Aulnay, la police en accusation

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sébastien Krebs, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Vos journaux regardent vers Aulnay, ce matin.

À l'image de La Croix qui titre "Aulnay, la police en accusation".

Les mots, choisis en Une d'Aujourd’hui en France sont encore plus tranchés : "Révélations sur une bavure" !

Le journal a croisé "les déclarations des quatre détenus, de leur rapport d'intervention mais aussi du récit livré par Théo sur son lit d'hôpital, de celui de ses amis ainsi que des nombreuses vidéos filmées par les habitants".
Conclusion, il y a une victime, c'est sûr, c'est Théo.
Sur le déroulement, l'enclenchement des faits, ce qu'il s'est passé exactement dans la cité des 3.000, "jeudi dernier entre 16h46 et 17h", c'est parole contre parole.
Le débat ne pourra être tranché "qu'après analyse, image par image de la séquence, filmée par le système de vidéosurveillance de la ville, mais pas encore visionnée par la juge d'instruction au moment de la mise en examen des policiers le week-end dernier".

Le sujet fait encore la Une du Monde : "Violences policières, l'affaire d'Aulnay prend une dimension politique".

De la politique, vous en trouverez en Une du Figaro : "Cour des comptes : l'ultime charge contre la gestion socialiste".
"Dans son 185è rapport public annuel, l'institution financière doute des prévisions de redressement des comptes du gouvernement et met en cause ses méthodes budgétaires".
Mention spéciale pour "le gâchis à un milliard de l'écotaxe".

"Ecotaxe, un Royal scandale", enchaine l'Opinion.
Pour qui "la ministre de l'Environnement est la première responsable de ce fiasco financier.

Dans cet inventaire à la Prévert des gaspillages d'argent public, dressé par Le Figaro, une mention spéciale, quand même, à la douane.
"Elle a acquis des avions qui ne peuvent pas voler avec leurs équipements", "des bateaux inutilisables" et même "payé un bateau non livré".

On comprend mieux la Une de Direct Matin : "Croissance, balance commerciale, déficits, emploi : "l'économie dans le flou".

Enfin il y a L'Humanité qui a redessiné la Statue de la Liberté.

Le poing levé, les yeux rivés vers le sol, comme Tommy Smith et John Carlos, sur le podium du 200 mètres des JO de Mexico, en 1968. L'Huma qui titre "Ils résistent à Trump : les voix de l'Amérique progressiste" et qui ouvre ses colonnes à "des écrivains, des syndicalistes, des féministes, des antiracistes ou encore des défenseurs des droits civiques".


Sébastien Krebs pour la presse internationale

Dans la presse internationale, on découvre les coulisses de la conquête spatiale et l’Histoire des "chiens cosmiques", ceux qui ont précédé les hommes dans l’espace.

Oui c’est dans le quotidien russe indépendant Novaia Gazetta qui titre à la Une : "L’histoire de la conquête non humaine de l’espace".
Retour dans les années 50, on est en pleine guerre froide, en pleine course aux étoiles entre les deux rivaux, les États Unis et l’Union soviétique. Avant le premier vol habité par un homme, Iouri Gagarine en 1961, les Russes s’y sont essayé plusieurs fois en envoyant des chiens cobayes. On en connaissait déjà quelques-uns, comme la fameuse Laika, premier être vivant à avoir été mis en orbite autour de la Terre. Mais on découvre dans cet article l’ampleur de ces expérimentations. En tout 48 chiens soviétiques ont été envoyés dans l’espace, avant que l’homme puisse s’y risquer à son tour.

Et ce qu’on découvre aujourd’hui, était resté caché pendant toutes ces années ?

Oui, "à l’époque soviétique, ces informations étaient strictement confidentielles", raconte le journal. Puis, personne ne s’y est vraiment intéressé, certains documents ont été détruits ou perdus. Et c’est une employée d’un Institut biomédical, qui, il y a quelques mois, a découvert dans les archives, des journaux de bord, documents précieux datant de cette époque, qui racontent en détails ces essais.
On apprend, par exemple, que ces animaux étaient sélectionnés et préparés à devenir cosmonautes. On allait trouver des chiens errants, dans les rues de Moscou, jugés moins capricieux et les plus patients que les chiens de race. Il fallait qu’ils mesurent moins de 35 centimètres de haut, 43 de long et pèsent maximum six kilos. De petits chiens dociles, donc, et surtout qu’ils soient beaux ! L’un d’eux se retrouveraient peut être un jour à la Une des journaux, autant qu’il soit joli.

