entre avril et juin 2014. L'ancienne aide à domicile finit par découvrir que ses coordonnées ont été publiées dans un journal d'annonces locales avec ces termes : "femme cherche homme entre 60 et 65 ans, pour balades, sorties. Aime l'amour et les caresses, amitié, honnête, fidèle". Dans le Télégramme, la sexagénaire s'indigne : "Je suis veuve, je n'ai pas besoin d'un homme". Apparemment, il aurait fallu le dire à ses copines. Ce sont trois d'entre elles (des septuagénaires) qui ont fait paraitre l'annonce. Ça aurait pu être drôle si le harcèlement ne s'était pas prolongé jusqu'en septembre 2016, avec entre temps, une dépression et une hospitalisation pour la victime. Elle a fini par porter plainte et le tribunal de Guingamp se prononcera le 16 mars prochain.