Docteur Emmanuel et Mister Macron

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

On débute par la politique comme vous ne l'avez jamais envisagé dans 20 Minutes.

Une internaute, Niki Shey, a eu l'idée de comparer les candidats à la présidentielle à des bonbons Haribo.
Benoit Hamon, c'est un Dragibus ! "Coloré, acidulé, mais on n’arrive pas à savoir si on adore ou si on déteste. Dans le doute, on le repose en rayon".
Emmanuel Macron, une Tagada Pink, les Tagada qui piquent. Autrement dit : "une promesse d'innovation et de nouveauté mais le goût redevient celui du Tagada classique après deux minutes. C’est de l’arnaque".
François Fillon, c'est le croco ! Le classique. "On comptai sur lui. On a eu la nausée quand on en a mangé plus de deux. Mais on n’ose pas jeter le paquet".
Marine Le Pen, c'est le rouleau de réglisse. "Tout le monde prétend détester ça, pourtant il s'en vend des millions chaque année".

De la politique, encore, dans Aujourd’hui en France et ce papier "Docteur Emmanuel et Mister Macron".

Sous-titre : "Pourquoi le candidat dit tout et son contraire".
"Il faut qu'Emmanuel Macron parle à Emmanuel Macron pour qu'ils se mettent d'accord", ironise Benoît Hamon. Et c'est vrai que souvent le candidat varie notamment sur le cannabis qu'il dépénalise en novembre avant de se dire "hostile à la dépénalisation" il y a une semaine. Mais aussi sur les 35h, l'ISF, ou même sur le fait "d'être socialiste" ou de ne pas l'être.
Chez le candidat, on explique, très sérieusement, que "ce ne sont pas des positions floues, ce sont des positions de conciliation des contraires".

Libération fait sa Une avec un témoignage troublant à tous points de vue.

Celui d'un homme de 31 ans, qui dit avoir été agressé lui aussi par des policiers à Aulnay sous-bois. Presque au même endroit que Théo, trois jours avant.

"Banlieues, retour sur un Apartheid", c'est la Une de l'hebdo Le Un.

Le Un qui, comme à chaque fois, propose un numéro très complet et sans clichés. Il cite Céline "Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds, crache un bon coup, pas. Qui songe à elle ? Personne." Banlieue de hargne, toujours vaguement mijotante d'une espèce de révolution que personne ne pousse ni n'achève, malade à mourir toujours et ne mourant pas".

Sinon Le Figaro nous parle de "la politique de déradicalisation en échec".

La Croix nous parle de "La cyberguere qui menace les démocraties".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La presse libanaise et au-delà dans le monde arabe, pour voir comment est évoquée la visite de Marine Le Pen à Beyrouth, qui s’est achevée hier sur un coup d’éclat.

Oui, l’annulation de l’entrevue avec le grand Mufti de la République libanaise, Marine Le Pen refusant de porter un foulard sur les cheveux et faisant demi-tour. Elle avait indiqué la veille qu’elle ne le porterait pas alors que la plus haute autorité sunnite du pays avait précisé que le protocole l’exigeait : "la présidente du FN a utilisé cette opportunité offerte sur un plateau", écrit un journaliste de TSA, le site d’info Tout sur l’Algérie, qui évoque un "coup de communication magistralement joué par Marine Le Pen". Plutôt amer, ce commentateur estime que "Grâce à l’aide involontaire mais salutaire du grand mufti du Liban, Marine Le Pen troque sa faible stature internationale pour s’affirmer en tant que défenseuse de "la liberté et de l’émancipation" des femmes de France et du monde". Le chef du service politique du quotidien pan-arabe The New Arab estime lui aussi que le Liban a rendu un grand service à la patronne du FN avec ce voyage.

Cette histoire du voile, est-ce l’essentiel de ce que retient la presse arabe de ces deux jours de visite ?

Non, à l’image de ce tweet de Diana Moukallad, journaliste libanaise, qui notait hier qu’après avoir "refusé de se couvrir la tête pour rencontrer le mufti du Liban, il faudrait maintenant qu’elle découvre sa conscience et qu’elle arrête de soutenir Assad".

Est-ce le soutien de Marine Le Pen au président syrien qui ne passe pas ?

