Affaire Grégory : vol au-dessus d'un nid de corbeaux

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La Une du jour est pour Libération : "Affaire Grégory : vol au-dessus d'un nid de corbeaux".

Inspiré aussi L'Humanité

Le journal a installé 577 têtes d'Emmanuel Macron à l'Assemblée. Hémicycle barré de ce titre : "Dimanche, ne lui laissons pas les mains libres".

Même sujet pour CNews Matin : "Quelle majorité pour Macron ?".

Quand La Croix s'intéresse aux "Novices aux portes de l'Assemblée !".

Vos journaux reviennent aussi largement sur l'agression de Nathalie Kosciusko Morizet, hier.

"NKM agressée : dans la politique jusqu'aux coups" écrit Libé.

C'est "L'agression qui choque" poursuit Aujourd’hui en France.

Le journal qui reprend la déclaration d'Édouard Philippe : "Les hommes qui expriment cette violence physique à l'égard de femmes qui sont à la fois plus légères et plus petites ne m'inspirent que du mépris".

Le journal qui met la ministre de la Santé, Agnès Buzyn en Une.

Elle relance le débat sur la vaccination et affirme "réfléchir à rendre obligatoire 11 vaccins", aujourd’hui seuls la diphtérie, la polio et le tétanos sont obligatoires. Elle se pose aussi la question pour un vaccin contre la grippe qui deviendrait obligatoire pour les professionnels de santé. Quand on lui parle de l'hostilité d'une partie des Français, on sent que la ministre n'est pas loin de s'emporter : "les vaccins ont sauvé des milliards de vie mais on l'a oublié".
Agnès Buzyn qui, par ailleurs dit "ne pas être contre une hausse du paquet de cigarettes à 10 euros.


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

La prison vue de l’intérieur aux États-Unis, c’est ce que proposent deux détenus et une artiste depuis cette semaine et ça, grâce au média radio.

Absolument, c’est un tout nouveau podcast radio, qui s’appelle Ear Hustle, qu’on pourrait traduire par "écouter aux portes". Le premier épisode a été diffusé mercredi et il est déjà dans le Top 5 des podcasts les plus téléchargés sur iTunes. Un gros succès d’emblée.
Les co-producteurs, vous le disiez, sont deux détenus de 29 et 45 ans, Antwane Williams et Earlonne Woods, tous deux condamnés à des peines de 15 et 31 ans pour des attaques à main armée (ils en ont déjà purgé une bonne part). Nigel Poor, elle, est artiste. Elle donnait des cours de photo dans la prison de Saint Quentin, en Californie. Ensemble, ils ont gagné le concours d’une plateforme de podcast et voilà : Ear Hustle était né.

Qu’est-ce qu’ils racontent dans leurs podcasts ?

Ils racontent la prison de l’intérieur et ils étaient sûrs que ça allait intéresser les gens du "dehors". Écoutez le trio, extrait de leur "bande annonce" : "Vous pensez vraiment que les gens ont envie de connaître la vie en prison ? Bien sûr ! Il n’y a qu’à voir toutes les séries qui en parlent comme Prison Break, Orange is the New black ! Mais tout ça, c’est que des conneries !”
Le ton de la discussion entre les trois est très dynamique, souvent drôle et assez cash. Ils ont donné une interview par téléphone depuis la prison, au Marshall Project, qui est site dédié aux affaires criminelles. Ils expliquent que Nigel, la femme artiste, est leur lien avec la société. Elle a le rôle de celle qui s’étonne, par exemple, qu’un détenu utilise son coup de fil autorisé de 15 minutes, pas une de plus, pour tenter de séduire quelqu’un du dehors. Il est question de cohabitation en cellule, des animaux de compagnie en prison ou des modes. Williams et Woods racontent des "petits moments de prison", parfois tendre ou hilarants, qui montrent l’humanité des détenus.

Elle est drôlement ouverte cette prison de St Quentin en Californie !

À St Quentin il y a un journal depuis presque 100 ans, un labo médias avec ordinateurs, imprimantes et matériel d’enregistrement. Ça reste une prison, les détenus n’ont ni internet ni le téléphone, mais elle fait figure d’exception dans le pays, loin de ce que vivent les deux millions de détenus dans les prisons américaines.

Ear Hustle, le podcast de l’intérieur de la prison qui cartonne aux États-Unis. La première saison compte 10 épisodes.

Pour plus de détails sur ce podcast, cliquez ici.


Eva Roque pour le programme télé

La chanson de l’année 2017 à 21 heures sur TF1 samedi.

Il a à peine eu le temps d’éteindre le plateau de The Voice samedi dernier, que le voilà déjà sur une immense scène au cœur des Arènes de Nîmes ! Demain soir, Nikos Aliagas présentera cette émission annuelle en direct. Un grand show et une élection, comme pour The Voice, à vous d’élire la meilleure chanson parmi dix titres.

Du spectacle avec un plateau d’artistes impressionnant qui interprèteront évidemment leur titre mais qui partageront aussi des duos. Un samedi soir sur la terre !


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

À deux jours du second tour des législatives, le Premier Ministre au front en Occitanie. C'est à la Une de Midi Libre. Visite notamment dans le Gard pour soutenir la candidate En Marche, Marie Sara, opposée à Gilbert Collard.
Dans l'affaire Grégory, l'espoir et l'envie de savoir de Vosges Matin. Plusieurs personnes seraient impliquées selon le procureur. Un pas de plus, écrit le journal, pour peut-être découvrir la vérité et pour que tout cela cesse enfin.
Une carte postale et des nouvelles pas vraiment fraiches à la Une du Parisien Yvelines. Une octogénaire vient de recevoir un courrier envoyé par son fils en 1976 ! Certes, il y a 500 kilomètres entre Concarneau et Rambouillet mais 41 ans pour faire le trajet, ça fait un peu long !

L'histoire du jour c'est jeux interdits, plus précisément jeux de ballons interdits.

On a beau être, comme le souligne Sud Ouest ce matin, sur une terre d'ovalie et de pelote, balles et ballons sont désormais interdits dans les rues de la commune de Puymirol, environ 950 habitants, près d'Agen. Le maire a carrément pris un arrêté le 23 mai dernier. Et il s'explique : "je suis l'ancien instituteur du village, je suis donc sensibilisé à la mise en danger des enfants". Il y a quelques semaines, raconte-t-il, une camionnette a failli renverser un enfant qui voulait récupérer son ballon sur la chaussée. Argument de sécurité donc mais le maire ne s'arrête pas là, justifiant cette interdiction comme un moyen aussi d'éviter la dégradation des équipements publics et privés ainsi que de limiter ces bruits "répétés et intempestifs qui gênent le voisinage". Une façon d'assurer la tranquillité publique qui surprend jusqu'au président de l'association des maires ruraux. "c'est la première fois que j'entends parler de ça !".