Affaire Grégory : Et si on avait retrouvé le corbeau ?

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission Europe matin
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Sophie Larmoyer, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

Ce matin, c'est le retour en Une de la photo tellement connue de Gregory.
Plus de 30 ans après son assassinat, ne peut toujours pas reposer en paix.

"Va-t-on enfin connaitre la vérité" s'interroge Le Figaro.

C'est en Une d'Aujourd’hui en France, "L'ultime coup de théâtre".

"Et si on avait retrouvé le corbeau ?" veut croire Libération.

Libé qui a toutefois coupé sa Une en deux.

L'autre partie étant utilisée pour lancer un appel au chef de l'État : "Monsieur Macron, tendez-la main au peuple grec". "Les citoyens ont suffisamment payé pour les erreurs de leurs dirigeants. Il est temps d'agir enfin pour régler le problème de la dette grecque".

Sinon, le bac est très présent ce matin.

C'est "Le grand jour" en Une de CnewsMatin.

"Le baccalauréat est-il une formalité ?" s'interroge 20 Minutes. Qui ajoute, entre parenthèses : "vous avez quatre heures".

Pour ceux qui voudraient encore bachoter la politique, il y a Le Monde : "Bayrou défend, dans la tourmente, sa loi de moralisation de la vie politique".

Ou encore L'Opinion : "Le FN cherche sa ligne de survie".

"Après l'échec à la présidentielle et la contre-performance attendue aux législatives, c'est toute sa doctrine que le Front National va devoir redéfinir". Sur le dessin de KAK, Marine Le Pen s'adresse à son vice-président : "Tu sais que je t'ai toujours considéré comme premier ministrable". "Merci" répond Florian Philippot, sauf que Marine Le Pen ajoute, dans la foulée : "Eh bien je dois remanier".

Enfin La Croix se lâche et titre "Portables sans frontières".

Titre illustré par un portable sur lequel s'inscrit, tel un SMS, ce message : SON SMS.
"Désormais un Européen qui se déplacera au sein de l'Union ne paiera plus de frais additionnels pour son téléphone mobile".


Sophie Larmoyer pour la presse internationale

On s’intéresse au Maroc, où Emmanuel Macron est en visite depuis hier. Le Maroc qui est agité par un mouvement social important ces dernières semaines.

"Le Rif s’invite" à cette visite du président français, titre Le Point Afrique. Tout simplement parce que c’est un sujet qu’on ne peut pas éviter, au Maroc en ce moment. Le Rif, c’est cette région du Nord du pays particulièrement touchée par la pauvreté, et dont les principales villes sont Tanger, Fès ou Meknès mais aussi Al-Hoceima, où en octobre dernier, un vendeur de poisson qui voulait récupérer sa marchandise confisquée est mort coincé dans une benne à ordures. Depuis, la mobilisation n’a pas cessé et elle s’est accentuée, les manifs sont devenues quotidiennes, depuis l’arrestation du leader du "Hirak" ce qui veut dire "la mouvance", c’est le nom que ce sont donnés ces citoyens du Rif, qui réclament qu’on ne les oublie plus et que le développement économique gagne leur région.

La révolte du Rif n’était pas au menu des discussions, hier, avec le Roi du Maroc. Pas plus qu’elle ne le sera aujourd’hui ?

Non, mais la visite du président français est l’occasion de braquer le projecteur sur cette révolte. 25 associations ont adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour dénoncer la "répression du Rif". Le groupe des Verts au Parlement européen, en a profité aussi pour interpeler Mohamed VI, demandant la libération des "prisonniers politiques". Hier encore, nous apprend le site du magazine Tel Quel, 25 manifestants ont été condamnés à 18 mois de prison ferme, ce qui risque d’attiser la colère des manifestants. Il y a eu plus d’une centaine d’arrestations depuis fin mai.

Et le mouvement dépasse désormais cette seule région, à la tradition frondeuse.

