Éducation : la France toujours aussi médiocre

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Axel de Tarlé, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La presse, c'est comme les profs finalement : il y a les "très sévères" et ceux qui cherchent plutôt à vous encourager.

Dans la première catégorie, Le Figaro qui titre "Éducation : la France toujours aussi médiocre".

Dans la seconde, Direct matin, avec son appréciation : "Peut mieux faire !".

Libération, de son côté se désespère : "École : pourquoi on ne progresse pas"
On ne progresse pas "malgré les moyens alloués et surtout, les inégalités demeurent massives".

Libé qui se pose une autre question, sur l'autre partie de sa Une : "Premier ministre pour quoi faire ?"

Légère variante dans Aujourd’hui en France : "Cinq mois pour faire quoi ?".

Bernard Cazeneuve qui fait aussi la une de l'Humanité : "Dernière carte pour fin de partie".

De la politique, vous en trouverez aussi en une du Canard Enchaîné : "Après la candidature de Valls, le cauchemar du PS : Noel au Macron, Pâques au Fillon".

Et puis il y a Le Un qui consacre son numéro de la semaine à François Hollande.

Là, c'est un banquier d'affaires, Michel Jacob, qui nous en apprend une belle sur le chef de l'État. Fin 1993, il était directeur général de la compagnie financière Edmond de Rothschild, "François Hollande venait de perdre son siège de député de la Corrèze. Il m'interrogea sur les compétences et les qualités requises pour y réussir. Je lui expliquai qu'à mes yeux, l'imagination, l'opiniâtreté et la capacité à avaler des couleuvres sont trois des vertus cardinales de la profession".
Finalement, pas certain de vouloir renoncer définitivement à la politique ce qu' Edmond de Rothschild exigeait, François Hollande renonça. Depuis, des couleuvres, il en a avalé, notamment avec un banquier d'affaire, nommé Emmanuel Macron.

Et puis il y a le désespoir de L'Équipe qui a regardé le PSG jouer hier.

Piètre match nul face à Lugodorets... Le verdict tombe en une : c'est "Consternant !".


Axel de Tarlé pour l'économie

Autoroutes : l'accord passé avec l'État coûtera 500 millions d'euros aux usagers ! C’est à lire dans Le Monde.

En 2015, Ségolène Royal s’était positionnée en défenseur des consommateurs et avait interdit aux compagnies d'autoroutes de relever leur tarif. On avait salué le volontarisme politique de la ministre de l'Environnement qui avait fait plier les compagnies d'autoroutes.

Sauf que les contrats sont blindés et, en échange, de ce gel des tarifs en 2015, les compagnies d'autoroutes ont obtenu le droit de relever leur prix sur la période 2019-2023.

Résultat, elles seront largement gagnantes.

Cette mesure, censée bénéficier aux Automobilistes, va en fait leur coûter 500 millions d’euros de plus sur l'ensemble de la concession.

Selon le calcul de l'Arafer, l’autorité de régulation des transports, le coup politique de Ségolène Royal va en fait coûter quelques 15 euros par automobiliste.

Typiquement, cette affaire montre la faillite des politiques qui ont perdu le sens du temps long, qui font des coups et de l'affichage, au lieu de voir l'intérêt général à long terme.

Alors que les entreprises privées, elles, travaillent à long terme et savent bien mieux que l'Etat, défendre leur intérêt.

Un mot sur la chronique d'hier :

Non. La patrone de William Saurin n'a pas légué sa fortune à la SPA en l'honneur de son chien "Gaetan".

Petit correctif de William Saurin hier dans la journée après avoir été assailli de messages. La société affirme que la propriétaire a légué sa fortune de 220 millions d'euros à une association d'aides à la petite enfance  qui est en cours de construction.

Tant mieux donc pour les enfants et tant pis pour Gaetan, le caniche.


Eva Roque pour le programme télé

Des ombres et des lumières, la story des Fréro Delavega à 20h50 sur Cstars.

C’est un titre très compliqué pour une histoire très simple, celle de deux garçons fans de sport, qui aimaient chantonner en jouant de la guitare, et qui sont devenus des stars.
À mois d’être sourd, vous n’avez pas pu échapper à leurs chansons.

Ce documentaire revient sur leur parcours, depuis une chanson postée sur Youtube à leur passage à The voice alors qu’ils viennent de signer dans une maison de disque.
Pour le nom de leur formation, c’est plus compliqué.

La suite, c’est deux albums, des milliers de disques vendus, des concerts complets, les filles (Natalia pour Florian, Laure Manaudou pour Jérémy).
Avant les premiers doutes et les premières tensions.
En six ans, tout est allé trop vite, et eux subissent le système comme le raconte Florian.

Ce documentaire, outre le fait qu’il soit très bien fait et que les deux jeunes chanteurs s’y livrent avec honnêteté jusqu’à raconter leur rupture, c’est que leur histoire est symptomatique de la façon dont les maisons de disque envisagent les carrières.
Des contes de fées éphémères au service d’un marché. Ce n’est pas nouveau mais ce n’est pas rassurant pour un secteur en pleine crise.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

La Presse de la Manche se réjouit pour son champion de Cherbourg à Matignon, c'est l'irrésistible ascension de Bernard Cazeneuve arrivé dans le Cotentin en 1990.

Cette injonction dans Libération Champagne : "enfermez les poulets". Risque élevé de grippe aviaire désormais sur toute la France. Particuliers comme professionnels sont appelés à confiner les volailles.

Le Progrès nous donne rendez-vous demain à Lyon où débute la Fête des Lumières. Annulé l'an dernier, elle se déroulera de 20h à minuit dans un périmètre restreint avec 41 installations prévues. Et la participation de chacun est la bienvenue ce jeudi pour illuminer fenêtres et balcons avec de petits lumignons.

L'histoire du jour c'est un mariage qui s'est fait attendre.

Et qui a finalement bien eu lieu mais avec un mois de retard ! Le 12 novembre dernier, l'adjointe au maire d'Angers s'était fait poser un lapin. Le couple qui devait se marier ne s'était tout simplement pas présenté. "Un oubli" avait-il assuré. Oui, sauf que pour pouvoir se représenter, la mairie a demandé des excuses et des explications en bonne et due forme. Le couple s'est donc fendu d'un courrier aux services de la mairie, expliquant que ce jour-là, Monsieur, originaire d'Algérie, avait rejoint sa mère à Toulouse avant qu'elle ne rentre au pays. Et dans la précipitation, ont-ils expliqué, ils ont oublié de prévenir la mairie qui a donc accepté de leur donner un nouveau rendez-vous. Alors certes, là encore, ils se sont fait attendre avec un quart de retard, mais cette fois, ils se sont bel et bien dits oui.