Manœuvres russes, banques, "Victimes d'attentats, un compromis pour oublier"

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Le kiosque d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe matin
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International, économie, télévision... François Clemenceau, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

François Clemenceau, pourquoi les manœuvres russes Zapad inquiètent l’OTAN ? C’est aujourd’hui que commencent des exercices militaires de grande ampleur aux frontières de la Pologne et de la Lituanie. Et l’on peut comprendre l’anxiété de ces pays de l’Alliance atlantique lorsque l’on regarde la carte. 

Sur la carte du nord-est de la Pologne, il y a trois voisins. Au nord, la Russie, pas toute la Russie mais l’enclave de Kaliningrad avec ses bases navales le long de la Baltique ainsi que des batteries de missiles S 400, et environ 200.000 hommes, un chiffre qui a doublé depuis 2012. A l’Est, la Biélorussie : c’est là que vont se dérouler les exercices militaires Zapad 2017. Zapad veut dire Occident et selon les officiels biélorusses, les manœuvres visent à simuler une riposte à une attaque de trois pays dont les noms de code sont Veishnoria, Vesbaria and Lubenia. On n’a pas de mal à imaginer qu’il s’agit des trois pays Baltes, Lituanie, Lettonie et Estonie. Et puisqu’on parle de la Lituanie, la voici au nord de l’enclave de Kaliningrad et de la Biélorussie mais avec une minuscule frontière qui la sépare de la Pologne. 90 kilomètres, c’est la seule connexion terrestre qui permet une continuité entre le bloc de l’OTAN et les trois pays baltes qui en font partie.

On l’appelle aussi "le passage de Suwalki" 

C’est en effet le nom de la ville polonaise la plus proche du milieu de cette frontière. Depuis l’annexion de la Crimée et l’invasion de l’est de l’Ukraine par les Russes, l’OTAN redoute que Vladimir Poutine mette la pression sur ce maillon faible. L’année dernière, le patron des forces américaines en Europe, avait estimé que la Russie pourrait conquérir les Pays Baltes bien plus vite que l’OTAN ne pourrait s’organiser pour les défendre. Résultat, en juin, des manœuvres de l’OTAN ont eu lieu précisément le long de ce passage de Suwalki. Elles avaient mobilisé 1.500 hommes. Aujourd’hui, Zapad 2017 en regroupe presque dix fois plus.

Personne ne redoute un affrontement tout de même ?

Non, d’autant moins que tout cela se déroule sous le regard de dizaines de satellites militaires. Mais l’OTAN craint que les Russes en profitent pour laisser des troupes et du matériel sur place, pour renforcer leurs bases, ce qui obligerait l’Alliance à se mobiliser davantage en Pologne et dans les pays baltes. En plus des 5.000 hommes déjà envoyés sur place depuis l’an dernier. Cette surenchère-là, à l’heure où les priorités sont nettement sur le flanc sud avec le terrorisme et les crises migratoires, tout le monde aurait bien aimé s’en passer. 


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Eva Roque

Une pilule qui efface les souvenirs post-traumatiques. Oui ça existe et c’est l’équipe d’Envoyé Spécial qui nous dévoile ce traitement ! Oui, car l’équipe de reporters a pu suivre un essai thérapeutique réalisé auprès notamment de trois personnes souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique. Lou était au Bataclan, Max était présent sur une terrasse le 13 novembre, Emmanuelle a évité de justesse le camion de la promenade des anglais. 

Depuis tous les trois sont victimes de cauchemars, de crises d’angoisse et autres maux qui les empêchent de vivre. Ils ont accepté de suivre un protocole médical qui repose sur la prise d’un bêtabloquant en parallèle d’une thérapie basée sur la parole. A chaque séance, aux patients d’écrire la scène traumatisante à laquelle ils ont assisté avant de lire leur récit à haute voix. Le souvenir est toujours là mais les sensations liées à ce traumatisme s’effacent. Ce procédé a fait ses preuves et fonctionne dans deux tiers des cas. Je vous laisse découvrir si le traitement a fonctionné pour Lou et Emmanuelle. L’équipe de chercheurs a pu tester le protocole sur plus de 120 personnes et espère pouvoir poursuivre cette expérience.