Le nouveau roman de John Le Carré, Macron en Grèce pour parler fiscalité et un documentaire sur la jeunesse au travail

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Le kiosque d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe matin
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International, économie, télévision... François Clémenceau, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

>> International : le nouveau roman, A legacy of spies, de John Le Carré donne les clés pour anticiper les crises à venir

L’année dernière, déjà, il nous avait livré à 84 ans ses Mémoires, en nous expliquant que la plupart de ses héros étaient bien calqués sur les vrais acteurs du monde opaque des officiers de renseignement e de leurs sources vivantes. Ici, avec A Legacy of Spies, on est encore dans le bilan d’une vie. Et pour le bonheur de ses fidèles lecteurs, il fait revenir après plus de vingt-cinq ans d’absence, son héros George Smiley, le personnage central de La Taupe ou de l’Espion qui venait du froid. Non pas en chair et en os car Smiley est plus que centenaire mais dans des flash-backs qui rythment des règlements de compte d’aujourd’hui dans le renseignement britannique.

Autrement dit, il nous fait revenir dans le monde de la Guerre froide

C’est là son objectif. Car Le Carré a toujours su et voulu nous faire comprendre le dessous des cartes. Quels étaient les enjeux de la rivalité entre l’Union soviétique et le monde libre puis, après la chute du communisme et l’arrivée de la mondialisation, comment les grandes puissances ont favorisé, parfois à leur insu, les guerres les plus abominables en Afrique centrale avec Le Chant de la mission qui se passe dans le Kivu, ou dans le Caucase avec Notre Jeu. Il anticipe aussi la cohabitation des organisations criminelles avec les services comme dans Le directeur de Nuit, ou l’exploitation des djihadistes par les Russes et les Américains dans Un homme très recherché.

Bref, le monde de Le Carré est bien plus proche de la réalité géopolitique, qui n’est ni noire ni blanche mais quasiment toute grise avec des choix à faire entre de mauvaises solutions et des moins pires. Les critiques qui ont déjà lu A Legacy of Spies estiment que Le Carré décrit aussi en creux l’Angleterre du Brexit, un Royaume-uni qui se replie sur lui-même comme s’il ne pouvait plus défendre les valeurs de l’Europe.

Si je vous comprends bien, Le Carré devrait être enseigné à l’école

Peut-être pas dès le plus jeune âge mais certainement à l’âge des idéalismes trompeurs qu’exploitent les populistes. Regardez le succès en France de la série Le Bureau des Légendes sur la DGSE. Son auteur Eric Rochant, décrit un monde très loin de James Bond et des bons contre les méchants. Son maître s’appelle John Le Carré. 

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