La folie des jus de fruits, des histoires d'eau et les Inrocks qui enquêtent sur les nouveaux précaires

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Le kiosque de Samuel Etienne est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Marion Calais, Elisabeth Assayag et Nicolas Carreau font le point sur l'actualité du jour.

A la Une en région, des histoires d'eau !

Vos journaux les pieds dans l'eau en quelque sorte ce matin. Dans La Provence : le port de Marseille fait sa révolution avec un appel à projet pour aménager les lieux : hôtel, musée, aquarium, "tout est possible" assure le quotidien phocéen. Dans le port de Cherbourg, c'est un géant qui a fait escale : le Queen Elizabeth. Et la Presse de la Manche de saluer la belle saison des croisières : plus de 60.000 passagers sortis de 25 paquebots se sont arrêtés à Cherbourg cette année. La vie au bord de l'eau aussi dans Paris Normandie, avec la fête du fleuve à Rouen. Ce sera au mois de juin : péniches, mariniers, remorqueurs se retrouveront le long de la Seine. Un festival sur le modèle de ce que font Bordeaux ou Orléans et où plusieurs centaines de milliers de personnes se réapproprient ainsi leur fleuve.

La personnalité du jour, une sympathique bande de jeunes !

Des jeunes qui se lancent des défis. Cela a commencé dans le quartier des Vignes Blanches à Sarcelles. La semaine dernière, Malik et ses copains se sont filmés en train de distribuer des sandwichs aux migrants de la place Stalingrad à Paris. Cette vidéo a été publiée sur Facebook avec à la fin, un défi pour les jeunes d'un autre quartier de la ville : que les habitants des Sablons fassent la même chose. Et justement cette semaine, raconte Le Parisien, ils s'y sont mis. Mercredi soir, atelier préparation de sandwichs : les uns ouvrent les baguettes, les autres les garnissent de mayonnaise, thon, dinde, salade, tomates... Ensuite, à 22h, distribution. Le tout a aussi été filmé. Et là encore, c'est un autre quartier de la ville qui devrait être mis au défi d'en faire autant. "C'est pas une question de buzz ou d'argent, explique Malik. C'est juste une question de faire le bien. Et apparemment cela marche. Sa vidéo, celle qui a tout initié a été vu 37.000 fois et des jeunes de nombreuses villes se sont manifestés pour l'imiter. A Sucy-en-Brie ou à Maisons-Alfort, rendez-vous est déjà pris pour la semaine prochaine !

Vous êtes peut être comme 4 Français sur 10 : vous consommez un jus de fruit dans la journée. Cette folie du jus fruit envahit même nos maisons puisque les ventes d'appareils à jus de fruits ont explosé.

Que ce soit en ligne, chez Price Minister par exemple (+80% de ventes en un an sur les extracteurs) ou dans les magasins, les centrifugeuses et les extracteurs sont de plus en plus demandés : +30% chez Darty pour ce dernier semestre. Et même les presse agrumes les plus simple sont en hausse de 1,5%.

Les extracteurs de jus ce sont ces petits robots qui  broient doucement vos fruits ou légumes, ce qui permet de séparer la pulpe du jus. Tous les minéraux et toutes les vitamines sont conservées. C'est donc un produit sain et pur. C'est cela qui plait aux consommateurs. On est dans l’ère du bien manger et de la bonne santé.

Ça c'est pour préparer les jus à la maison. Mais dehors aussi il y a de plus en plus d'offres de jus de fruits frais.

Le phénomène jus de fruit frais s'étend partout. Par exemple, les Franprix proposent des machines à presser les oranges sur place, pendant que vous faites vos courses, et vous repartez avec votre bouteille remplie de jus frais minute. Dans la restauration rapide aussi : la chaîne parisienne Cojean propose des jus de carottes orange gingembre, des jus de concombre pomme et persil, etc. Ou vous avez des bars à jus comme les Zumo Bar implantés dans les centres commerciaux les gares et les aéroports. Même les restaurateurs se sont adaptés à cette vague des jus frais. Ils en proposent tous au moins un sur leur carte. Un vendeur parisien de restauration rapide près de La Défense me disait que parfois dès 10 h du matin ils sont en rupture de stock de pommes ou d'orange tellement c'est rentré dans les habitudes. Depuis une petite année, on commence davantage la journée par un jus de fruit frais que par un café me disait un nutritionniste. 

Donc les jus de fruits frais ont la côte, mais qu'en est il de nos jus en brique ?

Pour eux cela va moins bien. Ils sont en baisse de 1,5%. D'après l'union des professionnels des jus de fruits, le rayon des jus frais reste dominé par Tropicana. Et là encore ce sont les jus de fruit frais et les bio qui sont de plus en plus achetés. D'ailleurs il y en a un qui fait une percée fulgurante dans les rayons, c'est la marque Innocent, marque anglaise qui propose jus frais banane ou kiwi pomme et qui en à peine deux ans a grignoté près de 15% du marché des jus de fruits en supermarché.

Enfin, le "livre du jour" est un magazine, comme tous les vendredis. Et cette semaine, vous conseillez la lecture des Inrockuptibles.

Pour plusieurs raisons. Et d’abord pour lire leur reportage sur les nouveaux précaires, c’est-à-dire les coursiers à vélo. Vous savez, ils pullulent maintenant. Vous pouvez maintenant commander un dîner chinois, indien, français ; un fast food, des pâtisseries, ce que vous voulez. Et vous êtes livré par un jeune homme à vélo de divers société : Deliveroo, Foodora, UberEats... C’est sympa, c’est pratique et pas très cher. Mais il y a encore quelques efforts à faire en matière de droit social. Les Inrocks ont suivi Loïc, 24 ans, l’un des 2.000 coursiers de ce nouveau genre.

Et il n’est pas vraiment satisfait de ses conditions de travail...

Pas vraiment, non. Pas de salaire minimum, pas d’horaires et il peut être éjecté à tout moment. Parce que Loïc n’est pas un salarié, il est son propre patron, il est auto-entrepreneur. Résultat : il a les inconvénients des patrons, il paye beaucoup de charges et il ne bénéficie pas des avantages des salariés : pas de vacances, rien. Et surtout, il est cramé, dit-il. Il travaille 45 heures par semaine et se dégage à peine un Smic. Et pour quel travail ! En vélo, du matin au soir et il a plutôt intérêt à se dépêcher parce que ses statistiques sont surveillées. Quand il ne va pas assez vite, on lui met un coup de pression. Dans certaines de ces sociétés, s’ils ont trop de retard, ils courent même le risque de ne pas être payé du tout !

A lire donc dans les Inrocks…Quoi d’autres dans le magazine ?

Rien à voir, mais plus réjouissant, une longue critique et analyse de la nouvelle série "Westworld", à peine sortie et déjà culte. Adapté d’un film des années 70, "Westworld" imagine un parc d’attraction géant peuplé de robots humanoïdes qui propose un monde entièrement artificiel à ses visiteurs. Une ambiance de western en l’occurrence. Mais après un bug technique, certains robots se conduisent bizarrement. C'est signé J.J. Abrams, le créateur de "Lost" notamment, avec Anthony Hopkins, entre autres, au casting. Cette série HBO est présentée comme le successeur de "Game Of Thrones", rien que ça !