Emmanuel Macron : le face à face avec Poutine

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Le premier sujet qui intrigue vos journaux, ce matin, c'est "Le face à face" entre Poutine et Macron comme le titre CNewsMatin.

20 Minutes affiche lui aussi le président Russe et titre "Paris fait sa cour".

C'est en Une de Libération, "Le test Poutine".

Les Échos évoquant, de leur côté, "Les enjeux d'une rencontre musclée".

Aujourd’hui en France s'intéresse "à la réforme de l'Éducation" et titre "Ce qu'ils ont en tête".

"Ils", à savoir Emmanuel Macron et son ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. À savoir "retour de la semaine de quatre jours, reconstitution des classes bilingues, lancement d'un dispositif d'aide aux devoirs dans les collèges, limitation des CP à 12 élèves dans quelques 2.000 classes de l'éducation prioritaire".
Son but, au nouveau ministre : "Apporter du changement dès septembre, mais sans braquer les enseignants" qui le voient venir avec son étiquette "classé à droite" collée sur le front.

Quelques pages plus loin, il est question d'un autre ministre, Richard Ferrand.

Et ce qu'on appelle désormais son "affaire". Pour faire simple il lui est reproché d'avoir fait louer et restaurer par la mutuelle qu'il dirigeait alors, un immeuble qui appartenait à sa femme. Le journal a retrouvé l'avocat à l'origine de l'opération immobilière. Il s'appelle Alain Castel, c’est un ancien Batonnier de Brest : "La vraie question posée par cette affaire, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. C'était l'intérêt la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait 15 ans plus tard propriétaire d'un bien largement fructifié.
Or c'est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve" dans cette position". Tout le reste, dit-il, c'est de l'enfumage!

Bon, sinon, vous trouverez encore de la politique "en veux-tu, en voilà".

"Législatives : Macron prépare l'après" titre Le Figaro.

Ça continue avec L'Opinion : "Législatives : l'équation Édouard Philippe".

On y apprend que "le Premier ministre prépare l'entre-deux tours et surtout l'après".
Il commence à être temps que cette interminable séquence politique se referme.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Une histoire qui peut paraitre un peu insolite et qui est directement liée au ramadan, qui a démarré ce week-end, samedi, pour des millions de musulmans à travers le monde.

C’est une petite info que vous retrouvez dans la presse arabe, au Maroc par exemple ou sur le site d’Al Jazeera mais également dans la presse israélienne et ailleurs dans le monde. Elle s’est diffusée largement, cette info, parce qu’elle intrigue et pourtant elle est très "locale" : cela concerne les Palestiniens qui sont priés de ne pas divorcer dans le mois qui vient.

Comment ça, c’est interdit ?

En quelques sortes. Plus précisément, les juges palestiniens ont reçu hier pour consigne de ne prononcer aucun divorce pendant le mois de ramadan. Ordre du chef des tribunaux islamiques palestiniens, qui régit notamment tout ce qui est lié aux mariages, divorces ou garde des enfants puisqu’il n’existe pas de mariage civil.
Son argument est très simple, à ce chef des tribunaux islamiques, Mahmoud al-Habache : pendant le ramadan, dit-il : certains, parce qu’ils n’ont pas mangé ou pas fumé (on pourrait rajouter qu’ils n’ont rien bu, même de l’eau), créent des problèmes dans leurs couples, et pourraient prendre des décisions trop rapides et inconsidérées. Donc, il a décidé de cette trêve des divorces, les demandes seront examinées après le mois de jeûne.

Est-ce que le passé a montré qu’il y avait effectivement plus de divorces pendant le ramadan ?

Le chef des tribunaux islamiques n’est pas aussi précis que ça, mais il suggère que "oui", et se base sur l’expérience des années précédentes. D’ailleurs, en cherchant un peu, on s’aperçoit que son prédécesseur avait pris la même décision, pour les mêmes raisons et pour la première fois en 2014. Ce même dignitaire religieux avait aussi décidé, deux ans avant, que les femmes palestiniennes pourraient désormais elles-mêmes demander le divorce sans le consentement de leur mari, ou sans avoir à apporter la preuve de mauvais traitements, ce qui était très nouveau. Et dans la foulée, le pourcentage de divorces avait sensiblement augmenté.
Les derniers chiffres publiés par l’Autorité palestinienne datent de 2015 : il y avait eu cette année-là 50.000 mariages et plus de 8.000 divorces.


