Emploi fictif : pour Fillon, on parle d'un million d'euros

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale

Le Canard Enchainé a donc revu à la hausse les comptes de la famille Fillon. Entre l'épouse, Penelope, et les deux enfants, les rémunérations présumées illégales flirtent désormais avec le million. D'où ce  titre : "Qui veut gagner 1 million à l'Euro Fillon ?" Le Canard qui a mis à la Une un (faux) appel à témoins concernant Penelope Fillon. Signalement : 1m65, yeux clairs, chevelure poivre et sel, lunettes possibles. Attitude à adopter : "Quiconque ayant vu ou aperçu la personne recherchée, au domicile de son époux, à la mairie de Sablé-sur-Sarthe, ou à l'Assemblée nationale en train d'exercer discrètement les fonctions d'attachée parlementaire, est invité à se présenter sans délai au siège des Républicains.

Le sujet "truste" pas mal de unes ce matin : "La facture s'alourdit" titre Aujourd’hui en France. "Fillon plombé" en une de Libération. "L'étau se resserre" constate L'Humanité. "Peut-il tenir ?" s'interroge L'Opinion. Analyse différente dans Le Figaro : "A nouveau mis en cause, Fillon fait face à la calomnie."

Nausée encore : L'Obs (sur son site) s'intéresse lui "au million d'euro que doit le FN au parlement européen". Là encore, ce sont des soupçons d'emplois fictifs. Ça concerne Marine Le Pen mais aussi 5 autres eurodéputés (dont Bruno Gollnisch et Jean-Marie Le Pen). L'Obs, qui a eu accès à l'interrogatoire de la collaboratrice de la présidente frontiste. Elle s'appelle Catherine Griset. En 2010 elle a signé un contrat d'assistante "accréditée" stipulant qu'elle doit travailler et vivre à Bruxelles. Problèùe : "Les enquêteurs n'ont trouvé ni bail, ni contrat d'eau, ni d'électricité à son nom en Belgique.” "J'ai été logée par des amis qui avaient une grande maison", répond-elle. La liste des entrée et sorties au parlement laisse aussi songeur : "3 heures seulement entre le 1er octobre et le 31 décembre 2014". Sur ce sujet aussi, Catherine Griset a une explication : "Je rentrais par le parking, dans la même voiture que Mme Le Pen" (sauf que les assistants sont censés utiliser un portique spécifique). Evidemment chez Marine Le Pen, on nie. Bref, les affaires se suivent et se ressemblent ce matin…

Sinon, il y a Christiane Taubira dans les Inrocks. "Atterrée par l'effet de Macron”, "ce pur produit du système" sur de jeunes esprits." “Quand on a plus de 30 d'engagement, qu'on a pris au sérieux la politique, qu'on a accepté de prendre des coups, qu'on a vu des gens souffrir, on connait la différence entre les politiques de gauche et de droite". Allez, on ferme le ring pour ce matin.


Eva Roque pour le programme télé

Box 27 à 20h55 sur France 2

C’est l’histoire de Vincent et de Tom, son fils de 10 ans. Un papa poule hyper affectueux. A l’heure du coucher, c’est toujours le même rituel. Une prudence pour ne pas éveiller les soupçons car tous les deux vivent dans le box numéro 27 au sous-sol d’un immeuble depuis que Vincent a perdu son logement après des galères de boulot. Les services sociaux sont pourtant alertés. Vincent a la chance de rencontrer une assistante sociale compréhensive. Oui, l’amour peut être plus fort que le confort matériel et il faut éviter à tout prix de séparer Tom de son père. L’administration en décide autrement. Tom est placé dans un foyer et Vincent est dans la rue. Il tente de tenir. Ne pas céder à l’alcool notamment.

A quel moment l’Etat doit intervenir ? Comment gérer au mieux les enfants quand une famille sombre dans la précarité ? Répondre à ces questions à travers une fiction était un pari osé. C’est réussi. On n’échappe pas aux bons sentiments mais avec une juste émotion. Sans doute parce que les comédiens, Eric Elmosnino dans le rôle du papa et Zabou Breitman qui interprète l’assistante sociale sont formidables. Et mention spéciale à Marius Blivet, le petit Tom. Vous serez émus, c’est certain. Et sans doute intéressés par le débat qui suit cette fiction.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Eh bien, moi, j'ai trouvé un endroit où nos politiques font l'unanimité ! De Donald Trump à François Hollande, en passant par François Fillon ou Emmanuel Macron... C'est à Nice où ces fortes têtes vont défiler. Juste leur tête d'ailleurs, comme le souligne Nice matin, puisque ce sont des effigies caricaturées qui ont été créées pour le Carnaval de Nice du 11 au 25 février.

Le Télégramme, la clope au bec ce matin. Parce que 10 ans -tout juste- après l'interdiction de fumer dans les lieux publics et autres restaurants, eh bien, les cafetiers bretons sont encore nombreux à accepter les fumeurs !

Dans Sud Ouest, des sourires et des bras levés à la Une avec l'exploit de Bergerac hier soir en Coupe de France. Le club de CFA s'est qualifié pour les 8èmes de finale en battant Lens, club de Ligue 2, 2-0.

L'histoire du jour a comme une odeur de prune...

Et même une odeur de vieille prune qui a bien eu le temps de macérer. C'est le Dauphiné Libéré qui raconte ce matin cette épidémie de PV périmés en Savoie. Avec souvent, à quelques détails près, le même scénario. Un courrier officiel, une amende majorée de 76 euros 22 à payer pour des faits datant de 1996 à 2000 selon les cas. Et le Dauphiné a fait le calcul, 76 euros 22, ça correspond au montant de la contravention de stationnement non réglé d'alors : c'était 500 francs. Il y'a donc une habitante de Chambéry qui a été prélevée directement sur son compte. Il y'a une habitante d'Aix-les-Bains qui a reçu 2 amendes et à qui la trésorerie a expliqué que si elle ne payait pas, elle risquait une saisie bancaire. "On me parle de stationnement gênant dit-elle, mais moi c'est cette pratique administrative qui me gêne. Je n'ai reçu aucune relance en 20 ans, je ne comprends pas." D'ailleurs, Le Dauphiné explique qu'il y a prescription au bout de 3 ans pour les PV. L'une des victimes a déjà rendez-vous avec le représentant du défenseur des droits dans la région la semaine prochaine.