Les casques blancs syriens favoris pour le Nobel de Paix, le plan stratégique de Renault pour sa croissance sur les cinq années à venir et Une nuit au Louvre

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Les experts d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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International, économie, télévision... François Clémenceau, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

International - François Clémenceau

Le jury d’Oslo décernera son Nobel de la Paix aujourd’hui et ; comme l’an dernier, les casques blancs de Syrie figurent sur la liste des favoris.

On aurait pu penser qu’une organisation de secouristes volontaires travaillant sous les bombes depuis quatre ans et qui a sauvé, selon son propre décompte, plus de 60.000 vies, pouvait prétendre naturellement à recevoir un prix qui récompense son courage humanitaire. Mais non, les choses ne vont pas de soi. Les casques blancs qui s’appellent en fait défense civile syrienne, sont accusés par ceux qui les bombardent d’être ni plus ni moins que des terroristes. Pourquoi ? Parce qu’ils travaillent en zone rebelle et parce qu’ils sont financés par des pays comme les États-Unis ou la France. Pourtant, les casques blancs ont demandé à entrer dans les zones tenues par le régime afin d’aider le Croissant rouge syrien mais on leur a refusé cet accès et ils ont aussi tracé leur ligne rouge : aucune collaboration sous aucun prétexte avec Daech.

Non seulement ils sauvent des vies mais ils risquent aussi de perdre les leurs.

Les casques blancs ne sont pas des professionnels. Ce sont des syriens ordinaires qui ont été pris dans la guerre et se sont regroupés afin de se former au métier d’ambulancier pour apporter les premiers soins ou chercher des victimes ensevelies sous les décombres. Ils n’étaient qu’une vingtaine au départ mais sont devenus plus de 3.000. Or, plus de 150 d’entre eux ont déjà été tués. Pas plus tard que le mois dernier, leur quartier général dans la plaine de la Ghouta dans la banlieue de Damas a été pris pour cible et entièrement détruit, le directeur local tué ainsi que trois civils.

Des dizaines d’ONG humanitaires ont déjà été récompensées par le Nobel. Alors pourquoi pas les Casques blancs ?

Toutes les discussions des jurés du Nobel sont géopolitiques. Il s’agit de récompenser mais aussi de faire pression. Honorer les casques blancs, cela signifie envoyer un message à Poutine et au guide suprême iranien pour leur dire "arrêtez de frapper les populations civiles, les hôpitaux, et les ambulances des casques blancs". Le jury Nobel ne manque pas d’audace. Mais là, dans cette guerre interminable qui a fait plus de 300.000 morts, et à l’heure où Bachar el-Assad déchaine toutes ses forces pour nettoyer toute trace d’opposition, il faudrait un vrai courage politique pour honorer ceux qui sont au plus près de ses victimes.


Économie - Emmanuel Duteil

Renault va bien mais veut aller encore mieux. Présentation ce matin de son plan de croissance pour les cinq prochaines années.

Le groupe Renault doit présenter aujourd’hui son plan stratégique pour les cinq prochaines années, un plan très ambitieux.

On connait donc le groupe mais à quoi ressemblera-t-il demain ?

Déjà Renault est un groupe qui va bien. Il a battu son record historique de vente sur un semestre au premier semestre de cette année, mais ça reste encore un constructeur très européen. L'an dernier, près de six voitures sur 10 ont été vendues en Europe. L'une des grosses ambitions c'est donc de vendre toujours plus à l'étranger et notamment dans les pays émergents. La Russie, avec la renaissance de Lada, est une des cibles prioritaires. La fin de la récession au Brésil donne aussi des espoirs, tout comme la réouverture de l'Iran. Les ventes sur place se sont déjà envolées ces derniers mois et ça va s'accélérer grâce à de nouvelles usines sur place. On pourrait aussi citer l’Indonésie ou la Thaïlande. Grossir et donc vendre toujours plus c'est le nerf de la guerre pour les constructeurs.

Et justement côté voitures que se prépare-t-il ?

Renault, qui a été précurseur sur le marché électrique, va accélérer dans ce secteur. Ce sera une réponse à la baisse drastique du Diesel. On devrait avoir aussi des annonces côté véhicules autonomes. Il va donc falloir gonfler fortement les budgets de recherche et développement. Et de l'autre côté de la gamme, il va continuer à développer des modèles low cost qui cartonne dans les pays émergents. La Kwid (que l’on ne connait pas en France) s'arrache par exemple en Inde. Il va aussi falloir réussir à gagner plus d'argent sur chaque voiture. Et là, les partenariats avec Nissan et Mitsubishi vont jouer à plein. La moitié des pièces de toutes les marques devraient être les mêmes. C'est ce qui a fait une grande partie du succès du groupe Volkswagen. Dans la plupart des grandes usines, tous les modèles du groupe pourraient être produits et ça va mécaniquement augmenter la marge. Si tout va bien, le groupe Renault et ses partenaires Nissan et Mitsubishi ont de de bonnes chances de réussir à s'installer durablement dans le trio de tête des constructeurs mondiaux.


Programme télé - Eva Roque

Une nuit, le Louvre avec Lambert Wilson à 9h25 dimanche sur France 5

Et si on passait la nuit dans un musée, une nuit au Louvre, c’est à voir dimanche matin.

Dimanche matin, on file au musée ?

Oui et avec en guide, un certain Lambert Wilson.
Voici, le cadeau que France 5 lui a fait et qu’il va nous faire partager, une nuit au Louvre, seul, au milieu des œuvres.
Il va bien faire quelques rencontres avec le directeur du musée ou un des gardiens, mais pendant une heure, vous allez traverser avec Lambert Wilson les magnifiques salles du musée. Vous allez monter sur le toit, découvrir un abri anti-gaz au sous-sol et sans doute améliorer votre culture générale artistique grâce à une somme d’anecdotes que raconte avec élégance le comédien.
Levez les yeux : au plafond, des oiseaux bleus et blancs peints par Braque détonnent au milieu des dorures

Une heure délicieuse pour découvrir ou redécouvrir le Louvre autrement.
Un documentaire qui est proposé au lendemain de la Nuit Blanche à Paris où 28 œuvres sont à découvrir dans les rues de la capitale.