Des diplomates américains et canadiens victimes d’attaques aux ondes sonores inaudibles à Cuba, croissance à 1,8 ou 1,7 et Stupéfiant

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Les experts d'Europe 1 est une chronique de l'émission Europe 1 Week end
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International, économie, télévision... Didier François, Emmanuel Duteil et Eva Roque livrent leur point de vue du jour.

Économie - Emmanuel Duteil

Bruno Le Maire pense que la croissance sera, cette année, un peu supérieure aux prévisions. Le ministre de l’Économie table désormais sur une hausse de 1,8% contre 1,7% jusque-là. Ça va donc un peu mieux ?

En effet, la consommation des ménages se tient. C’est capital ce que l’on dépense tous collectivement, c’est environ 70% de la croissance. L’autre gros pilier c’est l’investissement des entreprises et là aussi, ça va un peu mieux. Il faut ajouter le secteur du bâtiment qui tourne enfin à plein régime. Rien que cette reprise c’est quelques dixièmes en plus de croissance. Les touristes étrangers sont de retour là encore c’est une bonne nouvelle. On pourrait aussi citer une meilleure récole de céréales que l’an dernier qui avait été une très mauvaise années. Donc tout ça explique que l’on peut être un petit peu plus confiant et espérer faire 1,8%. Ce serait du jamais vu depuis 2011.

Mais 1,8 ou 1,7% de croissance au final c’est la même chose ?

C’est un peu l’épaisseur du trait mais mine de rien un petit dixième de croissance en plus c’est un peu plus de 200 millions d’euros en plus dans les caisses de l’État et c’est pas rien quand on sait qu’ils ont bien du mal à finir leurs fins de mois. Ça donne un peu d’air.

Et du coup on peut espérer que ça accélère un peu l’an prochain aussi ?

Le budget est fait sur une prévision de croissance de 1,7% l’an prochain. Dans l’entourage de Gérald Darmanin, le ministre en charge du budget, on reconnaît que c’est un plancher. Autrement dit, oui ils espèrent faire un peu plus. En off, ils le reconnaissent, on préfère avoir de bonnes plutôt que de mauvaises surprises. Au final, ils sont un peu comme tout le monde. En tout cas si on devait réussir à avoir une croissance autour de 2% pendant plusieurs années ce serait du jamais vu depuis le début des années 2000. Mais c’est indispensable pour réussir à faire reculer le chômage, vous aurez beau faire toutes les lois travail du monde sans croissance stable, solide et durable pas de créations d’emploi.