Eva Roque pour le programme télé

Fleur de Cactus à 20h50 sur France 2.

Du théâtre en direct, qui est plus est un Vaudeville, mis en scène par Michel Fau avec Catherine Frot, c’est l’événement de la soirée.
Catherine Frot y joue une secrétaire médicale, secrètement amoureuse de son patron. Lui, s’est entiché d’une jeune femme de 23 ans qu’il veut rendre jalouse. Et pour cela, il fait une proposition à son assistante.

C’est une comédie diaboliquement rythmée par des dialogues truculents dans un décor très vintage. Et contrairement aux pièces de Guitry, le féminisme est à l’honneur.

La pièce date de 1964. Elle est signée Barillet et Grédy qui l’avaient écrite pour Jean Poiret et Sophie Desmarets.
L’an dernier, guichet fermé pendant six mois pour cette version plus moderne qui a reçu à la fois un succès critique et populaire et qui a permis à Catherine Frot de remporter le Molière de la meilleure comédienne.

Après la pièce, Nicolas Bedos présentera la 29e nuit des Molières.

Pour la troisième fois, il endosse son costume de maître de cérémonie, entouré notamment de Fanny Ardant, Pierre Arditi, François Berléand. Sa mission ? Réunir toutes les tendances théâtrales comme il le disait sur le plateau du 20 heures de France 2 samedi.


Valentine Desjeunes pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Ou comment le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Match retour hier soir du barrage entre Troyes et Lorient et au final Troyes monte en ligue 1 "On est en Ligue 1" se réjouit l'Est Eclair. À l'opposé: "Lorient en ligue 2" et grande photo en Une du Télégramme de ce joueur breton effondré à l'issue de la rencontre.
Vous faites peut-être partie des deux millions de visiteurs qui se rendent chaque année sur le site des deux caps dans le Boulonnais.
Un site qui détient le label Grand site de France, c'est la Une de la Voix du nord. Un label dont les critères sont la protection et la mise en valeur de paysages remarquables et le site des deux caps va devoir montrer patte blanche pour ne pas perdre ce titre qui fait aujourd'hui partie de l'ADN des lieux
Et puis des voleurs de grands vins pris en flagrant délit, c'est à lire dans Le Progrès.
Une collection exceptionnelle de vin a failli être subtilisée. Chateau Yquem 47, Magnum de Dom perignon 82.
Près de 300 bouteilles étaient sur le départ, ce sont les riverains qui, intrigués par le va et vient dans la cave d'un immeuble, ont prévenu la police. Elle a pu intercepter à temps les trois brigands très affairés. Quant au propriétaire, il est injoignable et découvrira l'histoire en rentrant de vacances. Ainsi la bonne surprise, car ses bouteilles ont pour l'instant été placées sous scellé.

L'histoire du jour c'est du Made in China en toc !

"Les flops chinois du Grand Est" titre Le Républicain Lorrain qui ressort la photo de Manuel Valls en mars 2016 inaugurant en grand pompe l'usine de fabrication de Led TerraLorraine dans la Meuse. Il avait posé la première pierre, mais sur place, on attend toujours la deuxième.
Et ce n'est pas le seul projet chinois à ne pas voir le jour.
L'Est Républicain fait sa Une sur "le mirage chinois en Lorraine". Il y a également le rachat de l'AS Nancy ou encore le collège privé St Augustain à Bitche: autant de projets d'investissements qui n'ont jamais vu le jour.
Pas d'explications.
Des projets d'investissement qui tombent à l'eau. Autant dire que l'annonce cette semaine de la possible cession de la cristallerie Baccarat, un fleuron lorrain, à des chinois, fait frémir dans la région.