Mariano Rajoy, les 30 ans du krach de Wall Street et Mon beau-père et moi

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International, économie, télévision... François Clémenceau, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

International - François Clémenceau

Le chef du gouvernement espagnol a fixé un ultimatum aux indépendantistes de Catalogne qui s’achève aujourd’hui à 10H. Si les catalans cèdent, il aura gagné son pari de la fermeté. Sinon, ce sera pour lui, l’heure de vérité.

Il n’a que 62 ans mais par deux fois déjà, Mariano Rajoy a failli mourir. Non pas politiquement mais dans des accidents. Une première fois à 24 ans lorsque sa voiture est tombée dans un précipice. Il a remonté le ravin en sang. La deuxième, en 2005, c’était en hélicoptère, au décollage, il s’en est sorti avec des égratignures. Aujourd’hui, si les indépendantistes maintiennent leur bras de fer, il ne pourra pas reculer. Il sera obligé de trancher dans le vif, ce qu’il n’a jamais vraiment fait, sauf pour mener à bien le sauvetage de l’économie qui a laissé des millions d’espagnols sur le carreau. On dit que ce grand Galicien déteste se retrouver le dos au mur, qu’il préfère comme Nadal renvoyer la balle jusqu’à ce que l’adversaire fasse une erreur. Avec les indépendantistes, on est au tie-break. Il va falloir que Rajoy montre s’il a la trempe des grands leaders.

Est-ce qu’on sait au moins ce qu’il veut ?

C’est un leader qui est capable d’aller au compromis lorsque l’essentiel est en jeu. Il l’a montré dans la crise économique avec les Européens et en acceptant la proposition la semaine dernière du Parti socialiste de s’engager à réformer la Constitution pour donner plus de droits et d’autonomie à toutes les régions d’Espagne, pas seulement à la Catalogne. Mais en attendant, c’est un juriste qui a le droit dans le sang. S’il faut déclencher l’article 155 qui prévoit de reprendre la tutelle de la Catalogne, il le fera. En respectant le calendrier légal qui est assez long, le temps éventuellement que les indépendantistes fassent marche arrière. La tentation sera forte de vouloir humilier Carles Puidgemont qui est devenu l’otage de son aile radicale. D’autant que les durs au sein du Parti populaire de droite veulent enfoncer le clou de la souveraineté. Mais si Rajoy veut sortir de la crise par le haut, il faudra qu’il se montre habile et magnanime.

Sinon ?

Sinon, ce sera une catastrophe pour tout le monde. Et pour lui aussi. Il pourrait se retrouver en minorité à cause de la défection du parti nationaliste basque au parlement de Madrid. Obligé de convoquer des élections qu’il pourrait perdre alors que les socialistes et les centristes, sans oublier Podemos, attendent leur tour et veulent une revanche.


Économie - Emmanuel Duteil

On célèbre un anniversaire ce jeudi.

Ce sont aujourd’hui les 30 ans du fameux krach boursier de 1987. Et si ça recommençait ?

Ce sont les 30 ans du krach boursier de 1987, c'est ce que l'on appelle le fameux lundi noir. L'une des pires journées de l'histoire de la bourse.

Emmanuel Duteil a eu en ligne hier plusieurs personnes qui ont vécu cette journée à Wall Street. Tous se souviennent de ce sentiment de vertige, c'était tout simplement de la folie lui a confié l'un deux. Une sorte de remake de 1929. Une chute de plus de 22% en une séance c'est la plus forte chute de l'histoire récente de la bourse américaine comme le racontait quelques heures après la clôture Jean Pierre Joulin, notre correspondant de l'époque aux États Unis.

"On a assisté à une vraie débâcle de Wall Street. En une seule séance le fameux dow-jones a perdu 500 points soit une chute en quelques heures de plus de 20%. Le volume d'échange a dépassé tous les précédents records. À un point que les ordinateurs n'arrivaient pas à diriger les opérations"

À Paris aussi ça avait tangué mais par chance, les Américains avaient annoncé des mesures avant l'ouverture chez nous. L'indice de l'époque (ce n'était pas encore le CAC 40) s'était effondré de près de 10%. La raison de cette chute est multiple. Les marchés américains avaient beaucoup monté les mois précédents, il y avait beaucoup de dette, une forte remontée des taux d'intérêt et puis ajoutons les tous débuts de l'informatique sur les marchés. Les ordinateurs n'étaient pas préparés à de tels mouvements.

Ce qui est étonnant c'est que cet anniversaire arrive à un moment où les marchés américains sont à des plus hauts historiques.

On a passé hier un nouveau plus haut en clôture, on est au-dessus des 23.000 points. Dis comme ça ça ne vous dit rien, mais Emmanuel Duteil a couvert depuis New York les marchés américains. Quand il est parti le dow jones était en aout 2012 à un peu au-dessus de 13.000 points. En cinq ans, l'indice a progressé de plus de 70%. Ça s'explique par une reprise de la croissance mondiale et américaine et par une confiance dans les entreprises américaines. Ça a été accéléré ces derniers mois par l'espoir d'une politique très pro-entreprise avec l'arrivée de Donald Trump. À Paris le CAC 40 est très loin encore de ces records même si l'indice a pris 50% depuis cinq ans.

Mais est-ce ça va continuer ?

Vous connaissez peut être l'adage boursier les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Bien évidemment, il va y avoir à un moment une correction donc une baisse. La hausse actuelle est tellement impressionnante qu'elle en est inquiétante. Un spécialiste disait justement hier que les investisseurs ont eu du bien du courage (certains diraient de l'inconscience) de passer le cap historique des 23.000 points à la veille de l'anniversaire d'un événement qui en a ruiné beaucoup.


Programme télé - Eva Roque

Mon beau-père et moi à 21 heures sur C8

Séance cinéma ce soir sur C8 avec un duo explosif et hilarant : Ben Stiller face Robert de Niro pour une comédie intitulée Mon beau-père et moi.

Duo masculin ce soir sur C8 pour un film garanti 100% bonne humeur.

Ben Stiller et Robert de Niro pour une histoire simplissime. Greg, infirmier à Chicago, souhaite épouser Pam, institutrice. Mais avant, il faut obtenir l’accord de beau papa.
Le beau-père est un retraité de la CIA et le monsieur n’est pas facile. Greg, alias Ben Stiller, veut absolument se rendre sympathique. Il multiplie les efforts, trop d’efforts même et ça tombe toujours à côté.
Beau-papa, par exemple, adore les chats, Greg les déteste, même La Guigne, le matou de la famille.
Pour la petite histoire, sachez qu’il a fallu pas moins de trois chats pour incarner l’animal de compagnie de Robert de Niro.

Ce film date déjà d’il y a 17 ans mais franchement il n’a pas pris une ride. On passe sur le stylisme et la déco mais pour le reste, ça fonctionne toujours aussi bien. Grâce aux dialogues et aux gags très visuels. Le réalisateur Jay Roach avait signé une autre comédie plus potache mais tout aussi réussie, Austin Power.

Mon Beau-Père et moi, c’est surtout l’histoire d’un duo. Avec Robert de Niro rarement aussi cabot et Ben Stiller toujours aussi dingo.

Le film a d’ailleurs connu deux suites : Mon beau-père, mes parents et moi et Mon beau-père et nous.

N’hésitez pas, ce soir, vous avez trouvé votre remède anti-blues avec cette comédie.