Emploi fictif : le soupçon

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Vous verrez beaucoup François Fillon en Une des journaux ce matin.

Ainsi Aujourd’hui en France titre : "Emploi fictif : le soupçon".

En pages intérieure, le dessinateur Ranson fait dire au candidat à la présidentielle : "Ma femme ne fait pas de politique, elle s'occupe des casseroles".

C'est "La déflagration", en une de L'Opinion.

Dans Libération, tout en BD ce matin, pour cause de Festival d'Angoulême, ça donne "Penelope Fillon, un boulet dans la campagne" :

"Le candidat de la droite qui avait fait de son image d'homme irréprochable une stratégie risque de faire les frais de cette affaire".
"On n'imagine pas le général de Gaulle mis en examen", disait François Fillon (dans une phrase envoyée, à l'époque, à Nicolas Sarkozy). "On n'imagine pas non plus Yvonne de Gaulle accusée d'emploi fictif" écrit Libé.

Sur son site internet, l'Obs élargit le débat à d'autres.

"Fillon, Copé, Bartolone : le parlement en famille, une exception française".
Au total, un député sur cinq emploie d'une façon ou d'une autre un membre de sa famille proche, conjoint, fils ou fille.
Et la plupart ne s'en cachent pas, la pratique étant légale. "À condition que l'emploi ne soit pas fictif".

Selon une enquête de Médiapart, en 2014, 58 épouses, 28 fils et 32 filles de députés étaient rémunérés par l'Assemblée.

On apprend aussi que cette pratique est très courante chez nos voisins anglais. Les allemands sont les plus intraitables sur la question. Au parlement européen, l'emploi de proches est interdit depuis 2009 mais la règle est parfois détournée. Ainsi, Marine Le Pen y a employé plusieurs années son compagnon, Louis Aliot en l'absence de lien marital officiel.

Le Figaro préfère mettre en avant un autre sujet : "Transports publics : forte hausse de la délinquance en Une.

"Chaque jour, 330 voyageurs sont détroussés en France dans les transports en commun. Et les vols avec violences ont augmenté de 7% en 2016".

20 Minutes résume le débat d'hier soir entre Benoît Hamon et Manuel Valls en deux mots : "Mésentente cordiale".

Direct Matin s'inquiète de la pollution : "Qualité de l'air : l'urgence".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse russe, cette loi votée hier en 2e lecture à la Douma, le parlement russe, qui dépénalise les violences domestiques ?

On l’appelle en Russie "la loi sur les gifles". En fait, c’est bien plus large que cela puisqu’il s’agit de requalifier en infraction civile, et plus pénale, les coups portés au sein de la cellule familiale.

Hier, après le vote à une immense majorité avec 385 voix pour, deux contre, le site RBK, qui est un site d’information indépendant, s’interrogeait sur les conséquences de cette dépénalisation, avec un article titré "Les claques de Mizulina".  Elena Mizulina c’est une sénatrice conservatrice, qui est l’instigatrice principale de cette loi. RBK explique que désormais, l’auteur de violences au sein d’une famille, ne risquera plus jusqu’à deux ans de prison comme c’était le cas, mais une amende de 30.000 roubles, soit 470 euros. "Crime sans châtiment", résume le site RBK.

Ça veut dire qu’il n’y a plus aucun risque pénal pour un père ou un mari violent, par exemple, en Russie ?

Si, en cas de récidive ou si les passages à tabac ont entrainé des blessures graves. Mais par exemple des députés communistes proposaient de ne pas dépénaliser en cas de coups portés sur un enfant ou une femme enceinte, ces amendements ont été rejetés.

Comment les députés peuvent-ils le justifier ? Quels sont leurs arguments ?