Absolument ! Dimanche, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rabat, la capitale ce qui est rare, et donc souligné dans les medias de la région. Le site d’info TSA, par exemple, Tout sur l’Algérie, évoque une "vague de contestation inédite depuis le Printemps arabe". Les manifs de soutien ont même gagné Bejaia, cette ville de Kabylie, en Algérie. Sur le site d’infos PanoraPost, un commentateur estime carrément que "Le royaume est en danger" quand un autre affirme qu’après sept mois de contestation, les visites de ministres n’y ont rien fait : le seul recours est désormais le Roi.


Eva Roque pour le programme télé

Juste un regard à 21 heures sur TF1

Il s’agit d’une nouvelle série policière française adaptée d’un roman d’Harlan Coben. Eva, Bastien et leurs deux enfants forment une famille heureuse vivant dans une jolie maison. Tout va pour le mieux.
Un jour, une photo tombe d’un album, photo sur laquelle Eva reconnaît son mari quelques années auparavant.

Quelques heures plus tard, Bastien disparaît.
Et si toute votre vie n’était qu’un mensonge ? C’est le point de départ de ce thriller où même les personnages les plus innocents ont un truc à cacher. Vous êtes prévenus, la bande-annonce donne un bon aperçu de l’ambiance.

De l’action, du suspens, de l’amour et une tension permanente, c’est ça la touche Harlan Coben avec, en plus, un casting de luxe : Virginie Ledoyen et Thierry Neuvic dans les rôles principaux, entourés d’Arthur Jugnot, Julie Gayet et Thierry Frémont.
N’imaginez pas qu’Harlan Coben est un simple prête-nom. L’homme qui a vendu plus de 70 millions d’exemplaires de ses romans dans le monde, est présent pour l’écriture du scénario et sur les plateaux de tournage. Il s’offre même une apparition.
Pour TF1, c’est une série prestige avec un budget avoisinant les 10 millions d’euros. La chaîne espère enregistrer les mêmes audiences que l’an dernier avec Une chance de trop déjà adaptée d’un polar de Coben et qui avait séduit huit millions de téléspectateurs en moyenne.
C’est une série qui fonctionne très bien et dont il est difficile de décrocher.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

On parle beaucoup du petit Grégory en Une de la presse quotidienne régionale.

Le portrait de l'enfant s'affiche à la Une de nombreux quotidiens ce matin. Dans la région de sa disparition, l'Est Républicain consacre six pages à ce dernier rebondissement : "32 ans après, le coup de théâtre" titre le journal.
L'inquiétude du défenseur des droits dans la Voix du Nord, Jacques Toubon dénonce les conditions de vie inhumaines des migrants à Calais : distributions de repas limitées, absence d'abris, mineurs qui dorment à même le sol. Il plaide pour une réaction immédiate des autorités.
Thomas Pesquet de nouveau à l'honneur. Pas dans l'espace, mais à Elvin, dans le Morbihan où une rue va être baptisée à son nom. Idée d'un élu qui a côtoyé le grand père du spationaute. Et selon le Télégramme, Thomas Pesquet aurait donné son accord.

L'histoire du jour c'est un peu "Vous avez demandez, la police" eT bien s'il vous plait, lâchez-la, la police !

Elle sait se montrer patiente mais il ne faut pas pousser. Et là, pour le coup, les opérateurs du centre de la gendarmerie de Saint-Herblain n'en pouvaient plus. Ce sont eux qui répondent aux appels au 17 en Loire-Atlantique. On imagine assez bien le sang-froid de ces opérateurs. D'ailleurs, ils ont supporté pendant 10 mois d'être harcelés par une femme qui les appelait sans aucune raison valable. Une fois quand même, elle a été sermonnée et auditionnée mais ça n'a pas suffi. C'est ainsi qu'au total, elle a appelé plus de 1.200 fois. Le commandant de la gendarmerie des Pays de la Loire a donc fini par porter plainte. La femme a été arrêtée, elle pourrait être jugée aujourd'hui. Elle, que l'on pourrait qualifier de serial calleuse ou d'appeleuse malveillante en série. Puisqu'elle a déjà fait l'objet de procédures similaires notamment pour avoir harcelé la préfecture de Loire Atlantique.