Les dernières recommandations de l’Agence nationale de la Sécurité alimentaire, Dans la forêt de Jean Hegland et le chômage

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marguerite Lefebvre font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag pour la consommation

L’agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail a publié de nouvelles recommandations.

Quelles sont-elles ?

Après la recommandation de manger cinq fruits et cinq légumes par jour en 2002, on ajoute désormais deux autres catégories.
Il y a d abord ce que l'on appelle des légumineuses, c’est à dire les lentilles, les pois chiche ou les fèves ce sont donc les trois familles d'aliments à manger quotidiennement.
Autre catégorie de produit, du poisson que l’on doit à tout prix manger deux fois par semaine et au moins une fois un poisson gras comme la sardine ou le maquereau.
Ces nouveaux repères ont pour objectif de couvrir nos besoins nutritionnels et c’est aussi pour prévenir les risques de maladies chroniques qui sont liées à la consommation de certains aliments.

L’enjeu est de taille, il s’agit de rester en bonne santé. La viande est-elle officiellement pointée du doigts ?

Effectivement, pour prévenir les cancers, l’obésité ou encore les maladies cardio-vasculaires, il est important de suivre ces recommandations.
La consommation de viande doit être réduite tout comme la charcuterie.
Il faut éviter de manger plus de 70 grammes de viande par jour hormis les volailles, ce qui revient à 500 grammes par semaine.
25 grammes par jour de charcuterie uniquement.
C’est la même chose pour les boissons sucrées qu’il faut réduire au maximum.
Chaque verre de soda, Nectar ou jus de fruit par jour, c’est une prise de poids de 200 grammes par an.

Quelle est l’assiette idéale ?

Des fruits, des légumes et des lentilles plusieurs fois par semaine, assaisonnés d’huile de colza ou d’huile de noix mais sans sel supplémentaire.

Que dit l’agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail concernant le lait ?

Justement pour le lait ce n'est pas très clair. Le message d’aujourd'hui est trois produits laitiers par jour, il y a peut-être trop d’enjeux si on les élimine complètement.


Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Dans la forêt de Jean Hegland aux éditions Gallmeister

Ce matin, on se réfugie dans la forêt.

Exactement, c’est le titre de ce roman, Dans la forêt, aux éditions Gallmeister, signé Jean Hegland. C’est l’histoire d’Eva et Nelle, deux sœurs de 18 et 17 ans. Elles vivent hors du monde, dans la maison de leurs parents au cœur d’une forêt californienne.

Pourquoi hors du monde ? Elles se cachent ?

Si on veut. En fait, la civilisation s’est effondrée. Il n’y a plus rien : ni essence, ni électricité, ni téléphone, rien ! Après la multiplication des catastrophes écologiques et l’aggravation de la crise économique, il n’y a plus rien. Mais ce n’est pas un roman post-apocalyptique classique, avec des méchants zombies qui courent après les survivants. Eva et Nelle sont à l’abri dans leur forêt. Reste qu’il faut survivre quand même. La forêt peut fournir de quoi se nourrir, se chauffer, etc. Mais encore faut-il connaitre les plantes, les arbres et pour ça, il y a l’encyclopédie de ses parents qui est toujours dans la bibliothèque. Elles ont chacune leur passion. Pour Nelle, c’est l’écriture et la lecture et c’est elle qui nous raconte leur histoire en écrivant sur un cahier. Pour Eva, c’est la danse. Et là, c’est plus compliqué. Elle continue à s’entrainer, mais sans musique faute d’électricité.

Elles ne passent pas leur temps à danser et à écrire ?

Alors, non, la vie n’est plus un long fleuve tranquille. Elles vont devoir faire face à des dangers. Il y a parfois des visites. Des bonnes et des mauvaises. Mais même si elles n’ont plus leurs parents, elles savent se débrouiller les filles. D’abord, la solitude, elles connaissent. Elles n’allaient pas à l’école car le premier village est à 50 kilomètres. Et pour ce qui est de la survie, elles apprennent, elles s’adaptent, elles avancent, elles se battent. C’est un livre magnifique. A la fois poétique et haletant, ce qui est rare.

Dans la forêt donc, un retour forcé à la nature aux éditions Gallmeister.


Marguerite Lefebvre pour la presse quotidienne régionale

À la Une de la presse en région, le chômage.

Le chômage a augmenté au mois de décembre mais ce que regardent vos quotidiens régionaux, ce sont les chiffres sur l'ensemble de l'année écoulée. "Le chômage stabilisé en 2016" titre l'Est Eclair. Après huit années de progression alarmante, le nombre de demandeurs d'emploi dans l'Aube a enfin baissé.
Bonne nouvelle également à la Une de l'Alsace ou du Dauphiné qui se réjouissent : "Première année de baisse depuis 2007".
Le chômage baisse, mais gare aux chiffres. Il y a moins de demandeurs d'emplois, mais les temps partiels ont explosé.
En Occitanie, l'intérim est en train de flamber et Midi Libre nous explique que ça sera encore pire en 2017.
Bref, l'inversion de la courbe à des hésitations, c'est la formule trouvée par le Progrès ce matin. Le futur président de la république aura du boulot !

La personnalité du jour en région : il y en a 10 ! 10 jeunes qui ont eu une idée géniale, c'est à lire dans Presse Océan.

Ce sont de jeunes ingénieurs, étudiants à l'école centrale de Nantes. Depuis plusieurs mois, ils planchent sur un projet qui pourrait bientôt voir le jour.
Ils se sont posé une question. Savez-vous ce que deviennent les petits savons utilisés dans les hôtels ? Ceux que que l'on utilise une seule fois ? Et bien, ils finissent systématiquement à la poubelle.
Ces étudiants ont décidé de chercher une solution pour les recycler et ils ont trouvé ! Ils ont bâti un projet financé pour collecter les savons, les envoyer dans un atelier pour les enrichir à l'huile d'argan, les retravailler et les renvoyer dans des hôtels partenaires.
Le dispositif est actuellement en test. Les étudiants espèrent lancer une version plus ambitieuse en mars prochain.


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