Les ONG de défense de l'environnement veulent créer un nouvel État : les "Trash Isles"

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Ce pays, le fameux "continent de plastique", a été repéré depuis vingt ans dans le Pacifique Nord. Une demande de reconnaissance a été officiellement déposée aux Nations-Unies début septembre.

  • La première histoire nous jette en plein océan. On connait le problème de la pollution des océans mais il prend une telle ampleur que certains ont décidé de faire du bruit. 

Un pays compte devenir le 196e de la planète. Une demande de reconnaissance a été officiellement déposée aux Nations-Unies début septembre. Ce pays a déjà un nom : les "Trash Isles", traduisez les "îles poubelles". Il s’agit du fameux "continent de plastique" repéré depuis 20 ans dans le Pacifique Nord. Il grossit vite, et le voilà désormais de la taille de la France.

La monnaie : "les débris". ONG et agences de communication, avec des designers, ont donc créé le drapeau des Trash Isle, également le passeport, des timbres, et même une monnaie : là-bas on pourra payer en "débris". Il existe des coupures de 20, 50 ou 100 débris, tout ça avec force logos de tortues, de phoques ou autres animaux marins intoxiqués ou enserrés dans des cordes.

115.000 citoyens. Un territoire existe, même si ses frontières sont un peu mouvantes. Quant aux citoyens, ils sont déjà plus de 115.000 : tous ceux qui, en deux semaines seulement, ont choisi de signer une pétition adressée aux Nations-Unies pour la reconnaissance officielle des "îles poubelles" premier citoyen d’honneur : l’ancien vice-président américain Al Gore. Si le continent de plastique était reconnu comme pays, il tomberait sous la protection des chartes environnementales et il faudrait se mettre à nettoyer, chercher des solutions. C’est ça l’idée, ou plutôt le coup de com'. 

8 millions de tonnes de déchets. Mais l'opération de communication se base sur des chiffres. Selon le magazine Science, 8 millions de tonnes entrent dans les océans chaque année : un camion-benne toutes les minutes et ça se cumule. Les scientifiques considèrent que 90% des oiseaux de mer en consomment et nous aussi évidemment, puisque les poissons en avalent, même le plancton devient "plastifié" tout ça entre dans notre chaîne alimentaire. Si on ne fait rien, les experts estiment qu’en 2050 il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Enfin en juillet dernier, une nouvelle immense plaque de déchets plastiques a été repérée, cette fois dans le Pacifique Sud.

  • En Russie, les temps sont durs pour les réalisateurs de cinéma. L'ombre de la censure plane sur ceux dont la création dérange.

Deux films font polémique. Deux films à gros budgets font polémique en ce moment : un sur le tsar Nicolas II, et un autre sur Staline ! Le premier film s'appelle "Matilda", du célèbre réalisateur Aleksey Outchitel. Sa sortie en salles est prévue le 26 octobre, et il raconte les amours du tsar Nicolas II et d'une ballerine. Seulement voilà, le tsar a été canonisé par l'Eglise orthodoxe, et une députée du parti de Vladimir Poutine, Natalia Poklonskaya, a lancé une croisade médiatique contre ce film. Attention, elle ne l'a pourtant pas vu car le regarder serait un péché, selon elle. Mais il n'en fallait pas plus aux ultra orthodoxes pour fustiger l'œuvre.

Des manifestations. Résultat : un chemin de croix réunissant des milliers de personnes a eu lieu à Saint-Petersbourg, des véhicules ont été incendiés devant les bureaux de l'avocat du réalisateur. Certains cinémas ont même annoncé qu'ils ne projetteraient pas le film à sa sortie par mesure de sécurité. 

Staline, intouchable. Et l'autre héros intouchable, c'est Staline : un conservateur pro-pouvoir est monté au créneau contre le film "la mort de Staline", une comédie noire du réalisateur britannique, Armando Ianucci. Pavel Pojigaylo, à la tête du conseil consultatif auprès du ministère de la culture, a qualifié le film de "provocation planifiée" et "complot des pays occidentaux". Le ministère de la Culture s'est contenté pour sa part de délivrer les licences nécessaires à l'exploitation des films. Pas de censure directe pour le moment mais pas un mot non plus en faveur de la liberté d'expression.  Ne pas interdire mais laisser les artistes en pâture aux conservateurs, c'est la méthode des autorités. Ce qui alimente évidemment un climat de haine et de défi envers tout ce qui contredit l'idéologie du Kremlin. 

  • Deux infos en bref...

Les chercheurs sur la Corée du Nord furieux. En Corée du Nord, la censure n’a pas que du bon : la plateforme de partage de vidéo Youtube vient de fermer deux chaînes de propagande Nord-Coréenne, des chaines qui diffusaient tous les jours le journal télévisé et des clips à la gloire du régime de Pyongyang. Et ce sont les spécialistes, les chercheurs qui sont furieux ! Car c’était pour eux de précieuses sources d’informations sur les déplacements de Kim Jong-Un, les nouvelles infrastructures militaires ou les messages officiels du régime à son peuple.

Une découverte étonnante, au large des côtes belges. Un sous-marin allemand de la Première Guerre mondiale a été retrouvé au fond de la mer du Nord. Les autorités en ont fait l’annonce avec le découvreur de l’épave, un chercheur belge qui a plongé et a pu en faire le tour. Apparemment le sous-marin est resté en très bon état, écoutilles fermées, ce qui signifie que l’équipage doit toujours être dedans, sans doute 23 marins, d’après les historiens. C’est la 11e épave de sous-marin allemand de 14-18 découverte dans le secteur… parce qu’à l’époque, le port de Zeebruges était une base de stationnement pour la marine allemande.