Donald Trump : un premier mois au pas de charge

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Revoilà Donald Trump !

Le tonitruant président américain fait la Une de Direct Matin : "Un premier mois au pas de charge".
"Un mois après, Trump dans les tempêtes" enchaine Le Figaro.
"Un 1er mois sous haute tension pour Trump", ça, c'est la Une des Échos.
"Trump trouble les entreprises" titre La Croix.
"Certains entrepreneurs ont donné des gages au "made in USA" prôné par le nouveau président. D'autres multiplient les critiques, notamment sur sa politique migratoire".
Trump dont il est aussi beaucoup question dans la presse suédoise ce matin avec Sophie Larmoyer.

Libération opte pour la politique "made in France" : "Mélenchon-Hamon : ils se disent non".
"Aucun des deux candidats ne veut en assumer la responsabilité , mais leur divorce est consommé" écrit Libé.

L'Humanité se lit tel un tract "pro Melenchon". Ça donne en Une : "Jean-Luc Mélenchon, la preuve par les chiffres".

Alors que L'Opinion regarde à droite : "François Fillon et le plan des 2B".

"François Baroin et Xavier Bertrand font figure de favoris pour Matignon en cas de victoire de la droite. Le second joue la complémentarité avec lui; vis-à-vis du 1er, une certaine méfiance demeure."

François Fillon qui mercredi dernier, est passé "dans le confessionnal de Sarkozy" comme le raconte Aujourd’hui en France.

Et le candidat de la droite a confié à son ancien patron "avoir vraiment songé à se retirer de la course" face au tollé provoqué par l'affaire Pénélope. "Si tu es déterminé, il faut que tu ailles jusqu'au bout" lui a alors conseillé Sarkozy, entre la poire et le fromage. Mais quand même, l'ancien président a pris "un plaisir gourmand à lui dire qu'il n'aurait jamais dû promettre de se retirer si la justice le rattrapait".
"C'était sa petite vengeance", sourit un sarkozyste, "qui a encore la tirade de Fillon sur le général de Gaulle mis en examen en travers du gosier".

Bon tout cela n'est pas dénué d'arrières pensées, nous raconte Nathalie Schuck, dans son papier.

"Impossible de gagner la présidentielle "sans baiser la babouche de l'ex" comme disent les moqueurs. François Fillon qui sait qu'un déjeuner avec l'ancien président vaut "son pesant de voix chez les sarkostalgiques". Reste une question : "quel intérêt pour Sarko ?" Lucide sur le fait que sa carrière politique est terminée, "il veut rester comme le parrain de la famille, son protecteur". "C'est un pur truc d'égo", décrypte un cadre des Républicains. Il se voit comme la référence ultime à droite, le faiseur de roi.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

À la Une de la presse suédoise : le ministère des Affaires étrangères suédois demande des clarifications au département d’État américain.

Effectivement, le ministère des Affaires étrangères suédois voudrait comprendre ce qu’a voulu dire Donald Trump samedi soir, lors de son meeting en Floride, alors qu’il évoquait la nécessaire sécurité des États-Unis.

Et donc, "qu’est ce qui s’est passé en Suède" ? On a raté quelque-chose ?

Ben non, rien ! D’ailleurs la presse suédoise a préféré en sourire, en relayant les réactions qui ont afflué sur Twitter, à commencer par le message de l’ancien Premier ministre, Carl Bild, qui a écrit : "La Suède ? Un attentat ? Qu'est-ce qu'il a fumé ? Il y a tellement de questions". Un autre twitte qu’il y a bien eu "l’Eurovision ?". "Était-ce vraiment si horrible, président Trump ?". Et puis certains publient "des plans secrets pour un attentat en Suède" accompagné de plans de montage d’un meuble Ikea.

Au-delà de leur sens de l’humour, est-ce que ça les agace les Suédois ?

Ah oui ! Le quotidien Aftonbladet titre : "Trump est le roi des fake news". Quand son confrère, le Dagens Nyheter, sur son site web écrit que "son administration invente des choses afin de peindre un monde menaçant. Le but étant de semer de l’incertitude et de miner la liberté de la presse".
Et les Suédois, finalement, s’inquiètent pour leur réputation. Dagens Nyheter rappelle que parce qu’ils accueillent des réfugiés, ils sont la cible préférée des populistes de tous poils comme le Hongrois Orban ou le Polonais Kaczynski, par exemple, qui ont inventé des "no-go zones" en Suède ou même plus de 50 zones "où s’appliquerait la sharia sans contrôle d’État".
C’est au point, explique le journal, que les ambassades suédoises ont maintenant des manuels pour les aider à contrer ce flux d’articles truffés d’infos totalement loufoques.