La fameuse sénatrice, Elena Mizulina, explique qu’il s’agit de défendre les "valeurs traditionnelles". Cette dame et tous les députés qui ont voté pense qu’il faut "protéger la famille contre l’invasion injustifiée de l’État", explique le site RBK. La "famille traditionnelle" au sein de laquelle "l’autorité naturelle" s’exprime. Elena Mizulina trouve que la loi, trop sévère, créait une situation "d'injustice dans l'évaluation du danger social", en gros c’était trop facile de porter plainte. Il y a une autre députée du parti de Poutine, Russie Unie, qui a par exemple expliqué dans une interview "qu’on guérit d’un bleu". Donc l’idée, c’est bien de banaliser le fait de lever la main sur un membre de sa famille.

Et ça n’a pas provoqué une levée de boucliers ?

Si, de la part d’associations des droits de l’homme, qui estiment que cela donne aux agresseurs un permis de taper dans un pays où la situation n’est pas brillante : 650.000 femmes battues chaque année, selon les statistiques et en 2015 par exemple, plus de 4.000 personnes tuées par un membre de leur famille.

C’est le débat de la fessée chez nous, mais puissance 10 !

Pour plus de détails, cliquez ici


Eva Roque pour le programme télé

Jérôme Commandeur se fait discret à 21 heures sur C8.

C’est l’histoire d’un garçon qui débute dans Graines de stars sur M6 avant de faire une apparition dans Bienvenus chez les Ch’tis. Dany Boon le repère et décide de produire son spectacle. Et voilà comment débarque sur scène donc ce jeune homme, Jérôme Commandeur.
Sa marque de fabrique ? Des personnages croustillants à l’image de Gisèle Lapin, 52 ans, qui travaille au Conseil Général.
Dans sa galerie, il y a aussi Jean-Séb, le copain qui sait tout sur tout et qui parle en chantant.

Une heure trente de spectacle rythmé, drôle évidemment, dans lequel Jérôme Commandeur prouve surtout ses talents de comédiens. Sans décor, ni accessoire (à peine une paire de lunettes) il se métamorphose et décrypte notre société à travers ces personnages caricaturaux.

Alors, certes, on va le revoir sur scène pour animer les César. Mais franchement, s’il nous entend, on a un message : "Jérôme, vous remontez quand sur les planches ?".


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

La parcours de santé de François Hollande, c'est la Une de Centre Presse. À peine rentré d'Amérique Latine, le président de la République se rend à Poitiers pour visiter le CHU. Il va consacrer sa journée aux questions de santé. Alors que la France est encore en pleine épidémie de grippe c'est, note le quotidien, la toute première visite de François Hollande dans la Vienne.

Astérix et Obélix s'affichent à la Une de la Charente Libre. Ici c'est BDLand ! Top départ aujourd'hui du festival de BD d'Angoulême. La grande fête des bulles qui veut faire oublier les couacs de l'an dernier... et notamment l'absence de femmes dans la listes des candidats. Le festival doit durer jusqu'à dimanche.

C'est un marin heureux que l'on découvre dans Nice Matin. Jean-Pierre Dick est arrivé à bon port ! Le skippeur niçois, quatrième du Vendée Globe, a rallié les Sables d'Olonnes hier après 80 jours de mer. Et il est arrivé juste devant Yann Elies et Jean Le Cam, trois arrivées en trois heures d'intervalle, ça n'était jamais arrivé !

Relance Thomas : L'histoire du jour c'est celle d'un margoulin

Et c'est à lire dans Ouest France. Un septuagénaire qui décidément commence à bien connaitre les juges du tribunal de Nantes.

Cet homme de 77 ans, a déjà été condamné 28 fois, en tout 50 ans de prison ont été prononcés contre lui. Sa spécialité : c'est le trafic de chèque et de télévisions.

Mais depuis qu'il a été libéré en novembre dernier, il a peu à peu lâché les télés pour se lancer dans le champagne.

Il est allé d'hôtel en hôtel, sans payer, se faisait passer pour membre d'un comité d'entreprise pour avoir des bouteilles de champagne gratuites. Il dormait et mangeait à l'œil jusqu'à ce qu'il se fasse prendre.

Retour à la case prison pour le papy escroc décidément incorrigible. Il s’agit de sa 29e condamnation, cette fois, à un an et demi de prison.