Élections américaines : débattez-vous !

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

C'est un peu le "Xavier Yvon Day" dans la presse ce matin, à l'image du Figaro ou de Direct Matin qui se partagent le même titre, le "Face à face".
Vos journaux reviennent largement sur "Le duel qui enflamme l'Amérique" pour reprendre la une des Échos.

Il s'agit bien sûr du premier débat entre Donald Trump, "l'imprévisible candidat républicain" et Hilary Clinton "la démocrate fragilisée" comme les appelle Libération. Libé dont la Une trahit l'impatience "Débattez-vous !".

Alors que La croix affirme que "Rien n'est joué", L'Opinion s'est penché sur le programme économique du candidat Républicain et semble avoir choisi son camp. D'où ce titre "Donald la menace".
"Qui va allumer la mèche ?" s'interroge 20 Minutes.

En fait seul Aujourd’hui en France se distingue.

Avec cette question posée en une : "Vos déodorants sont-ils dangereux ?" Une étude internationale montre un lien entre "le sel d'aluminium présent dans neuf déodorants sur dix" et "le cancer du sein". Il est dangereux si la concentration dépasse 0.6%, ce que les industriels se gardent bien d'indiquer sur l'étiquette. Pour mieux nous perdre, ils utilisent les noms scientifiques du sel d'aluminium comme "chlorhydrate d'aluminium ou encore "Alumniium Zyrconium tetrachlorohydrex GLY".
Le quotidien qui est on ne peut plus clair : "C'est par une loi qu'il faudrait maintenant passer pour éviter un potentiel scandale sanitaire à grande échelle".
En attendant, bonne chance si vous partez à la recherche de déo sans sel d'alu puisque la reporter d'Aujourd'hui, en immersion dans un hyper, en a seulement trouvé neuf sur 150 au rayon "femmes" et uniquement quatre sur 50 côté hommes.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Le Diesel reste une technologie imparable pour réduire les émissions de C02", c’est l’interview du patron de PSA, Carlos Tavarès, à lire dans le Figaro-éco.

Alors que le salon de l’Automobile de Paris ouvrira ses portes en fin de semaine, Carlos Tavarès affirme que le Diesel n’est pas mort.
Pour le patron de PSA, les Diesel est une "technologie imparable pour réduire le C02. Ce sujet est passé au second plan quand l'accent a été mis sur les particules fines mais cela peut changer." Pour lui, on ne peut pas changer d'ennemi tous les cinq ans.

Carlos Tavarès n’hésite pas à tacler l’électrique qui, selon lui, est produite dans des centrales à charbon et qui n’est par conséquent pas propre.
C’est normal que le patron de PSA plaide pour sa paroisse car le Diesel reste la majorité des ventes en France.

Il rappelle également les difficultés qu’a connu PSA "nous étions presqu'en faillite il y a trois ans" notamment à cause des banques qui ne prêtaient plus, ce qui a entrainé une chute inévitable des banques.
Pour lui, le nouveau défi de l’automobile est la voiture partagée qui risque d’avoir un impact négatif sur les ventes de véhicule.

PSA qui présentera trois nouveaux modèles lors du salon de l’Automobile de Paris ce week-end : la Peugeot 3008, la Peugeot 5008 et la Citroën C3.


Eva Roque pour le programme télé

Catherine Deneuve lit la mode à 19h40 du lundi au vendredi sur Arte.

Cela ne dure que deux minutes, c’est donc un programme ultra court et minimaliste.
Un fond noir, une chaise et Catherine Deneuve, fiche en main qui lit des phrases entendues dans le milieu dans le mode.
Pour en visionner un extrait, cliquez ici. https://www.youtube.com/watch?v=jj1ZllA6yUw

Ces phrases ne sont pas de Catherine Deneuve, mais de Loïc Pringent, journaliste mode, qui a l’habitude de retranscrire ces bouts de dialogue sur Twitter.

Lus par Catherine Deneuve, c’est encore plus savoureux. D’autant que l’actrice découvre les messages au fur et à mesure et ne peut s’empêcher de rire. Une Catherine Deneuve étonnante qui donne vie à ces mots d’un haussement de sourcil ou d’un regard malicieux. Elle n’hésite pas non plus à allumer une cigarette.

