Climat : Trump lance un défi à la planète

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

C'est une presse inquiète que vous découvrirez ce matin.

Inquiète à cause de "La folle décision des États-Unis" comme le titre Aujourd’hui en France.

"Climat : Trump lance un défi à la planète" poursuit Le Figaro.

"Il provoque le monde" enchaine Les Échos qui accompagnent ce titre d'une photo d'usine perdue dans la fumée.

Autre illustration pour une même noirceur avec Libération.

Dont la Une est partiellement recouverte d'une couleur noire pétrole qui semble dégouliner. Ça illustre ce titre : "Goodbye America !".
En page intérieur, Libé accuse Trump de "jouer le bad cop".

Ça continue avec La Croix : "Trump, tant pis pour le climat".

Le quotidien qui accuse le président américain de s'afficher "en défenseur des intérêts économiques à court terme de son pays".

Quand L'Humanité revient sur "Les dessous d'un travail de sape".

Parmi les nombreuses réactions (nombreuses), on retiendra celle de Ségolène Royal, l'ex ministre de l'Écologie qui s'était beaucoup battu pour le succès de la COP 21.
Elle parle, dans Aujourd’hui en France, d'un "délit contre l'Humanité".

Sans doute un peu moins catastrophiste que les autres : 20 Minutes.

Le gratuit qui estime que "La décision de Trump ne pollue pas trop l’accord de Paris sur le climat".
On verra ce qu'en pense Nicolas Hulot qui sera l’invité de Thomas Sotto à 7h45 mon invité pour une toute première réaction.

20 Minutes qui a préféré mettre Thomas Pesquet en Une avec ce titre "Il s'espacé quoi ?"

Le gratuit qui a eu l'idée amusante d'aider l'astronaute à "rattraper le meilleur et le pire de l'actualité depuis qu'il est parti sur l'ISS. Utile pour Pesquet et pour tous ceux qui auraient passé ces six derniers mois sur Mars. C'est aussi l'occasion de voir à quel point l'actualité va vite.

Et puis on saluera les joueuses de foot de Lyon qui ont remporté hier soir la Ligue des champions féminine du foot.

Au terme d'une longue séance de tirs au but. Elle sont à la Une de L'Équipe qui les a rebaptisées "Les reines du suspense".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

Dans la presse étrangère ce matin, est évoquée une réunion mystérieuse et secrète qui se tient depuis hier soir aux États-Unis : la réunion annuelle du "groupe Bilderberg". De quoi s’agit-il ?

L’un de ces deux mots, "secret" et "mystérieux", figure forcément dans les titres des articles sur le sujet. "Bilderberg : l’organisation la plus puissante du monde", écrit même Clarin, un grand journal argentin.
En fait il s’agit d’une sorte de clubs de gens importants, puissants, qui se réunissent une fois par an pour échanger de manière informelle. Beaucoup de grands patrons mais aussi des ministres, des chefs de partis ou des patrons de presse. Beaucoup d’Américains, l’un des piliers étant Henry Kissinger. Ils arrivent souvent en jets privés, s’enferment dans un hôtel ultra-sécurisé, et discutent pendant trois jours sur des thèmes arrêtés à l’avance. Cette année ils sont 131, réunis dans la petite ville de Chantilly, à une cinquantaine de kilomètres de Washington. C’est Henri de Castries, l’ancien patron d’Axa, qui préside. Il y a sept Français en tout, parmi lesquels Christine Lagarde, la directrice du FMI, ou François Lenglet, le journaliste économique de France 2. Il y a environ un quart de nouveaux participants chaque année, considérés comme des "figures émergentes". L’an dernier, un certain Édouard Philippe était invité.

Et pourquoi ce nom, Bilderberg, et pourquoi ce secret ?

Bilderberg, c’est le nom de l’hôtel qui la première fois, en 1954, a accueilli cette réunion. C’était aux Pays-Bas, et le but était de favoriser les liens transatlantiques, en plein début de guerre froide.
Et le secret, la confidentialité, eh bien c’est la règle ! Rien de doit sortir, et contrairement à Davos par exemple, il n’y a pas de presse. Officiellement pour que chacun soit libre de sa parole. Mais évidemment cela alimente tous les fantasmes et "les Bilderberg" ont de sérieux détracteurs.