Mais quand même, il n’a pas dit ça au hasard, Donald Trump ?

Alors il y a peut-être une piste pour expliquer cette grosse bourde. Le quotidien Expressen rappelle que Trump, parfois, confond les noms. Et se trompe lourdement. Dans sa biographie en 1987, il avait prétendu avoir des racines en Suède à Karlstad alors qu’en fait c’était à Kallstadt en Allemagne. Là, c’est le quotidien britannique le Guardian, qui suggère que peut-être Donald Trump a-t-il confondu "Sweden" (la Suède), et "Sehwan", cette ville du Pakistan où plus de 85 personnes ont été tuées dans un attentat suicide vendredi. Et ça c’est vrai !


Eva Roque pour le programme télé

Deux films pour les vacances.

Sur Gulli, vous allez faire la connaissance de James. Un petit garçon orphelin qui se retrouve dans une pêche géante avec en guise de camarade une sauterelle, un ver de terre, une coccinelle, une araignée, une luciole et un mille pattes.
C’est un film féérique signé Disney, mais produit par Tim Burton dont on retrouve l’univers. Un film qui se métamorphose en dessin animé comme cette autre œuvre de Disney, sortie 30 ans auparavant.

Sur W9, on aura le droit à Mary Poppins, dont il est difficile de se passer et pas seulement pour ranger sa chambre d’un claquement de doigt.
Mary Poppins, la nurse dont tous les enfants rêvent, capable de vous faire voler sur les toits pour retrouver des ramoneurs et chanter ce titre, oscar de la meilleure chanson en 1965.
On a beaucoup parlé des références aux parapluies de Cherbourg ou encore de Chantons sous la pluie à propos du film La La Land. Vous verrez que Mary Poppins y tient aussi un rôle important.

Deux films d’animation qui prônent l’imagination et incitent les enfants à croire en leurs rêves. Il y a une magie commune à ces deux œuvres à découvrir en famille.

En résumé :
- James et la grosse pêche sur Gulli à 20h55
- Mary Poppins sur W9 à 20h55


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

L'agriculture en deuil dans la République du centre après la mort de Xavier Beulin, né dans le Loiret, Le journal d'Orléans consacre deux pages au patron de la FNSEA, fauché par une crise cardiaque. Portrait double face d'un militant charismatique et d'un businessman de l'agro-alimentaire.
Dans le Journal du Centre, des transporteurs qui crient à la concurrence déloyale avec la circulation des camionnettes venues des pays de l'Est. Elles roulent sans contraintes de pause ou de jours d'interdiction et transportent pourtant souvent des marchandises françaises.
Eux, prennent le parti d'en rire. Les participants aux carnavals alsaciens de la région Grand Est au démantèlement de Fessenheim, ici soulignent les Dernières Nouvelles d'Alsace, on s'empare des grands sujets d'actualité.
 
L'histoire du jour met Mickey "à la Une" et même "à la barre".

Parce que Mickey est accusé de provoquer des vertiges. Le juge des référés est donc saisi par une jeune femme de 27 ans qui assure qu'un tour de Space Moutain a gâché sa vie. C'était en 2013, la jeune picarde raconte dans l'Union avoir senti sa tête claquer contre les arceaux. À la fin, dit-elle, j'avais des vertiges rotatoires. Je ne pouvais plus mettre un pied devant l'autre". Et la situation qu'elle pensait passagère s'éternise. Un médecin diagnostique un traumatisme à l'oreille interne. Aujourd'hui donc, faire le ménage, tourner la tête à un stop ou danser, tout ça rime avec tomber. La jeune femme, qui travaille désormais à temps partiel, veut désormais être reconnue comme une victime. Ce n'est pas passé loin en 2015, Disney avait proposé une indemnisation de près de 30.000 euros. Depuis, plus de nouvelles d'où ce référé. Son avocat assure même que l'histoire de sa cliente n'est pas un cas isolé.