Une découverte étonnante sur les Vikings en Suède

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Des analyses ADN sur le squelette d'un ancien chef viking ont démontré qu'il s'agissait d'une femme.

La première histoire ce soir nous transporte en Suède et un peu dans le temps également. C’est une histoire de vikings !

Imaginez-vous, il y a plus d’un millénaire, dans ce qui est actuellement le sud de la Suède, un combattant viking a été inhumé dans une très belle tombe, un peu en retrait des autres, sur une terrasse. Signe de son importance, avec lui on a disposé toutes sortes d’épées, de flèches et couteaux, des armures, deux boucliers et même deux chevaux. Dans sa sépulture on trouve aussi des pièces de jeux de hasard qui suggèrent que ce guerrier était un stratège. Bref, un chef ! C’était à Birka, à l’époque une ville carrefour du commerce dans la région et aujourd’hui un site archéologique classé au patrimoine mondial de l’Unesco, à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Stockholm. Un site qui est reconnu comme le plus grand cimetière viking de toute la Scandinavie : environ 3.000 tombes ont été exhumées par les archéologues.

Et donc, on en sait plus aujourd’hui sur ce fameux guerrier au tombeau si particulier ?

Oui, merci la science. L’ADN a parlé et on sait désormais que le squelette de cette tombe "Bj581" est celui d’une femme ! Une Viking combattante, une cheffe, une stratège. Les textes anciens suggéraient déjà que des femmes étaient mêlées aux hommes à l’époque. Les fictions d’ailleurs s’en étaient emparées. Mais les historiens et archéologue avaient vraiment du mal à se faire à cette idée. Quand une archéologue de Stockholm, il y a trois ans, avait publié ses études montrant que les os, pelvien et de la mâchoire, étaient bien ceux d’une femme, on lui avait rétorqué que la tombe était découverte depuis plus d’un siècle, les os auraient été mal étiquetés ou les squelettes mélangés. Les femmes au combat, et cheffes en plus, c’était de l’ordre de la mythologie.

Mais cette fois, c’est la science qui fait voler en éclat les croyances...

Oui, les résultats sont formels. La racine dentaire et le haut du bras appartiennent à la même personne et aucune trace de chromosome Y. C’était bien une femme, d’une trentaine d’années, plutôt très grand d’ailleurs pour l’époque, 1m70. Et voilà qui bouscule toutes les interprétations archéologiques qui distribuaient les rôles entre hommes et femmes. Les vikings étaient bien plus "open" que certains chercheurs du 21ème siècle !

Notre deuxième histoire nous emmène en Allemagne. On les connaissait plutôt dans les assiettes à la Nouvelle-Orléans, stars des restaurants de Louisiane. Mais voilà, les écrevisses rouges ont envahi Berlin cet été. Bonsoir Hélène Kohl. Vous êtes à Berlin justement, et si elles sont alléchantes sur la carte, ces écrevisses, elles mettent une belle pagaille chez vous !

Ce sont les promeneurs du grand parc central Tiergarten, juste derrière la porte de Brandebourg qui les ont repérés en premier mi-août. Au début, c'était juste quelques spécimens sur les allées puis c'est devenu des migrations entières d'un lac à l'autre du parc. Sauf que les écrevisses rouges de Louisiane et leurs 15 centimètres de long sont une espèce particulièrement nuisible et avec leurs pinces elles ont commencé à ravager les écosystèmes berlinois, et même à s'en prendre aux passants comme cette vieille dame en fauteuil roulant qui s'est fait crever un pneu ! Sachant qu'une écrevisse adulte pond une cinquantaine d’œufs trois fois par an. Les experts ont estimé qu'en deux étés, c'en était fini du biotope berlinois. Il fallait agir et vite !

Et donc ce week-end, c'était opération pêche géante !

Et alors qu'on s'attendait à quelques centaines de bestioles, on a sorti de l'eau près de 3.000 écrevisses ! Et il faudra recommencer à intervalles réguliers. Du coup, la ville se demande si elle ne va pas changer sa législation car officiellement, pêcher ou chasser dans Berlin relève du braconnage. Mais là, on se dit que la solution passera sans doute par les assiettes. Il faut les manger ! Ça nous changera de la Wurst ! On attend le feu vert de la mairie cette semaine.

Quand même, on se demande comment elles sont arrivées là ?

Mystère… Les spécialistes pensent que les premiers crustacés ont été relâchés par des gastronomes qui n'ont pas eu le cœur de les faire cuire. Mais ce n'est pas la première fois que la nature nous rappelle ses droits à Berlin. Sangliers et renards sont monnaie courante mais cet hiver, on a aussi vu un loup dans un arrondissement du sud. Et je termine avec les corbeaux du centre-ville qui ont pris pour cible Angela Merkel ! Enfin, disons sa chancellerie. Ils lâchent des pierres et des marrons sur les panneaux photovoltaïques de la terrasse. Résultat, l'an dernier, il a fallu complètement changer l'installation. Aux frais du contribuable évidemment !

Deux infos en bref, pour boucler ce journal du monde ?

D’abord, la surprise de l’équipe qui tourne la nouvelle série de serial killer de la BBC. Ils vont dans un parc de l’est de Londres, où ils sont censés tourner une scène : la découverte d’un cadavre. Mais la police est déjà là ! La réalité a été plus vite. Il y a là un vrai corps. Il s’était déjà passé des trucs bizarres sur cette série. Par exemple, le personnage principal, pendant l’enquête, est attaqué à l’acide. Dans la vraie vie, il a attrapé un impétigo, une infection de la peau sur le visage. Bizarre, bizarre…