Donc on ne connait que la liste des participants ?

Et les thèmes de discussion. Dont le principal, cette année, est le "cas Trump". Ce qui donne un article amusant, très bien écrit dans le Guardian, le quotidien britannique se demande si l’administration Trump "aura une note de fin d’année suffisante" auprès de cette élite "dont l’opinion compte vraiment". Il est prévu de dresser un "rapport d’étape" alors "est-ce que le Président sera collé pour avoir twitté en classe ? Ou retenu une année ? Ou alors on lui dira de vider son casier et de partir". Évidemment c’est ironique, vous l’avez compris, et le Guardian termine en disant que "s’il y a bien un endroit où un président pourrait entendre les mots " vous êtes viré", c’est à Bilderberg".


Eva Roque pour le programme télé

Prodiges, le grand concert à 20h55 sur France 2.

Il y a quatre ans, en prime time, cette musique sortait de nos écrans.

Camille Bertholet, 15 ans à l’époque, était la gagnante de la première édition de Prodiges, concours destiné à mettre en valeur de jeunes talents de la musique, de la danse et du chant classique.
Ce soir, Camille retrouvera plusieurs candidats des trois éditions pour un immense concert, et c’est loin d’être un euphémisme.
Les talents se produiront en direct du stade Pierre-Mauroy de Lille devant 45.000 personnes.

Côté chiffres :
10.500 choristes, des enfants venus de toute la région et qui répètent depuis un an.
50 danseurs
Deux scènes de 300 et 600m2
Un chef d’orchestre et 35 chefs d’orchestres adjoints
17 caméras et 11.000 sandwichs.
Sur scène, vous allez découvrir le gagnant de la version italienne, Ciro, 12 ans.

Au cours de la soirée présentée par Marianne James, 29 morceaux du répertoire seront joués.
Des airs que vous connaissez comme celui interprété par le chouchou d’Eva Roque, gagnant 2016, qui sera là avec ses petites lunettes et sa clarinette. Marin est de retour !

Après le concert, un documentaire sur les coulisses du concours et les préparatifs de cet événement est programmé.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Paris Normandie célèbre sa star locale , rebaptisée ce matin "le héros rouennais" : Thomas Pesquet dans sa combinaison d'astronaute à la Une. Il revient aujourd'hui.
Presse Océan revient sur la nomination de trois médiateurs pour Notre-Dame des Landes : un ex-pilote de ligne, une ex- préfète et un ingénieur qui auront six mois pour étudier le dossier. Ouest France complète : "sitôt désignés, déjà contestés". Les pro-aéroport dénoncent leur manque de neutralité.
Une quasi déclaration d'amour dans La Provence, celle du patron du tour de France. "Marseille, ça a de la gueule". Visite hier de Christian Prudhomme au Vélodrome qui accueillera le départ et l'arrivée de l'avant-dernière étape de la Grande Boucle, le 22 juillet. Un contre-la-montre à travers la ville de la Corniche au vieux Port en passant par la Bonne Mère.
 
L'histoire du jour, c’est celle d’une maman qu'il ne fallait pas énerver.

C'était mercredi. Tout commence bien pourtant, une sortie en famille avec ses deux enfants, et deux de leurs proches. Départ de Chalons-en-Champagne, direction l'Aube pour aller se rafraichir dans un lac. La journée s'écoule sans accroc raconte Libération Champagne. Le problème, c'est que les pieds dans l'eau la maman enchaine les verres d'alcool. Et sur la route du retour, elle perd ses nerfs, se dispute avec son fils de 15 ans. La maman s'arrête alors sur la bande d'arrêt d'urgence de l'A26, et lui demande de sortir de la voiture. Pensant sans doute terminer la conversation loin des autres passagers, il s'exécute. Et là, la mère redémarre. Elle plante son fils sur l'autoroute, oubliant sans doute au passage que la durée de vie d'un piéton sur la bande d'arrêt d'urgence est d'environ 20 minutes. Heureusement, des automobilistes préviennent les patrouilleurs qui appellent les gendarmes. Et ce n'est même pas la mère qui viendra chercher son fils, mais les parents de sa petite amie. Elle est restée introuvable jusqu'à hier. Aujourd'hui, elle est en garde à vue et risque deux ans de prison. Un juge des enfants devrait être saisi dans les prochains jours.