Emmanuel Macron : la machine à gagner !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

"Élections" s'écrit au pluriel ce matin !

Il y a les nôtres, législatives, avec le premier tour dimanche.

Elles inspirent Libération qui a dessiné Emmanuel Macron en Une et titre "La machine à gagner".

Contraste avec Aujourd’hui en France et cette interview de NKM en mode "sauve qui peut".

La candidate de droite avait hérité d'une circonscription réputée imperdable pour son camp, à Paris. Celle détenue jusque-là par François Fillon. Les sondages lui laissent fort peu d'espoir.
"Dans 10 jours, ma voix peut s'éteindre" s'inquiète-t-elle.

L'Opinion s’interroge sur la future "loi Travail", "Elle complique le sprint final" titre le journal.

"Ordonnances Macron : licencier sans entrave" s'indigne L'Humanité.

Le Figaro, lui, s'intéresse à une autre réforme promise par Emmanuel Macron : "Hausse de la CSG : ce qui attend les contribuables".

"À l'exception des très hauts revenus (ceux qui gagnent plus de 33.500 € par mois) la réforme, qui consiste à augmenter cet impôt de 1.7% en la compensant par une baisse des cotisation salariales, devrait profiter à l'ensemble des salariés".
En revanche, une majorité de retraités (les six sur 10 qui touchent plus de 1.200 euros par mois) y perdront.

À relever aussi, dans Le Figaro cette interview de Michel Sardou.

"Je pense qu'Emmanuel Macron ne sait pas tout mais que ce qu'il sait, il le sait bien et c'est déjà pas mal. Parce que celui d'avant, il ne savait rien mais se mêlait de tout ! Bref en gros j'aime bien Macron. Je suis très content qu'il soit élu. Et on verra".

L'autre élection, c'est celle qui se déroulera en Grande-Bretagne après-demain.

Face au terrorisme et aux polémiques, CNewsMatin se demande si "Théresa May est en danger ?".

"Les enjeux du vote britannique" font aussi la Une des Échos.

Un scrutin évidemment marqué par le terrorisme et ce "Tragique de répétition" comme le titre 20 Minutes.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Tweet et re-tweet ! Donald Trump persiste à mettre en cause le maire de Londres, Sadiq Khan, et sa réaction après l’attentat de samedi soir.

Ce week-end, le président américain avait taclé sévèrement le maire de Londres avec un tweet, de l’avis général très déplacé, lui reprochant d’avoir dit qu’il n’y avait "pas de raison de s’alarmer". Des mots effectivement prononcés par Sadiq Khan, mais complètement sortis de leur contexte : le maire avait indiqué aux Londoniens qu’ils allaient voir une présence policière plus importante dans les rues de la ville et que de ça, il ne fallait pas s’alarmer. Ce que son équipe a dû réexpliquer, en précisant que Sadiq Khan avait plus urgent et important à faire que de répondre au tweet accusateur.
Et donc, Trump n’a pas résisté, hier matin au réveil, il a tweeté à nouveau : "Excuses pathétiques du maire de Londres qui a dû vite trouver une explication. Les MSM travaillent dur pour vendre cette version". Les MSM, dans les tweet de Trump, ce sont les "médias mainstream", c’est-à-dire ces vilains médias qui ne contentent pas de diffuser sa parole.

Ce n’est pas la première fois que ces deux-là s’étrillent, il y a un passif !

Le site de la BBC nous le rappelle dans un article titré "Trump ravive la querelle avec le maire de Londres".
Vous savez, Sadiq Khan a des origines pakistanaises, et il est musulman. Il avait critiqué le décret anti-immigration du président américain mais même avant l’élection, quand Trump était encore le candidat qui disait son intention d’interdire le sol des États-Unis aux musulmans, Sadiq Kahn avait espéré qu’il "perdrait méchamment", en le traitant au passage de "bouffon". Le maire de Londres a aussi déclaré que sur l’Islam, Donald Trump était un "ignorant". Chiche, on se mesure avec un test de QI, lui a répondu le président. Voyez, ce n’est pas la grande entente. Mais ces derniers tweets ont choqué au Royaume-Uni.

