Aide aux migrants : Cédric Herrou attend le verdict la tête haute

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sébastien Krebs, Eva Roque et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer

Avec la photo d'un homme en Une de l'Humanité.

Casquette sur la tête, petites lunettes et écharpe blanche autour du cou : "Cédric Herrou attend le verdict la tête haute".
Cédric Herrou c'est cet agriculteur des Alpes maritimes jugé pour avoir hébergé plusieurs dizaines de migrants chez lui. Le jugement tombera tout à l'heure à 8h30.

Et ce matin, vous avez dans la presse des témoignages de personnes qui ont fait comme lui, qui ont choisi d'aider des réfugiés.

Dans le Parisien, par exemple, Léopold raconte pourquoi il a hébergé chez lui une migrante congolaise. Une dame malade, précise-t-il. Léopold a été condamné à 500 euros d'amende et il refuse de payer.
Il y a également Jean-Louis, poursuivi pour s'être opposé à un policier sur un camp de rom et pour violence avec arme par destination. "L'arme, c'était mon vélo".

"La matraque de la honte", c'est le titre en Une de Libération.

Libé qui a recueilli le témoignage de plusieurs membres de la famille de Théo et qui donne la parole au sociologue Didier Fassin. Il a étudié pendant des mois le comportement des policiers en banlieue. Son verdict : "La volonté de blesser la masculinité de leur public est fréquente parmi les policiers". "Blesser la masculinité", ce sont les mots d'un sociologue.
Il y a ceux beaucoup plus crus d'un footballeur, Adil Rami, défenseur des Bleus. Horrifié par ce qui est arrivé à Théo, il s'en prend aux policiers. Voici ce qu'il dit : "Ils nous pissent dessus, sans même nous faire croire que c'est de la pluie".

Dans la presse de ce matin, vous retrouvez aussi, en Une du Figaro, la photo d'un chef : Yannick Alléno.

Il est le seul nouveau 3 étoiles du dernier Guide Michelin pour son restaurant de Courchevel : "Alléno au sommet".

Et puis un détail dans Libération dont c'est aujourd'hui le numéro 11.111.

Le journal s'attarde sur Le journal s'attarde sur ce nombre : 11.111. Une page entière pour dire que c'est un nombre aux propriétés mathématiques incroyables.
Comme tous les nombres formés uniquement de 1, le carré de 11.111 forme un nombre palindrome, c'est à dire parfaitement symétrique... Carré de 11.111 = 123.454.321, c'est à dire 123454321.


Sébastien Krebs pour la presse nationale

Dans la presse internationale, ces révélations d’une enquête de CNN qui porte de très graves accusations contre le Venezuela. Son ambassade en Irak est soupçonnée d’avoir vendu des passeports à de potentiels terroristes, leur permettant de voyager sans être inquiétés. 

Oui et c’est un système très organisé que décrit la chaine américaine, qui a travaillé sur cette enquête pendant plus d’un an. Au cœur de ces révélations, il y a un homme. Un ancien diplomate vénézuélien qui s’appelle Misael Lopes. Pendant plusieurs années, il a travaillé comme conseiller à l’ambassade du Venezuela à Bagdad.

Il raconte qu’à peine un mois après son arrivée, il a été approché par une femme, employée à l’ambassade comme traductrice, qui lui a expliqué qu'il pouvait gagner des milliers de dollars en vendant des passeports vénézuéliens, notamment à des Syriens. "J’ai pensé que c’était peut-être pour des terroristes", dit-il, alors il a refusé malgré la promesse de récupérer 10.000 dollars pour chaque passeport délivré.

Sauf que ca n’était pas un cas isolé.

Oui et ça il l’a découvert un peu plus tard en tombant sur un document de l’ambassade : une liste de 21  noms, à consonance arabe, et un numéro de passeport pour chacun. Des numéros que CNN a pu vérifier : ils sont toujours valides aujourd’hui. Mais le plus étrange, c'est que dans les bases de données vénézuéliennes, ces passeports correspondent à des gens totalement différents, des noms hispaniques cette fois.

Ça veut dire que le Venezuela a délivré de vrais passeports à de faux noms, contre de l’argent ?

Effectivement, CNN cite par exemple le cas d’un Irakien, qui disposait d’une pièce d’identité irakienne disant qu’il est né en Irak et d'un passeport vénézuélien, sur lequel son lieu de naissance est cette fois au Venezuela.

