Ces Français qui s'engagent pour la sécurité du pays

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer

Une fois encore, la presse parle beaucoup "terrorisme" ce matin.

Plutôt rassurant, il y a Le Figaro qui fait sa Une sur "Ces français qui s'engagent pour la sécurité du pays" puisque "Depuis les attentats de 2015, le nombre de réservistes a beaucoup augmenté dans l'armée, la gendarmerie ou la police".

Plutôt inquiétant, Libération qui met en Une, deux interminables piles de dossiers et titre "Lutte antiterrroriste ; au bord du burn out". "Juges, procureurs, policiers, services de renseignements, tous les rouages du système sont submergés. l'antiterrorisme est proche de l'asphyxie".

Vos quotidiens se font plaisir sur Kim Kardashian.

Les misères de la bimbo font la une d'Aujourd’hui en France : "Un braquage XXL".
"Very Bad fashion week pour Kim" écrit 20 Minutes.
"Facheuse week" s'amuse Libération qui consacre quand même une double page à "l'affaire".

L'Opinion fait un "2-en-1" en titrant sur le Revenu universel : "la grande méprise".
Sujet illustré par Kak : il a dessiné une Kim Kardashian à coté de laquelle est posé son coffre-fort fracturé. Elle regarde une télé, sur laquelle est écrit "France : bientôt le revenu universel" et Kim Kardashian de dire "Ça tombe bien, je n'ai plus rien à me mettre".

Alors Direct Matin détourne pudiquement le regard pour s'intéresser à Emmanuel Macron.

"Jusqu'où ira Macron", s'interroge le gratuit en Une.
L'ex ministre, possible candidat, "qui s'apprête à mettre le cap sur l'Élysée, mais sans le dire encore officiellement", nous dit Le Figaro.
Il est surnommé "le chamboule tout de la gauche" par Libération.

Si vous n'êtes ni Kardashian, ni Macron, il vous reste Griezmann.

"J'irai à la guerre pour Deschamps" déclare l'ultra sympathique joueur de l'équipe de France. Il fait ce matin la Une de l'Équipe. Un peu de fraîcheur qui fait du bien.


Axel de Tarlé pour l'économie

"Carrefour teste l'appli coupe-file", c’est à lire dans Aujourd’hui en France.

Pour éviter des perdre des heures aux caisses avec son caddie, Carrefour invente le ticket de passage en caisse, comme chez le boucher. Exemple, on est le N°17, on passera donc après le N°16.

Pour faire plus moderne. Carrefour a développé l’application, Jefile, qui est actuellement en expérimentation.
En fait, c'est une file d'attente virtuelle qui vous indique par exemple que vous passez à 16 h 42, vous vous présentez à l’heure prévue et c'est à vous, sur une caisse dédiée, à part des autres clients pour éviter que vous ne leur passiez devant.

Cette application vise à répondre à une réelle demande puisque le passage en caisse est jugé agaçant par 90% des clients qui estiment que le temps perdu est trop important.
Le problème est à chaque fois le même, on a l’impression de choisir la mauvaise file, celle qui n'avance pas.

Aujourd'hui en France donne quatre conseils pour choisir la bonne file :

Tout d’abord, ne pas se laisser impressionner par un gros chariot. Mieux vaut etre derrière un gros chariot bien rempli que derrière deux chariots à moitié vide
Ensuite, préférez la caisse réservée uniquement aux cartes bancaires. Ça vous évitera de vous retrouver derrière un chéquier avec présentation de la pièce d'identité et le relevé des 12 chiffres.
Puis, il faut choisir une caissière ou un caissier efficace qui a l’habitude de son métier mais également derrière des clients efficaces. Il vaut mieux éviter les files avec des parents de jeunes enfants ou des personnes âgées.
Pour finir, choisissez une caisse où le produit passera vite. Par exemple, où il y a beaucoup de produit identique comme huit packs d'eau minérale. Enfin, évitez les fruits et légumes à peser à la caisse.


Eva Roque pour le programme télé

Les beaux malaises à 21 heures sur M6.

C’est la nouvelle fiction de M6 dont le scénario est signé Franck Dubosc. Les dialogues sont également de Franck Dubosc et l’acteur principal, n’est autre que Franck Dubosc.
Le sujet de cette fiction : la vraie-fausse vie de Franck Dubosc. Malgré la célébrité, le quotidien n’est pas toujours facile.
Même chez lui, les enfants sont ingrats comme sa fille postée devant la télé où est diffusé un spectacle de son père.

