Emmanuel Macron et Manuel Valls sont les "Fistons flingueurs"

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

>> Les titres de la presse nationale

Une fois n'est pas coutume, on va commencer par un hebdo. Le Figaro Magazine met à la Une "Les Fistons flingueurs". Autrement dit, Emmanuel Macron et Manuel Valls : "À chacun son plan pour évincer Hollande". "Le couteau est sur la table : qui va le prendre ?", s'interroge un proche du chef de l'État. Le journal raconte aussi l'éloignement progressif entre les deux hommes. Le Premier ministre ne supportait pas "l'impunité et la liberté de ton de son ministre". "Il faut que ton copain ferme sa gueule ! Ce n'est pas comme ça qu'on fait des réformes. Dis-lui de se calmer", lâchera un jour Valls à un proche de Macron.

"Candidats cherchent signatures désespérément". L'Opinion ne parle pas de Manuel Valls ou d'Emmanuel Macron mais de tous ceux, qui, "de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan quadrillent la France pour convaincre les élus de les parrainer. Certains en vain". Le journal qui, à ce jour, a listé… 77 candidats !

Dans un registre différent, La Croix nous emmène "Aux portes de Mossoul". "Les rescapés de Mossoul racontent l'enfer de Daech (acronyme arabe de l'organisation État islamique)", c'est la une du Figaro. Les djihadistes "ne combattent pas, ils se suicident", raconte Libération.

Et puis il y a Aujourd'hui en France qui donne une nouvelle ampleur au scandale de pédophilie dans l'Église : "L'omerta enfin brisée". Des centaines de témoignages dénoncent des agressions par des prêtres. "Même des personnes âgées osent aujourd'hui témoigner". Ce que le journal appelle, pudiquement,"le terrible récit de nos aînés".

>> Les titres de la presse régionale

Incompréhension dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Toutes les communes de la région, inondées au printemps dernier, n'ont pas été reconnues en état de catastrophe naturelle. À la clé, de gros problèmes d'assurances. Des jobs d'hiver à saisir : recrutement pour le Club Med à la Une de Nord Littoral. Une vingtaine de Calaisiens ont postulé. Enfin, une caméra contre les pollueurs dans Le Parisien, édition Essonne. Installée à Montgeron, elle va servir à verbaliser ceux qui jettent des déchets sur la bretelle d'accès à la nationale 6. Un premier PV a été dressé.

>> L'histoire du jour

L'histoire du jour pourrait être sous-titrée par Audiard : "les cons, ça ose tout !". La preuve avec ce groupe anti-migrants qui a posté il y a deux semaines sur sa page Facebook une illustration censée comparer les revenus des agriculteurs et les aides versées aux migrants. Cette illustration est divisée en deux parties : en haut, une image de tracteur extraite du 20 Heures de France 2 avec ce texte:  "un tiers des agriculteurs gagnent moins de 350 euros par mois pour 80 heures de travail". En bas, le texte évoque les ressources accordées aux migrants : "11,45 euros par jour pour les demandeurs d'asile + Couverture maladie universelle… Et une fois reconnu réfugié, RSA + APL + CAF et il peut demander la nationalité française". Cette partie-là est illustrée par la photo d'un homme noir qui joue au golf, avec cette légende : "migrant à Pouilly en Auxois". Sauf que l'homme en question, Le Bien public l'a retrouvé. Et ce n'est pas du tout un migrant qui joue au golf avec l'argent public comme le sous-entend ce groupe, mais le responsable du golf en question. Julien Narcisse, c'est son nom, a décidé de ne pas porter plainte : "je suis originaire de la Guadeloupe où un diction dit 'on répond aux imbéciles par le silence'".

>> À la une de l'économie

Le Portugal veut taxer les logements les plus ensoleillés ! Il invente la taxe sur le soleil. C'est dans le budget 2017, en projet. Il est question d'un "impôt foncier proportionnel à l'intensité lumineuse et à la qualité de la vue". Si vous avez un appartement avec une belle vue, vous paierez plus d'impôts ! Concrètement, on parle d'une augmentation de l'impôt foncier de 20% pour les propriétaires concernés. À l'inverse, si vous avez un appartement plein nord, sans soleil, au rez-de-chaussée, votre impôt foncier baisse de 10%.