Aux États-Unis aussi visiblement : la chaine NBC a demandé hier à la conseillère de Trump, Kellyanne Conway, si le président devait s’excuser auprès de Sadiq Kahn.

Et sa réponse, extraordinaire, tourne en boucle partout depuis : elle s’est agacée contre "cette obsession des médias à couvrir tout ce que dit le président sur Twitter". Effectivement, les journalistes américains traitent désormais les tweets rageurs du matin comme des communiqués de la Maison Blanche, d’autant que Trump y contredit souvent ses propres troupes. Il existe même désormais un compte Twitter qui transforme chaque message de 140 signes en communiqué.


Eva Roque pour le programme télé

Jean Dujardin, de Loulou aux Oscars à 21 heures sur C8.

En 1997, Laurent Boyer, alors animateur de Graines de stars sur M6, recevait un jeune humoriste, un certain Jean Dujardin. 20 ans plus tard, il dresse le portrait de celui qui est devenu une star.

De son enfance à l’Oscar donc, du garçon ultra timide qui a commencé à parler à l’âge de neuf ans à l’acteur glamour qui raconte que pour obtenir une statuette à Hollywood, il faut faire une campagne quasi présidentielle dans tous les médias. Un marathon épuisant avec son lot de désagréments.
Et le 26 février 2012, la délivrance, devant un parterre de stars.

Est-ce qu’il a la grosse tête ? Non disent ses frères, ses amis d’enfance, et les copains comédiens.
Et puis y’a les enfants qui vous ramènent toujours à la réalité

Il s’agit d’un portrait très réussi avec la participation de Jean-Paul Belmondo, des extraits des débuts de Jean Dujardin, et surtout un regard juste sur son métier d’acteur et sur la nécessité de continuer à travailler encore et encore avec humilité.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Un couple de poitevins parmi les victimes de l'attentat de Londres. Ils participaient à un voyage organisé par le Centre de la fonction publique territoriale. Ils ont été fauchés par la camionnette bélier sur le London Bridge. Tous deux sont hospitalisés indique Centre Presse.
Eux, ont aidé l'an dernier près de 400.000 personnes. Les pompiers de Paris lancent une vaste campagne de recrutement, 800 postes sont à pourvoir selon Le Parisien.
L'autre match de Roland Garros à la Une de l'Est Eclair. Match entre deux représentants de l'Aube : d'un côté, Lacoste, portée désormais par Novak Djkovic pour deux milliards de chiffres d'affaires et1.000 emplois rien qu'à Troyes. De l'autre, le Coq Sportif, portée par Richard Gasquet pour 108 millions de chiffres d'affaires et une centaine d'emplois à Romilly. Un match disons, un peu déséquilibré !

L'histoire du jour c'est celle d'une drôle de campagne.

Et d'un article assez drôle dans la Voix du Nord sur ces candidats qui rivalisent d'imagination pour faire connaitre leurs idées. Il y a la candidate Europe Ecologie Les Verts d'Hénin-Beaumont, Marine Tondelier, qui distribue des sachets de graines sur les marchés. Elle préfère aux tracts le pouvoir des fleurs.
Lui, joue les poils à gratter. Hugues Sion, candidat dissident face au FN à Lens, a édité des cartes de jeu à gratter pour faire parler de soi en dénonçant, quand même, le marketing politique.
D'autres s'affichent sur les routes. Candidat UDI, pas en marche, mais marcheur, Bruno Ficheux sillonne à pied la 15e circonscription du Nord.
Quand à Dunkerque, le centriste Denis Vinckier a investi dans une camionnette à ses couleurs. Elle est sa permanence de campagne, son bureau, sa salle de meeting et elle le restera si je suis élu, promet-il !