Cette fiction est en fait adaptée d’une série québécoise à succès qui porte le même nom mais qui met en scène une star canadienne, Martin Matte.
À la réalisation, on retrouve Eric Lavaigne à qui on doit les films Incognito, Bienvenue à Bord ou encore Barbecue. Trois films dans lesquels Franck Dubosc a joué.

Où est la fiction, où est la réalité ? C’est sur ce jeu que repose le téléfilm construit sous forme de saynètes.
Franck Dubosc est parfait, tout comme Anne Marivin dans le rôle de sa femme.

On ne rit pas toujours et il y a quelques longueurs, d’autant que le rapport à la célébrité qui offre les scènes les plus cocasses disparaît parfois.

Une fiction divertissante qui mériterait peut-être un deuxième volet encore plus travaillé.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Celle du Télégramme avec cette provocation russe près des côtes bretonnes. Le 22 septembre dernier, l'aviation française a intercepté deux chasseurs bombardiers russes. Ils évoluaient à seulement 100 kilomètres du littoral breton.

La plainte d'un élu de l'Oise contre la Poste qui met 11 à 21 jours pour distribuer une lettre dans la région. "Lent comme une lettre à la Poste" titre le Courrier Picard.

La note pourrait monter pour le nouveau propriétaire de l'OM. Selon la Provence, la mairie de Marseille veut doubler le loyer du vélodrome à huit millions d'euros par an.

L'histoire du jour c'est un exercice qui aurait pu très mal tourner, ça fait la une de Nord Littoral.

"On a frôlé la catastrophe" dit même un représentant du CHSCT du port de Calais. Vendredi dernier, une patrouille de CRS est prévenue qu'une femme vient de se faire remettre une arme aux abords du port. Vu le contexte dans la zone portuaire et à travers l'hexagone, les CRS décident d'intervenir. Alors qu'elle se dirige à pied vers le quai d'embarquement des ferries, la femme en question est interpelée. Aussitôt, elle leur assure qu'elle ne fait rien d'autre que participer à un exercice et des employés à proximité confirment. Le problème, c'est que les CRS n'étaient pas au courant. Eux, ont cru à une vraie tentative d'attaque terroriste. Inadmissible écrit UNSA Police dans un tract qui demande une meilleure coordination des intervenants sur le port. De son côté, le CHSCT, qui n'avait pas été prévenu non plus, a demandé à visionner les images et le compte-rendu de l'exercice sous peine de saisir l'Inspection du Travail.


Xavier Yvon pour la presse américaine

À la Une de la presse américaine, il y a bien sûr encore les impôts de Donald Trump et les bons sondages d’Hillary Clinton, mais la course à la Maison-Blanche, ce sont aussi les moindres détails qui comptent. Le New York Times publie un papier sur les animaux de compagnie des candidats.

Quand on parle d’un candidat on examine tout de lui, son entourage, sa famille ou son conjoint pour savoir qui sera la First Lady, ou le First Gentleman. Le New York Times pose la question : qui sera le First animal de compagnie ?

Hillary Clinton a deux chiens Tally et Maisie mais quel est l’animal de compagnie de Donald Trump ?

Aucun ! Et c’est un peu un incongru car figurez-vous que Donald Trump serait le premier président sans animal de compagnie depuis Harry Truman, il y a un peu plus de 50 ans.
Les animaux, la famille Trump, préfère les chasser, rappelle le journal, qui évoque les images des fils Trump posant avec leurs trophées lors d’un safari en Afrique.

"C’est l’une des nombreuses choses qui sépare les candidats, mais à quel point ça compte pour le public, ce n’est pas clair", analyse le journal.

Tous les candidats posent à un moment ou à un autre en photo avec leur petit compagnon poilu, ça humanise. D’ailleurs, être allergique est un problème, comme pour le gouverneur du Texas, Scott Walker, un temps adversaire de Trump aux primaires.

Il y a des livres entiers qui ont été écrit sur les animaux présidentiels, ils ont même un musée. Il y a eu de tout à la Maison-Blanche : beaucoup de chiens, bien sur mais aussi un un alligator, une vache ou la ménagerie de Theodore Roosevelt qui avait une truie, un serpent et un blaireau.

S’il est élu, Donald Trump se verra certainement offrir un animal mais quel genre d’animal ? Ça, le journal nous laisse libre d’imaginer.