Europe, la nouvelle donne

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Il est beaucoup question d'Europe parce qu'Emmanuel Macron est allé défendre sa vision européenne hier à Bruxelles.

Europe, la nouvelle donne, titre La Croix qui, dans son édito, remarque qu'un discret compte à rebours s'est déclenché : celui de la refondation de l'Europe. Souvenons-nous des tous premiers échanges entre lui et Angela Merkel. Il y a à la fois, écrit Jean Christophe Ploquin, une culture politique à préserver, un modèle économoqie à renforcer et un territoire à sécuriser.

Et cette Europe, la grande Bretagne va donc la quitter.

Deuxième Manche titre Libération.
Deuxième manche de négociations pour quitter l'Union Européenne avec une Theresa May discréditée. "la fichtrement difficile bonne femme" cité entre guillemets n'est plus la même écrit la correspondante de Libé à Londres. Fragilisée, rien ne permet de dire si elle dirigera son payus jusqu'en mars 2019 date officielle de la sortie du Royaume Uni.

Tout à fait autre chose, Aujourd'hui en France a passé en revue sept régimes alimentaires.

À l'heure où beaucoup d'entre nous ne voulons pas ressembler à une baudruche cet été, voici donc sept solutions connues avec Weight watchers, Comme j'aime ou encore Dukan, notés de 0 à 10.
Bonnet d'âne pour le vegane avec 0,5 sur 10. Dangereux selon les nutritionnistes interrogés car les protéines végétales ne sont pas suffisantes. Déconseillé aux enfants et aux ados notamment sans parler des femme enceintes et des personnes âgées.
Dukan pas mieux avec 1,5 sur 10. Les grands gagnants étant l'acide base. Supprimer tous les aliments trop acides, le fromage et la viande rouge notamment pour privilégier le Dietary Approaches to Stop Hypertension avec des fruits, des légumes et des graines. Mais avait-on vraiment besoin qu'on nous écrive noir sur blanc que ces aliments sains sont des bienfaits.

Dans l'Équipe enfin Kylian Mbappé, la conversation secrète.

C’est le principal sujet de stress pour le monégasque. Avec toutes les Stars au réal, avait-il vraiment la chance de jouer, tout simplement ? Apparemment les instances madrilènes auraient utilisé un argument massue : faire de Mbappé le meilleur joueur du monde et se séparer de l'une des trois stars du club. Ronaldo? Impossible, Benzéma pas sûr. En revanche Gareth Bale, à voir.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Avec la presse internationale, on revient sur cette nomination intervenue mercredi : le roi d’Arabie Saoudite a désigné son fils, Mohammed Ben Salmane, comme nouveau "prince héritier" du Royaume.

C’est l’histoire de l’ascension fulgurante d’un jeune prince de 31 ans, en route vers les pleins pouvoirs. "Le Roi a donc évincé son neveu pour placer son fils en première ligne vers le trône", résume le quotidien britannique le Guardian. En interne, le prince Mohammed ben Salmane apparait comme un réformateur, en charge de la nouvelle stratégie économique pour se libérer de la dépendance au pétrole. Mais au dehors, il est surtout l’homme de l’offensive diplomatique et militaire dans la région. Depuis 2015, celui qu’on appelle par ses initiales, MBS, était déjà ministre de la Défense. La guerre au Yémen, c’est lui. L’isolement du Qatar ces dernières semaines, c’est lui encore. Avec toujours en toile de fond le même objectif : affaiblir l’ennemi chiite, l’Iran. D’ailleurs l’agence de presse iranienne Fars News a qualifié cette promotion de Ben Salmane de "séisme politique". Il faut dire que le mois dernier, le Prince avait dit que "la bataille devra être menée en Iran".

Il est plutôt sur la même ligne que Donald Trump sur ce terrain-là ?

C’est ce que souligne aussi le New-York Times : "Le candidat préféré de Trump gagne en Arabie Saoudite". Le quotidien américain écrit que le prince héritier est un allié crucial et qu’il est d’ailleurs aussi le favori du gendre du président américain, Jared Kushner, qui l’a reçu à diner en mars à Washington, avec son épouse Ivanka Trump. L’administration Trump présente volontiers Mohammed Ben Salmane comme un réformateur, qui est en train de moderniser l’économie et la société saoudiennes.