C’est un programme produit par la société de production de Yann Barthès, diffusé alors que la Fashion Week de Paris débute demain.

C’est sur Arte tous les soirs ou sur le site internet de la chaîne.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

À l'occasion de la visite de François Hollande, Nord Littoral s'approprie un de ses slogans de campagne : "Le chantier, c'est maintenant". Le chef de l'État lancera officiellement ce midi les travaux sur le port de Calais.
À la Une aussi sur de nombreux sites de vos journaux en région, cet avion d'Air France qui largue plusieurs tonnes de kérosène sur la forêt de Fontainebleau. À cause d’un problème de sécurité, l'avion, qui venait de décoller, a dû vider ses réservoirs pour pouvoir atterrir.
Comme un air de soulagement aussi dans la Provence ce matin avec l'attaquant Gomis rugissant en photo. "L'OM décolle enfin" avec la victoire des marseillais hier soir en Ligue 1, 2-1 contre Nantes.

L'histoire du jour, c'est celle d'un homme qui pensait aller au restaurant en Une du Journal du Saône et Loire.

Sa compagne était partie soi-disant faire du shopping, alors quand son meilleur ami est passé le chercher samedi pour une balade en Ferrari et un diner au resto, Adem s'est empressé d'enfiler son costume. "J'adore les surprises" confie le trentenaire au Journal de Saône-et-Loire. Et heureusement, parce que quelques minutes plus tard, c'est devant la mairie que s'est garée la Ferrari. Là, tout le monde l'attendait, sa famille, ses amis et sa compagne aussi mais pas vraiment habillée pour du shopping puisqu’elle portait une robe blanche et un bouquet à la main. La virée entre potes était en fait un mariage surprise et Adem, restaurateur à Chauffailles, près de Macon ne s'est rendu compte de rien. Sa compagne a tout organisé en deux semaines, en toute discrétion. Même la mairie a joué le jeu du secret en affichant la publication des bancs, discrètement dans le hall. Au cas où vous auriez un doute, malgré la surprise, Adem a dit oui. "c'est génial, je suis plus qu'heureux".


Xavier Yvon pour la presse américaine

À la Une de la presse américaine ce matin, il n’y en a que pour The Debate, Le débat, le premier ce soir entre Trump et Clinton. La presse raconte comment les deux candidats se sont préparés et chacun a sa manière.

"Dis-moi comment tu te prépares, je te dirai qui tu es : Trump ou Clinton"

Donald Trump, écrit le New York Times c’est le "Big man on campus " , la "grande gueule" de l’école, "celui qui pense que son devoir écrit à la dernière minute sera éblouissant, juste parce que c’est lui qui l’a écrit".

Hillary Clinton c’est la bonne élève appliquée. Elle a carrément arrêté de faire campagne pour se cloitrer chez elle et réviser. Elle bachotte un dossier très épais sur Donald Trump qui a demandé des mois de recherches, raconte le New York Times. Son équipe est allée jusqu’à retrouver d’anciens proches de Donald Trump pour avoir des indices sur sa personnalité. Elle a également fait appel à des psychologues pour mieux connaître Donald Trump et savoir comment le faire sortir de ses gonds, "elle a besoin de montrer à une large audience télé qu’il n’a pas le tempérament pour être président" analyse un commentateur.

Pour ça elle va l'appeler "Donald" et le traiter de menteur. Elle s’y est entraînée dans ses séances de faux-débat avec un proche dans le rôle de Trump, enfin plutôt de plusieurs Trump : le Trump assagi, le Trump offensif ou le Trump en roue libre. Elle est prête à tout.

Donald Trump, lui, le vrai, n’a pas voulu se plier à l’exercice du débat à blanc. Il compte sur son instinct de showman.
Ses conseillers pensent que c’est du temps perdu de lui farcir la tête de détails et de chiffres, nous apprend le New York Times. Ils préfèrent lui répéter de bien écouter Hillary Clinton pour pouvoir contre attaquer parce qu’il peut se lasser, 1h30 c’est long. Le but pour lui c’est d’avoir l’air présidentiel et de rester calme.

Enfin, Donald Trump a quand même demandé des conseils, par internet, à ses partisans avec notamment cette question essentielle : doit-il utiliser son expression favorite, et appeler son adversaire "Hillary la crapule" ? Rendez-vous demain pour savoir ce que ça a donné.