La Nouvelle-Zélande pourrait être à court... de chips !

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Le journal du monde est une chronique de l'émission Hondelatte raconte
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Alors que l'été approche en Nouvelle-Zélande, le pays s'attend à une pénurie de frites et de chips. Le hashtag #chipocalypse a fleuri sur les réseaux sociaux.

Dans le journal du monde, on vous raconte des histoires d’ailleurs. Quelques-fois, ce sont des histoires graves, sérieuses et parfois plus souriantes. Aujourd’hui c’est un peu des deux avec cette première info, qui vient de Nouvelle-Zélande. Le pays pourrait être à court de chips !

Ça doit être grave de ne plus avoir de chips à croquer, alors que l’été (la saison des barbecues) arrive dans cet hémisphère-là. Les journaux ont titré sur le risque de "chipocalypse". Vous l’aurez compris, ce n’est pas une attaque de chipolatas mais bien une pénurie annoncée de frites et de chips. Une chaîne de supermarché avait même accroché une pancarte dans ses rayonnages pour prévenir les clients : "Attention ! Nous allons avoir des problèmes de stocks de chips et de pommes de terre. Et sans doute jusqu’au nouvel an. Désolés du désagrément." Le hashtag #chipocalyse a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.

Si on remonte à la source du drame, c’est la pomme de terre qui a mal passé l’hiver austral ?

Vous avez tout compris. Les producteurs ont perdu cette année au moins 20% de leurs récoltes. Et même 30% dans le nord, justement là où pousse la variété de patate qui fait les bonnes chips. Cette année il a plu absolument tout l’hiver. Une partie de la récolte a pourri en terre, une autre partie n’a pas pu être ramassée à cause des inondations, et le prix du kilo a grimpé en flèche. Alors, tout cela a été un peu dramatisé, mais avec humour. Sans doute parce que la pomme de terre est un aliment de base en Nouvelle-Zélande et ce sont les produits transformés qui en pâtissent en premier lieu : chips, donc, et patates surgelées. Le patron de la filière s’est tout de même senti obligé de promettre aux Kiwis qu’ils auraient des patates nouvelles pour Noël.

Il y avait déjà eu une pénurie de chips, comme ça, au Japon, en avril dernier…

Absolument et pour les mêmes raisons : trop de pluie et des récoltes pourries, les pires depuis 30 ans. Mais là, un vent de panique avait provoqué une razzia sur les chips, dont le prix avait été multiplié par six ! Les Kiwis prennent ça avec plus de sang-froid. Sur Twitter, l’un des commentaires qui a pas mal circulé disait : "S’il faut une 'chipocalypse' pour que les Néo-zélandais prennent au sérieux le changement climatique, alors qu’il en soit ainsi."

Deuxième histoire, que nous raconte Xavier Yvon aux Etats-Unis. C’est la libération d’une famille américano-canadienne, en fin de semaine dernière. La famille Boyle a été libérée lors d’une opération militaire au Pakistan. Elle était aux mains des Talibans mais il y a cinq ans, ils étaient deux, ils sont désormais cinq Xavier !

Oui parce Joshua et Caitlin Boyle ont eu trois enfants en captivité, deux garçons et une fille. Caitlin était déjà enceinte lors du kidnapping. Ces trois enfants n’ont jamais vécu autrement qu’enfermés. Ils découvrent depuis ce week-end la vie dans une vraie maison. Ils sont logés dans la famille au Canada. Le père raconte que ses enfants ont tiré la chasse d’eau 200 fois, fascinés. On a vu des images d’un des fils de quatre ans, dans le jardin et à l’intérieur en train de découvrir des livres et des jouets. Il n’en avait jamais eu ou vu avant.

Découvrez la réponse de son père quand une journaliste lui demande s’il connait Mickey Mouse : "Il ne comprend même pas qu’il y a le soleil dehors, alors oubliez Mickey Mouse. On parle de la base là. Ce n’est pas 'bienvenue dans le monde occidental, ou bienvenue au Canada'. C’est 'bienvenue dans la vie !'" Même s’ils sont dans une grande maison, les Boyle dorment encore tous ensemble dans la même chambre, et les enfants mangent encore à même le sol, comme ils l’ont fait depuis leur naissance.

Et les parents, eux, comment vont-ils ?

La mère est invisible, son mari a juste donné aux médias une photo d’elle, foulard sur la tête. Lui s’est exprimé devant les médias à son arrivée au Canada, et il a raconté ce qu’ils avaient en fait eu quatre enfants, mais que les Talibans avaient tué leur bébé, une fille qu’ils ont appelé "martyr". Et aussi qu’ils avaient violé sa femme. Les Talibans, eux, ont fait savoir par leur porte-parole qu’ils démentaient ces accusations, qu’il y avait eu un bébé mort-né, et qu’ils n’y étaient pour rien.

Il y a beaucoup de zones d’ombre dans cette histoire. Qu’est-ce que ce couple, avec elle enceinte, était allé faire en Afghanistan en 2012 ?

Ils disent qu’ils venaient en aide à des populations pauvres d’une région très reculée d’Afghanistan, où il n’y a aucune ONG. Et c’est là qu’ils ont été capturés. Lui, Jonathan, a refusé d’embarquer pour les États-Unis à sa libération, il voulait aller au Canada. Ce que l’on sait de lui, c’est qu’il avait auparavant été marié à la sœur d’un homme emprisonné à Guantanamo. Beaucoup de questions encore, donc…

Deux infos en bref pour terminer ce journal du monde. La première est la promesse d'une grosse récompense aux États-Unis !

Dans les westerns on dit "reward" ou "wanted" ! Ici c’est "cash offer" (écrit en lettres capitales, sur une pleine page de l’édition dominicale du Washington Post). C’est la promesse de toucher dix millions de dollars pour toute information pouvant mener à la destitution de Donald Trump. Celui qui affirme qu’il paiera pour toute bonne info compromettante, c’est Larry Flynt, le fondateur du magazine porno Hustler. Il argumente sur deux colonnes, cette fois en petits caractères, avant de laisser un mail, un téléphone et sa conviction qu’il est de son devoir patriotique de "sortir Trump avant qu’il ne soit trop tard".

À Dubaï, la police va bientôt piloter des motos volantes !

Comme dans Star Wars. C’est une sorte de moto électrique volante capable de s’élever à cinq mètres au-dessus du sol et de filer à 70 km/h pendant 25 minutes en transportant 300 kilogrammes. Un nouveau gadget a été dévoilé à l'occasion d’une conférence technologique qui a eu lieu à Dubaï il y a quelques jours. Le but premier est de pouvoir transporter rapidement un policier au-dessus du trafic routier en cas d'urgence. C’est un engin de fabrication russe, et la police de Dubaï a signé un protocole pour s’en équiper très prochainement.