Bachar el-Assad, présenté par Marine Le Pen comme étant "une solution plus rassurante pour la France que l'État islamique". Ce soutien à Assad "fait des remous", titre le grand quotidien libanais L’Orient-le-Jour. Quasiment tous ceux qui ont reçu la présidente du Front national ont critiqué ses positions, souligne le journal. Même le parti des Phalanges libanaises de Sami Gemayel, qui a souligné après la rencontre que "Lutter contre l'extrémisme ne se fait pas en soutenant les dictatures mais en soutenant les forces modérées et en diffusant des valeurs de tolérance et de diversité démocratique". Critique plus précise encore de Samir Gagea, le chef des Forces Libanaises, la droite chrétienne, qui "a fait savoir à son invitée, explique L’Orient-le-Jour, qu'il considérait le président syrien comme "l'un des plus grands terroristes de la Syrie et de la région". Il lui a rappelé que le régime Assad avait, pendant des décennies, mené des opérations militaires au Pays du Cèdre et assassiné nombre de personnalités, comme Rafic Hariri, le père de l’actuel premier ministre. Alors évidemment, entendre Marine Le Pen souhaiter "une normalisation des relations" entre Paris et Damas, c’est plus difficile à entendre au Liban qu’ailleurs.


Eva Roque pour le programme télé

Soundbreaking sur le site d’Arte en six épisodes

Soudbreaking, c’est une collection de six documentaires qui prouvent combien l’évolution de la technique et l’artistique sont indissociables depuis plus d’un siècle.
Prenez les Beatles. En studio d’enregistrement, ce sont sans doute les premiers à travailler autant le son sous la baguette de leur producteur George Martin.
En 1965, John Lennon lui fait écouter la chanson Yesterday. Commentaire de George Martin : "c’est parfait, je rajouterai juste des cordes". Objection de Paul McCartney. "La musique classique, c’est trop chic, trop intello". Jusqu’au moment où il entre en studio.
Ce jour-là, George Martin a fait entrer les cordes dans le panthéon du rock.

Autre avancée technique, le micro. Un objet capable de capter les moindres vibrations de la voix même quand il s’agit de susurrer.

Un producteur, une voix donc, reste le support.
En 1985, l’album Brother in arms de Dire Straits fut le premier CD entièrement numérique. La musique se partage plus facilement même en plein désert comme le raconte Mark Knopfler, chanteur du groupe.

Cette série regorge de ce genre d’histoires.
Soundbreaking est et restera une référence dans le monde du documentaire par la qualité des archives, des témoignages, par l’intelligence du propos, l’exhaustivité aussi du récit Et par cette bande d’anthologie avec du blues, du jazz, du rock, de la pop et de la soul.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale

Alors que les Landes se vident de leurs canards, le Nord s'inquiète d'un possible cas de grippe aviaire avec 6.000 poulets morts sur une exploitation près de Dunkerque le week-end dernier. Les résultats des analyses seront connues aujourd'hui ou demain assure la Voix du Nord.
La success-story d'une vieille entreprise française à la Une de la République du Centre. Duralex, qui fabrique les verres au fond desquels on regardait nos âges à la cantine, vise une augmentation de 70% de sa production. Objectif : se développer en Chine et en Corée du Sud.
De son côté, Monaco Matin ne s'en remet pas ! "fou, fou, fou" titre le quotidien après le match des monégasques hier contre Manchester City en Ligue des Champions avec un score final de 5-3.

L'histoire du jour c'est Paris en Bretagne.

Melrand est une ville de 1.500 habitants au Nord de Lorient. Un village capitale comme s'en amuse le Télégramme. Parce qu'hier, c'est un panneau Paris qui trônait fièrement à l'entrée du bourg, comme si vous étiez en train de rentrer dans la ville, sauf qu'en toile de fond, il n'y avait pas le périph mais un clocher, des petites maisons et des arbres. Dans le même temps, le panneau routier du village lui avait pris place à 500 kilomètres de là. Melrand s'affichait ainsi, sous le périph justement, à l'entrée de Paris. Un échange de signalétiques qui a fait sourire, jusqu'au maire de Melrand qui espère maintenant récupérer rapidement son panneau. Cette farce, dont les auteurs restent inconnues, il préfère la prendre avec légèreté, d'autant que la plaisanterie a fait pas mal causer.