Ça n’est pas un avis partagé par tout le monde ?

Non, certains observateurs sont beaucoup plus circonspects et se demandent si le prince héritier a la carrure. Le site d’information indépendant Middle East Eye, par exemple, publie un article titré "Prince saoudien du chaos". Son rédacteur en chef évoque rien moins qu’un coup d’État au sein même du Royaume. "Tous les leviers du pouvoir, écrit-il, sont maintenant entre les mains d’un homme jeune, inexpérimenté et qui aime prendre des risques". Il dénonce les "idées impulsives" de Ben Salmane, sans réalisation concrète, des "dossiers qui se retrouvent dans la déchiqueteuse de bureau". Dans un autre article du site, une professeure spécialiste du Royaume saoudien décrit un prince "erratique" qui, sous des apparences de souverain moderne, ne laissera aucun voix dissidente s’exprimer. Un homme "qui pense que l’argent résout tout", et "qui est plus susceptible d’allumer de nouveaux foyers régionaux plutôt qu’éteindre ceux qui existent déjà".


Eva Roque pour le programme télé

Les Belges, ça ose tout à 20h55 sur France 3.

Après s’être moqués des Belges pendant 30 ans, aujourd’hui nous les admirons et les plébiscitons. Cette bascule, on la doit sans aucun doute à un homme : Benoît Poelvoorde.
Parmi les petites pépites de ce documentaire réalisé par un Belge d’ailleurs, il y a une interview de Jacqueline, la maman du comédien.

Virginie Hocq, Virginie Efira, Cécile de France, Geluck, Jean-Claude Vandame, Alex Vizorek, Axel Red, Yolande Moreau et François Damiens, tous participent à cette belgitude qui désormais nous charme.
On loue leur sens de l’humour et leur autodérision.
Ils nous feraient presque regretter de ne pas avoir une famille royale à la tête de l’État. Presque, parce que vous le verrez, le volet royauté de ce documentaire est croustillant avec notamment le prince Laurent.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Tout d'abord cette interview de Gerard Collomb dans Nord Littoral. Il n'y aura pas d'installation de centre d'urgence à Calais comme ce fut le cas à Sangatte. Pour le ministre de l'Intérieur, si un centre est créé, il sera rapidement débordé et nous ne pourrons pas, dit-il, faire face à cette situation. Le ministre de l'Intérieur qui veut, par ailleurs, passer des accords avec les pays africains pour faire cesser le flux de migrants à Calais.
Une manifestation de syndicats et retraités à la Une de Monaco matin, l'image est assez rare pour être soulignée. Ils se sont rassemblés hier en principauté pour dénoncer la perte du pouvoir d'achat et les dégradations des conditions de travail.
Attention à l'ennemi de l'intérieur, il est à la Une de la Provence, le moustique tigre. L'insecte est arrivé dans la région en 2008 et peut transmettre des maladies comme la dengue ou le chikungunya. Pour information, 80%des lieux favorables à sa prolifération se situent chez les particuliers.

L'histoire du jour c'est la victoire de la jupe dans Presse Océan.

On en parlait hier tant l'histoire a fait le buzz et suscité l'intérêt des médias internationaux.
Des conducteurs du tramway nantais étaient venus travailler en jupe car, même en ces temps de forte chaleur, la direction leur interdisait de mettre des bermudas.
L'opération a porté ses fruits car ils en ont désormais le droit, le communiqué est tombé hier.
Mais attention, dit la direction, les bermudas doivent être conformes aux couleurs de la dotation, à savoir noir ou beige, et dans le respect des règles de sécurité.
Une solution toutefois temporaire, précise la direction, il faut désormais attendre la commission habillement qui se réunira le 30 juin et qui définira une tenue adaptée pour la dotation 2018.
En attendant, les conducteurs se réjouissent d'avoir gagné leur valeureux combat contre la discrimination vis à vis de leurs collègues féminines.