Sauf que ces expériences ne se sont pas toujours bien finies ?

Oui parce que les scientifiques russes leur faisaient subir toute une batterie d’expériences, avant même d’aller dans l’espace. Dès 1950, on les conditionne pour s’habituer aux vibrations, aux bruits des moteurs et à être nourris par des machines. Et puis il y a ceux qui ont décollé. Au total, 29 vols canins vers l’espace entre 1951 et 1960. huit de ces lancements ont eu une issue fatale.
Et sur ces 48 chiens, 20 sont morts, a compté le journal. C’était sans doute, le prix à payer dans cette course frénétique contre les Américains, qui eux, de leur côté, tentaient d’envoyer des singes. "Et il fallait absolument que le chien soviétique se retrouve dans l’espace avant le singe américain".

Aujourd’hui les Russes en ont fait une exposition, à Moscou, Belka, Strelka et les autres, du nom de deux chiennes qui ont passées une journée dans l’espace à bord de Spoutnik en 1960.

Pour plus de détails, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

Et si on vivait tous ensemble à 20h55 sur France 3.

Film franco-allemand sorti en 2011 sur un thème peu abordé, surtout avec le sourire : la vieillesse.
Ils sont trois copains septuagénaires, deux sont mariés et le troisième court encore les filles.
Pas question pour eux de finir en maison de retraite.
Jean, ex soixante huitard, incarné par Guy Bedos a une idée.

Une communauté à plus de 75 ans ! Cinq vieux, et un jeune étudiant en ethnologie se retrouvent donc tous ensemble dans une demeure.
Ça ressemble plus à un Club Med qu’à une maison de retraite.

Un film où il est question d’amour, de souvenir, de rapport à la maladie, à la famille.
Où il est surtout beaucoup question de sexualité, notamment avec le personnage de Claude, joué par Claude Rich.

Aucun sujet tabou dans ce film au casting de luxe puisque on retrouve également Pierre Richard, émouvant dans le rôle d’un homme qui perd la mémoire, Géraldine Chaplin et Jane Fonda, les deux femmes de la maison.

Un film sans prétention dans lequel les dialogues sonnent justes. Avec une émotion, sans excès de sentimentalisme.
Vous serez sans aucun doute touchés par ces personnages, par leur drôlerie et leur optimisme communicatif.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Le colère de certains maires à la Une de la République du Centre. Les uns dénoncent un surplus de travail, les autres, un recul du service public. En cause : les modifications des conditions de délivrance de la carte d'identité. À partir du 2 mars, seules quelques mairies pourront les délivrer. Dans le Loiret, par exemple, ça concernera 26 mairies sur 326.
L'opération séduction du Mont Blanc dans le Dauphiné Libéré, le maire de Chamonix veut faire classer le massif au patrimoine mondial de l'Unesco. Objectif : aboutir en 2025.
Dans le Tarn, une mairie devenue salon de massage, c'est à Lacougotte-Cadoul, près de Lavaur. C'est à la Une de la Dépêche du Midi. Même le maire a prêté main forte pour transformer les lieux pour une ouverture en mars. Sans ambiguïté sur les prestations assure l'ancienne policière russe installée en France depuis 13 ans.

L'histoire du jour nous renvoie à ce qu'est notre époque, à la Tour Eiffel.

Mais d'abord, il va falloir faire la queue. Ça fait longtemps que pour monter dans les étages, la file d'attente est longue. Mais bientôt, il faudra aussi faire preuve de patience pour accéder simplement au parvis de la Tour Eiffel car le journal Le Parisien assure ce matin qu'une clôture anti-balles de 2,5 mètres de haut va être érigé tout autour du site. Modifiant jusqu'à l'accès des visiteurs au monument, qui ne se ferait plus de tout côté, mais uniquement par les jardins. Les travaux de sécurisation seraient prévus pour le courant de l'automne. Un mur de verre, une clôture de sécurité, qui pourrait coûter 20 millions d'euros et qui viendra remplacer les barrières provisoires et assez moches installées pour l'Euro de foot. Informés au Conseil de Paris, plusieurs élus s'inquiètent de voir la Tour Eiffel transformée en forteresse, d'autres redoutent de voir le site dénaturé. Mais le chargé du tourisme à la mairie de Paris l'assure : "les travaux se font en concertation avec les architectes des bâtiments de France".