13 novembre : une horreur gravée à jamais

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Le kiosque de Thomas Sotto est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Axel de Tarlé, Xavier Yvon, Eva Roque et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

La presse nationale pour commencer.

La presse, c'est d'abord une rose blanche que l'on retrouve en Une de Direct Matin qui titre "Une horreur gravée à jamais".

Cette fleur, en mémoire des victimes du 13 novembre, on la retrouve aussi en Une de l'Humanité avec ce titre, empruntée au romain de Maylis de Kerengal : "Réparer les vivants".

Libération ne se remet pas de la victoire de Donald Trump aux États-Unis et titre "le front anti trump".
Et sur le front, justement, de la jeune fille qui fait la Une, est écrit "Not my president".

"Donald Trump rebat toutes les cartes sur les marchés" titre Les Échos.
"Wall Street bat des records mais l'or s'effondre. Les taux remontent. Tandis que la confusion règne toujours sur le programme économique et les équipes du futur président".

La Croix élargit le sujet et cherche "Les raisons d'une colère".
Après les votes de rupture en Grande-Bretagne et aux États Unis, le journal tente de comprendre "cette révolte électorale qui gagne l'Occident".

Le Figaro, lui, se tourne vers la "primaire : les écarts se resserrent".

Tandis qu'à gauche, "Valls déclenche la bataille avec Hollande" nous dit L'Opinion. Sur le dessin de Kak, Manuel Valls dit à François Hollande : "On se dirige vers les 90% de mécontents". "C'est une forme comme une autre d'unité nationale", lui répond le chef de l'État.

Sinon, vous trouverez des tchèques heureuses en une de L'Équipe. Elles ont gagné la Fed Cup face aux françaises hier soir.
"Tchèques et mat" titre le quotidien sportif.

"C'est sans doute partie remise" positive Aujourd’hui en France.

Enfin, quelques mots de la grève à I-TELE qui entre dans sa cinquième semaine.

"La grève de la fin ?" s'interroge Libération. Sur le fond, rien de nouveau. Sur la forme, on apprend "que la déprime est telle au sein de la chaine que même la direction de Canal commence à s'en soucier. Du coup, elle vient d'annoncer "l'ouverture d'une cellule de suivi psychologique". "Enfin une décision concrète", conclut Libé.


Axel de Tarlé pour l'économie

Pour la troisième année d'affilée, les émissions de C02 ne progressent pas. C’est à lire dans le Financial Times.

Au niveau mondial, les émissions de C02 liées à l'industrie n'auront augmenté que de 0,2% cette année (chiffre du Global Carbon Project réalisé par des scientifiques du monde entier).

L'an dernier, en 2015, aucune augmentation n’avait été enregistrée tandis qu’en 2014, elle était limitée à 0,7%.

Le Global Carbon Project "Rupture claire" se positionne sur un rythme de 2,3 % sur la décennie des années 2000.

Pourquoi ? Quelles sont les explications ?

La Chine, qui est le premier pollueur mondial, a enregistré une diminution de 0,5% de charbon contre 5% d’augmentation sur la décennie précédente.

Aux États-Unis, on assiste à une diminution de 1,7% du gaz qui a été remplacé par le charbon.

C’est d'autant plus remarquable que la croissance mondiale est de 3%.

La stabilité c’est bien mais le problème c’est que ça ne baisse pas.

"Pour limiter à moins de 2°C la hausse moyenne du thermomètre, les émissions devraient baisser en moyenne de 0,9% jusqu'en 2030", rappelle l'étude.

La  COP22 de Marakech s'achève vendredi.


Eva Roque pour le programme télé

Alice et Aristide à 20h50 sur L’Équipe.

Aristide est rugbyman, Alice est acrobate. Ils sont frère et sœur et ont été blessé lors des attentats du 13 novembre.

Pendant 11 mois, la réalisatrice Laetitia Kuppa les a suivis dans leur rééducation, tous les deux bien décidés à reprendre leur activité sportive.

Ça commence avec le récit des événements et un sourire. Aristide est gravement atteint. Un homme vient lui porter secours. Serge Simon, rugbyman et médecin qui raconte la suite.

Ils sont soudés, s’entraînent tous les jours, durement, épatent les médecins par leur force et leur volonté.

Des heures et des heures de rééducation. À sourire à chaque progrès. Aristide quitte rapidement son fauteuil roulant et réalise des efforts physiques plus intenses encore qu’avant les attentats. Alice, bras bandé, envisage déjà de nouvelles acrobaties.

Aristide retrouve les terrains de rugby où il joue en Italie.

Alice retrouve sa troupe.

Pas de conte de fée pour autant. Les cauchemars, les doutes et les douleurs sont toujours là. Il y a un mois, tous les deux étaient de nouveau opérés.

Un documentaire qui a une qualité : il évite le pathos et les larmes. Pour une histoire de frangin et frangine qui partagent une force morale et la volonté de retrouver leur force physique. Ils nous transmettent leur énergie.


Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

Trois Unes dans la presse quotidienne régionale.

Une décision de justice qui pourrait arranger l'État selon Presse Océan, si c'est elle qui entérine la fin du projet de Notre-Dame-des-Landes, la facture sera moins lourde. Si c'est l'État qui abandonne, cela pourrait coûter plus de deux milliards d'euros. Aujourd'hui, plusieurs arrêtés examinés par la cour administrative d'appel.

Un visage et un prénom dans Sud Ouest, celui de la petite Marion, disparue le 14 novembre 1996. Une instruction est toujours en cours, 20 ans après.

Pleine Lune dans le Télégramme. Ce soir, elle sera proche comme rarement de la Terre à seulement 356.509 kilomètres. Du jamais vu depuis 70 ans souligne le quotidien.

L'histoire du jour nous emmène à Saint-Tropez où l'aéroport est menacé.

Pas de douaniers, pas de jet privé. Voilà comment on pourrait résumer l'affaire. Au départ, c'est une mesure d'économie du gouvernement : la suppression des postes-frontière dans 13 aéroports privés dont Saint-Tropez. Ce qui veut dire que les passagers suisses, russes, ou bulgares (les voyageurs hors espace schengen) ne pourront plus y atterrir. Il faudra désormais passer par Nice. Une complication qui fait craindre le pire autour de Saint-Tropez. Parce qu'en moyenne, un passager qui arrive en jet dépense 1.700 euros chaque jour en location de voiture, hôtel ou déplacement en taxi. L'économie locale pourrait donc en souffrir. Les intéressés, comme Michel expert-comptable suisse qui s'exprime ce matin dans Aujourd'hui en France, évoque la possibilité de revoir son activité et de raréfier ses déplacements. Pour le département, le sujet est d'autant plus sensible que le petit aéroport du Castellet, près du circuit Paul Ricard, est aussi concerné. Et là, ce sont tous les futurs essais de Formule 1 qui sont remis en cause. Le patron de la région, Christian Estrosi, appelle donc le gouvernement à suspendre la décision.