Pédophilie dans l'Église : scandales à répétition au Chili

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Mardi, l'évêché de la ville chilienne de Rancagua a annoncé la suspension de quatorze prêtres impliqués dans un nouveau scandale d'abus sexuels dans le pays. Depuis 2000, quelque 80 prêtres chiliens ont été dénoncés pour abus sexuels.

Direction le Chili d'abord, où des scandales à répétition ébranlent l'Église. Vendredi, 34 évêques du pays ont démissionné comme un seul homme et mardi nouveau séisme : 14 prêtres du même diocèse ont été suspendus. Que se passe-t-il ?

Ce qui a poussé l'évêché de Rancagua dans le centre du pays à suspendre près du quart de ses troupes, c'est l'émission d'investigation d'une chaîne nationale, Canal 13. Elle a été diffusée vendredi, une paroissienne y révèle l'existence de 17 prêtres qui se surnommaient "la famille". Celui qui dirige le groupe se faisait appeler "grand-mère" et puis il y avait les tantes, les filles, les petites-filles… Un curieux groupe qui partageait ses préférences sexuelles et avait des relations avec toutes sortes de personnes, y compris des mineurs. 

La paroissienne avait-elle averti l'Église ? 

Bien sûr. Cette femme, Elisa Fernandez, coordinatrice de la pastorale des jeunes de Rancagua, dit avoir alerté au moins quatre fois son évêque. Elle lui a même remis la liste des 17 prêtres du groupe, elle a aussi écrit à l'épiscopat. Pour être prise au sérieux, cette femme s'est même fait passer pour un garçon de 16 ans sur Facebook et l'un des prêtres incriminés est tombé dans le piège en lui envoyant des messages érotiques et des photos de lui, nu.

L'évêque n'a-t-il pas réagi ?

A l'époque, il exigeait des preuves. Ces derniers jours, il s'est défendu en disant qu'il était formé pour être pasteur et non détective. Au lendemain de la diffusion du reportage, une plainte a tout de même été déposée contre le prêtre qui envoyait des photos de lui. Mais ce qui est apparaît, c'est qu'une fois de plus, c'est que l'Église chilienne réagit quand elle n'a plus le choix. D'ailleurs, l'évêque alerté par la paroissienne fait partie de ceux qui ont remis leur démission, vendredi. C'est du jamais-vu. Ils l'ont fait après trois jours d'entretiens au Vatican. Le Pape leur avait remis un texte de dix pages accablant, soulignant l'existence de négligences gravissimes dans la protection des enfants vulnérables. Il leur reprochait la négligence dans le traitement des plaintes de victimes, mais aussi les pressions sur les juges ecclésiastiques chargés d'enquêter et la destruction de documents compromettants. Ca n'est sans doute que le début d'un grand ménage dans l'Église chilienne : depuis 2000, quelque 80 prêtres chiliens ont été dénoncés pour abus sexuels.

Autre genre de polémique, autour des collections cette fois du British Museum de Londres. C’est au Caire que l’affaire a tourné au scandale. Au départ, la volonté du musée de rendre hommage au footballeur de Liverpool, Mohamed Salah, en exposant ses chaussures à crampons moulés. Qu’est ce qui lui vaut cet honneur ?

C’est le meilleur attaquant de la Premier League anglaise. À 25 ans, il a battu tous les records en marquant 42 buts cette saison avec son club de Liverpool, il déchaîne les passions en Angleterre, ses fans le surnomment le roi égyptien. Et ici aussi, en Egypte, il est vénéré parce que l’équipe des Pharaons s’est qualifiée in extremis pour la Coupe du monde grâce à un but qu’il a inscrit à la dernière minute. Et donc un conservateur du Bristish Museum a estimé que ses chaussures font désormais partie de l’Histoire moderne de l’Egypte.

Elles vont donc être exposées à côté des statues des pharaons ?

Oui et vous vous doutez bien que ça ne plait pas du tout aux archéologues ! Ce choix est très critiqué par les spécialistes mais aussi par une partie de la population, qui voient ce mélange des genres comme une insulte à l’héritage millénaire de l’Egypte. Et aussi comme une publicité déguisée parce que sur les chaussures. On voit très bien la marque et sponsor de l’équipe de Liverpool qui est écrit en gros.

C’est un très gros sujet en Egypte ?

Oui, parce que personne ne nie l’aura de Salah, un célèbre archéologue a proposé de créer un musée rien que vous lui. Mais pas de présenter ses baskets au milieu de la plus importante collection d’antiquités égyptienne au monde. D'autant que ces trésors ont été pillés par les colons anglais au 19e, début 20e. Sur les réseaux sociaux on peut lire ce type de commentaire : "Si vous considérez que nos rois et reines valent autant qu’une paire de chaussures, renvoyez-les-nous ! On vous laisse les chaussures"

En bref, les femmes iraniennes vont peut-être pouvoir aller au stade !

En tout cas c’est le président Hassan Rohani lui-même qui appelle à la levée de l’interdiction de stade pour les femmes. Une interdiction qui remonte à 39 ans. C’est le clergé iranien estime que les femmes n’ont pas leur place dans un lieu où se rassemblent des hommes surexcités et qui vocifèrent des vulgarités. Ce à quoi Rohani rétorque qu’elles n’ont pas à être punies du comportement de certains hommes. Reste à voir si la haute hiérarchie religieuse laissera faire.

La vérité sort toujours de la bouche des enfants… Une institutrice de Louisiane, aux États-Unis, a eu du succès en postant le travail de certains de ses élèves.

Elle a demandé à ses élèves de 7-8 ans d’écrire sur une invention dont ils aimeraient qu’elle n’ait jamais été créée. Réponse de l’un d’eux : "J’aurais voulu que le téléphone de maman ne soit jamais inventé". Un autre : "Je n'aime pas le téléphone parce que mes parents sont au téléphone tous les jours, c’est une très mauvaise habitude." 

Quatre élèves sur 21 (donc un peu plus de 20% de sa classe) ont pointé le portable. Le post de l’institutrice sur Facebook a déjà été partagé plus de 200.000 fois, de quoi faire réfléchir quelques parents.