Édouard Philippe à Tunis, Total débarque sur le marché de l'électricité et du gaz, et Envoyé Spécial

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Les experts d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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International, économie, télévision... François Clémenceau, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

International - François Clémenceau

Le Premier ministre Édouard Philippe se rend aujourd’hui à Tunis pour y promouvoir les entreprises françaises et développer les échanges entre nos deux pays, ce qui est vital pour stabiliser le pays dans la démocratie.

C’est fou comme le temps passe mais cela fait à deux mois près, sept ans que le jeune Mohamed Bouazizi, un petit vendeur de fruits et légumes, s’est immolé devant le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid, l’évènement fondateur de la révolte de jasmin qui conduira au départ du président Ben Ali en mars 2011. Le Premier ministre Édouard Philippe arrive à Tunis alors que le procès des auteurs de l’attentat de Sousse du printemps 2015 vient d’être reporté pour la deuxième fois. Il y avait eu 38 morts et le tourisme a mis plus de 18 mois à s’en remettre. La démocratie et les menaces terroristes contre la démocratie, voilà ce que vit la Tunisie depuis sept ans.

Les autorités tunisiennes reprochent souvent aux Européens de ne pas en faire assez pour les aider à stabiliser le pays. Elles ont raison ?

C’est vrai que la démocratie tunisienne, vue de loin, parait brouillonne, en perpétuel débat, cinq premiers ministres en sept ans, avec beaucoup de difficultés à faire passer des réformes importantes. Or ce que les créanciers veulent, c’est des projets aboutis et des garanties de mise en œuvre pour pouvoir financer avec l’espoir que cela ne se fasse pas à fonds perdus. Édouard Philippe va rencontrer à Tunis 150 chefs d’entreprise françaises qui veulent investir dans cette démocratie courageuse où vient d’être votée l’interdiction de punir les femmes lorsqu’elles épousent des non-musulmans. Tout cela avec un gouvernement où le parti islamiste Ennadha détient trois ministères et à quelques kilomètres d’une Libye qui n’est toujours pas sortie du chaos et de la violence terroriste.

Autrement dit, il faut être indulgent avec la Tunisie ?

Il faut surtout être réaliste. C’est un petit pays qui ne compte pas beaucoup sur le plan commercial et stratégique mais énormément sur le plan de la morale diplomatique. Ne pas aider la Tunisie parce qu’il n’y aurait pas grand-chose à en tirer serait criminel car c’est le seul pays à être encore debout après l’expérience démocratique du printemps arabe. Un officiel français qui sera du voyage aujourd’hui m’a dit avant de partir : "regardez d’où ils viennent, c’est une belle histoire, c’est un beau modèle qu’on a envie d’aider". Mais pour les Tunisiens, c’est un défi permanent que d’être à la hauteur des espoirs qu’ils ont fait naitre chez eux.


Économie - Emmanuel Duteil

Total débarque sur le marché de l'électricité et du gaz, ils promettent d'être innovants et moins cher.

Les opérateurs alternatifs grignotent de plus en plus de terrain aux géants EDF et Engie. Il y a de plus en plus d'offres pour l'électricité ou le gaz et ce n'est pas prêt de s'arrêter puisque Total se lance aujourd'hui.

Et Total arrive avec de très grosses ambitions. L'objectif c'est d'avoir rapidement trois millions de clients, ce qui est gigantesque. C'est comme s’ils captaient par exemple 10% du marché des clients à l'électricité. C'est d'autant plus gigantesque quand on sait que malgré l'ouverture du marché à la concurrence (il y a 10 ans) Engie et EDF sont encore ultra leader. Engie a encore 74% du marché du gaz et EDF 84% de celui de l'électricité. Mais Total arrive au bon moment, il y a une vraie accélération en ce moment pour les opérateurs alternatifs. Sur le marché électrique, ils ont gagné par exemple 7% de clients en plus au 2e trimestre. De plus en plus de français sont séduits notamment parce qu'ils sont plus nombreux à savoir qu'ils peuvent changer d'opérateur et il y a plus d'acteurs qui tentent leur chance. Butagaz, par exemple, vient également d'arriver sur le marché de l'électricité.

Et comment Total compte s'y prendre pour réussir à s'imposer ?

Total a regardé très attentivement le marché et compte répondre aux attentes. La première attente est simple, c'est payer moins cher. Total promet donc d'arriver avec une offre très compétitive. Ils ont aussi identifié que l'on a peur de changer d'opérateur principalement parce que l'on pense que la démarche est compliquée. Du coup, ce sera une offre digitale très simple et très facile à souscrire. Enfin Total, qui a racheté récemment un petit opérateur alternatif qui s'appelle Lampiris, compte jouer à fond sur sa notoriété. Nous pouvons déjà vous révéler que ça s'appellera Total "quelque chose".

Mais sur le prix comment les opérateurs alternatifs arrivent-ils à proposer des tarifs moins cher ?

Selon Selectra, qui est un comparateur de prix, on peut avec les meilleures offres économiser 180 euros en moyenne par an. Emmanuel Duteil a testé pour son logement, on lui propose une baisse de 64 euros par an sur une facture d'environ 1.000 euros. Alors comment ils y arrivent ? Comme ils achètent tous l'électricité ou le gaz au même prix, ils rognent sur les marges, dépensent moins en service, passent plus par le digital, ont moins de dépenses en personnel etc... C'est la même chose que les petits opérateurs en téléphonie. C'est un pari en tout cas déterminant pour Total qui cherche à réduire sa dépendance au pétrole.


Programme télé - Eva Roque

Envoyé spécial, "Mon pote ce despote" à 20h55 sur France 2

Il s’agit d’une interview surréaliste de l’ancien basketteur Denis Rodman, aujourd’hui ami de Donald Trump et de Kim Jung Un, c’est à voir dans Envoyé Spécial.

Au sommaire de ce numéro d’Envoyé Spécial, une interview exclusive avec un ancien joueur de basket.

Une interview exclusive et détonante. Le journaliste Yvan Martinet a convaincu l’ex joueur des Chicago Bulls, Denis Rodman d’évoquer son amitié avec Kim Jung Un.
Rendez-vous avec la star tatouée et bardée de piercing et voilà comment cette histoire a débuté. En Corée, les deux hommes se retrouvent donc pour des sorties en jet ski, jouer au golf et faire du karaoké. Dictateur Kim Jung Un ? Pensez-y…

Le journaliste ne lâche rien. Il lui demande notamment s’il est payé par le régime coréen. Réponse négative du basketteur, pas gêné pour un sou de raconter son amitié avec le dictateur. Et quand on lui demande ce qu’il pense des camps de concentration, sa réponse est tout aussi surprenante.

Toute l’interview est de cet acabit. On hésite à rire ou à pleurer. On pourrait soupçonner Rodman d’être un brin mythomane, il est plutôt très décomplexé et assume parfaitement son amitié.

Ce sera un des sujets chocs de cet envoyé spécial qui revient également sur l’affaire du Lévothyrox.