Le problème avec ce projet, c'est que les plus pauvres vont récupérer les appartements plein nord pour économiser de l'argent, alors que les plus riches auront les moyens de payer l'impôt et se paieront les logements ensoleillés. Autrement dit, cela revient à privatiser le soleil. C'est un peu ce qui s'était passé pendant la Révolution, avec une taxe sur la taille des fenêtres. Résultat, les plus pauvres se retrouvaient dans des appartements exigus et sans fenêtres, insalubres, et développaient des maladies. Donc carton rouge pour ce genre d'idées !

>> La vie secrète des chansons sur France 3 à 20h55

Nouvelle formule pour cette émission désormais en public et présentée par André Manoukian et Wendy Bouchard. Autour d’un piano et en présence d’un orchestre, des artistes font un bœuf et racontent surtout l’histoire de leur chanson. Cet été, par exemple, vous avez forcément entendu Un homme debout de Claudio Capéo. Il a débuté en jouant dans le métro, avec plusieurs années de galère.

Le clip d'Un homme debout a été tourné à Lyon :

Autre chanson, autre histoire : 4 Mots Sur Un Piano, chanson écrite par Jean-Jacques Goldman. Il avait écrit en fait plusieurs titres pour Patrick Fiori. Il lui donne un CD. La suite, c’est Patrick Fiori qui la dévoile : "Je suis dans un hôtel au bord de la mer à Marseille, j'écoute le CD. La première chanson c'était '4 mots Sur Un Piano' : à 4 heures du matin, dans la chambre 404, c'était un signe". C'est pour ça qu'on aime cette émission, pour ces secrets de fabrication. Pour l’émotion aussi qui débarque tout à coup autour du piano. Comme quand Patrick Fiori entonne un chant arménien…

>> À la une de la presse américaine

La campagne américaine continue avec un meeting d'Hillary Clinton, en Caroline du Nord, accompagnée par Michelle Obama. Ou plutôt l'inverse. C’est Hillary Clinton qui accompagnait sur scène Michelle Obama, tellement la First Lady est la superstar de la campagne. "La meilleure joueuse de l’équipe démocrate" selon le site The Hill. D’ailleurs, il y avait un bon indicateur à la sortie du meeting : les marchands à la sauvette vendaient autant de souvenirs Michelle qu’Hillary.

Les discours marquants de cette campagne, c’est la Première dame qui les a faits, pas Hillary Clinton. Son intervention à la convention démocrate cet été avait scotché tout le monde : "je me réveille tous les matins dans une maison construite par des esclaves et je regarde mes deux petites filles noires qui jouent sur la pelouse de la Maison-Blanche". Il y a aussi eu plus récemment sa sortie puissante pour défendre les femmes contre Donald Trump. Même le slogan de campagne, "Stronger Together", "Plus fort ensemble", a été éclipsé par une formule de Michelle Obama. Hillary Clinton le répète à l’envi dans ses meetings, hier (jeudi) encore : “When they go low, we go high", "quand ils s’abaissent, nous nous élevons".

Hier (Jeudi), c’était frappant à quel point Hillary Clinton cherchait à capter un peu de la lumière qui émane de Michelle Obama. Elle est tout ce qu’elle n’est pas : naturelle et populaire. Jamais une Première dame ne s’était autant investie dans une campagne. Mais elle le fait justement pour son mari, Barack : c’est son héritage qui est en jeu. Elle marque tellement cette campagne de son empreinte qu’on se demande si elle ne va pas se lancer un jour elle-même en politique. Aucune chance, elle n’aime pas ça, Barack Obama l’a bien dit : "il y a trois choses certaines dans la vie : les impôts, la mort, et le fait que Michelle ne sera jamais candidate".