Ce qui est inquiétant, c'est que ce passeport permet à qui se l'achète de voyager discrètement à travers le monde. Avec un passeport vénézuélien, on rentre dans 130 pays sans aucune formalité de visa. Dont 26 pays européens et l’espace Shengen dont la France. Alors qui en a bénéficié ?

De potentiels terroristes ? Peut-être ! CNN cite des proches du Hezbollah et cela, avec l’aval, affirme la chaine, des plus hautes autorités du pays. CNN met directement en cause le vice-président vénézuélien, qui aurait fourni des papiers à des Syriens, Libanais, Jordaniens, Iraniens, et Irakiens.

Et le Venezuela a réagi ?

CNN a eu le plus grand mal à obtenir une réaction. Une équipe de la chaine a même été expulsée en arrivant à Caracas. Ils ont finalement couru après la ministre des Affaires étrangères lors de son passage à New York. "C’est totalement faux", a-t-elle répondu en prenant la fuite.

L’ancien conseiller de l’ambassade, lui, a du fuir son pays. Aujourd’hui il vit en Espagne, dans la peur des représailles.

Pour plus de détails, cliquez ici.

Eva Roque pour le programme télé

Victoires de la musique à 20h55 sur France 2.

"Merci, merci, merci !" Ce sera sans doute le mot le plus prononcé ce soir.

France 2 tente quand même de faire de cette cérémonie un moment joyeux avec deux présentateurs qui ne manquent pas d’humour, Bruno Guillon et Thomas Thouroude.

Deux trublions, Mathieu Madénian et Thomas VDB, interviendront également tout au long de la soirée.

Sur scène, trois artistes accumulent les nominations à commencer par cette chanteuse

Et je l’appelle encore est en lice pour la Victoire de la meilleure chanson. Véronique Sanson est également nommée dans la catégorie meilleure interprète féminine.

Côté garçon, lui aussi devrait être sous les feux des projecteurs, benjamin Biolay, nominé deux fois pour le meilleur interprète et le meilleur album.

Mais la championne des nominations est une jeune femme. Meilleure interprète, meilleur clip et meilleur concert, le meilleur  antidépresseur surtout.

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Huit mois après les inondations dans le Loiret, le rapport critique du ministère de l'Environnement dans la République du Centre. "Les risques ont été sous-estimés". Des travaux pour faciliter l'évacuation des eaux sont recommandés, ainsi que des exercices sur l'autoroute pour mieux gérer une telle situation.

Une formule déjà devenue poncif à la Une de plusieurs de vos quotidiens : "pluie d'étoiles" comme si les distinctions du guide Michelin tombaient du ciel. "Pluies d'étoiles" donc à Saint Emilion, dans Sud Ouest ou encore dans le Var, en Une de Var Matin. Le département qui compte 17 établissements dans le guide rouge.

Les chanceux du jour sont à la Une du Républicain Lorrain. Une famille qui empoche 18 millions d'euros au Loto, à Rozérieulles, près de Metz. Les gagnants ont souhaité rester anonymes et on les comprend. C'est le 6e plus gros gain de l'histoire.

L'histoire du jour c'est celle d'une terrible vengeance, celle d’un agriculteur des Côtes d’Armor.

Vous savez ce qu'on dit : la vengeance est un plat qui se mange froid. Dans le cas qui nous intéresse, le plat était carrément périmé. Parce que notre vengeur a ruminé pendant plus de 10 ans avant de passer à l'acte. À l'époque, il lance une invitation à des collègues agriculteurs après une journée de travail mais au repas de sa mère, ces derniers préfèrent un apéro à l'extérieur. Voilà l'affront originel et une décennie plus tard la riposte en deux temps. Des vols de pièces de monnaie et c'est d'ailleurs, en volant 1,5 euro un soir chez un de ses voisins que l'agriculteur vengeur se fait attraper et qu'il reconnait, en garde à vue, d'autres méfaits bien plus graves. Entre février et mars 2015, il s'est introduit à plusieurs reprises dans quatre élevages laitiers entre Lannion et Paimpol. Il a versé de l'antibiotique dans les cuves de lait raconte Ouest France. Le breuvage devient invendable. "Le cauchemar est dans le pré" commentait hier l'un des avocats de la partie civile devant le tribunal de Saint Brieuc où était jugé l'agriculteur. Six mois de prison avec sursis et 34.000 euros de dommages et intérêts ont été requis à son encontre.