Noël, tendance plats traditionnels, la revue Playboy, Cahuzac en une de la presse régionale

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SAISON 2016 - 2017, modifié à

Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag - Noël, tendance plats traditionnels

On s'apprête à vivre un Noël paradoxal : toute l'année, on parle du retour aux légumes, aux graines, au bien manger, sain et léger, Et voilà que, cette année, la grande tendance de Noël, ce sont les plats traditionnels, comme une parenthèse ou tout est permis, avec en particulier le retour du gibier c'est-à-dire le cerf, le sanglier, la biche, le chevreuil... D'ailleurs certains chefs affichent fièrement des menus à base de gibier. En daube, en rôti ou en filet, certains chef maîtrisent aujourd'hui à la perfection la cuisson, et c'est l'élément clé pour ce type de viande. Donc le gibier sera au menu tout comme les volailles et les chapons.
Pour l'instant, que ce soit les dindes les chapons ou les poulardes les professionnels sont confiants quant à une éventuelle augmentation des prix. Ces espèces n'ont pas été touchées par la grippe aviaire et les enseignes de la grande distribution ont passé leurs commandes depuis plusieurs mois, donc les prix sont fixés et affichés dans les catalogues et rien ne va changer à la dernière minute.

 

Nicolas Carreau - La revue Playboy

C’est le retour de Playboy en France, le magazine n’était plus disponible depuis 5 ans. Le revoilà dans une version plus sophistiquée, moins beauf que ce que le magazine était devenu. Plus de nudité frontale en Une, par exemple : on ne voit que la tête de Myrtille Rêvemont et ses jolies oreilles de lapins, on ne peut pas faire plus soft.
Avec les sujets traités dans ce nouveau premier numéro, Playboy renoue avec les origines et propose un regard décalé. De grands auteurs ont écrit dans Playboy : Ian fleming, l’auteur de James Bond, Haruki Murakami, Norman Mailer, Kerouac... Il existe une tradition littéraire chez Playboy. Dans ce numéro, il n’y a pas d’écrivains légendaires, mais de bons articles… Un dossier sur Brigitte Lahaye par exemple, avec une longue interview, d’autres photos de Myrtille aussi, la cover girl, mais aussi un texte de Mélanie Klein, enseignante et dragueuse 2.0. Elle prend des photos de ses cibles dans la rue, exclusivement des bobos parisiens du 9ème arrondissement et demande à ses amis Facebook de commenter pour l’aider à faire son choix : elle raconte, c’est très drôle. Une enquête aussi, beaucoup moins amusante celle-là, sur la scopolamine, la drogue des voleurs. La victime perd toute volonté et devient une sorte de zombie. Le voleur n’a plus qu’à se servir… Cette drogue est connue depuis longtemps en Amérique du sud, mais elle débarque en France, parait-il… Et puis une interview de Donald Trump qui date de 1990 ! Longue interview dans laquelle, il déclare notamment que si un jour il se présentait à une élection, ce serait plutôt démocrate que républicain. Mais que de toute façon, je cite : "je ne veux pas être président… J’en suis sûr à 100% !"

Marion Calais - La presse en région, des hommes et des femmes politiques...

C'est un ancien ministre qui a l'honneur de la plupart de vos quotidiens ce matin : Jérôme Cahuzac, condamné à 3 ans de prison ferme hier pour fraude fiscale et blanchiment. Sud Ouest titre : "il sert d'exemple", les Dernières Nouvelles d'Alsace : "Cahuzac dans l'étau", le journal rappelle qu'il va faire appel et n'ira pas pour le moment en prison. Et si Midi Libre enquête sur les racines gardoises de Bernard Cazeneuve, La République des Pyrénées met Michèle Alliot-Marie à la Une car l'ancienne ministre a confirmé hier sa candidature à la présidentielle. Ségolène Royal, toujours au gouvernement, "passe à l'attaque" titre la Charente Libre : il n'est pas question de la pollution mais des finances de l'ancienne région qu'elle présidait, Poitou-Charente. Son successeur l'a accusée d'avoir laissé les comptes dans le rouge. Hier, elle a dénoncé des mensonges en assurant que le dernier rapport de la chambre régionale des comptes, toujours confidentiel, lui rend justice.

La personnalité du jour est Milo, un petit garçon de 9 mois. Quand il est arrivé au début de l'année dernière, bouille toute ronde, yeux bridés, ses parents ont très vite compris que leur enfant était atteint de trisomie et la confirmation génétique n'a pas tardé. Après l'effondrement, les parents ont décidé, comme l'écrit l'Est Républicain, d'utiliser le gêne en plus de leur fils pour changer le regard des gens... Émilie et Julien lancent donc une page Facebook sur laquelle ils partagent des photos de leur enfant, mais aussi leurs états d'âme.