Inde : couacs autour de la nouvelle carte d'identité biométrique

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De nombreux Indiens ne parviennent pas à obtenir la nouvelle carte d'identité biométrique et se retrouvent privés des services les plus essentiels.

On va d'abord prendre la direction de l'Inde, ou une petite carte est au cœur de tous les débats. C'est la carte d'identité biométrique que tous les Indiens sont censés avoir. Censés, parce que ce n'est pas le cas pour tout le monde et ça pose de sérieux problèmes...

Oui, il y a des centaines de milliers d'Indiens qui n'arrivent pas à obtenir cette fameuse carte Aadhaar, qui enregistre les empreintes digitales et l'empreinte de l'iris. Et ces citoyens sont privés des services les plus essentiels. Sans cette carte, impossible de recevoir les rations de riz accordées par l'Etat aux plus pauvres, les allocations logement, ouvrir une ligne de téléphone, un compte en banque ou même de s'abonner aux services de l'eau courante. Et pour les enfants, pas d'inscription possible à l'école ! Le Huffington post raconte l'histoire d'un petit garçon de cinq ans - Siddharth - dont les parents sont originaires du Népal. Il vit dans un bidonville autour de Delhi. Ses parents n'ont pas demandé de certificat au moment de sa naissance et maintenant, ils n'ont plus les moyens de payer 70 euros pour l'obtenir. Alors leur enfant reste dans le bidonville à regarder la télé au lieu d'aller à l'école.

Donc sans cette carte biométrique, on ne peut rien faire ?

Eh bien non. Plus d'un milliard d'Indiens sont déjà enregistrés sur 1,3 milliard au total. Beaucoup de pays regardent avec intérêt l'expérience indienne : c'est la plus grande base biométrique au monde ! Mais pour ceux qui ne parviennent pas à entrer dans le système, c'est kafkaïen. Notamment pour ceux qui ne sont pas en mesure de tremper leurs doigts dans l'encre pour apposer leurs empreintes digitales (c'est le cas par exemple de handicapés, de gens atteints de la lèpre, encore nombreux en Inde, qui ont perdu leurs membres, ou tout simplement des aveugles pour la reconnaissance de l'iris). Et c'est sans compter les analphabètes, nombreux dans le pays, qui sont loin d'avoir accès aux règles pour se procurer cette fameuse carte Aadhaar !

D'Inde, on va filer en Grande-Bretagne où se soldait aujourd'hui le cas de Barry Bennell. Le célèbre entraîneur de football a été condamné tout à l'heure à 31 ans de prison pour une douzaine de viols sur de jeunes recrues. Anaïs Cordoba, vous êtes à Londres pour Europe 1. Barry Bennell ne se faisait pas beaucoup d'illusions...

Oui, Barry Bennell, 64 ans, s’est décrit lui même par le passé comme un monstre. Les journalistes anglais eux parlent d’un "pédophile à échelle industrielle". Selon les témoignages entendus au procès, le nombre de ses victimes dépasserait la centaine. Entraîneur charismatique de jeunes joueurs, dénicheur de talents au sein du club Alexandra Crewe dans les années 80, il est la sinistre figure de ce scandale de pédophilie qui a éclaté l’an dernier. C’est l’une de ses victimes qui a parlé en premier en novembre 2016. Andy Woodward, ancienne recrue d’Alexandra Crewe, l’accuse de viols répétés. Après lui, la parole se libère. Devant une Angleterre médusée, des dizaines d’anciens joueurs prennent d’assaut les plateaux télé pour dénoncer des abus sexuels. Nombreuses sont les accusations qui visent Barry Bennell, mais il n’est pas le seul à être mis en cause. Selon la police, il y aurait plus de 500 victimes, 252 suspects, très certainement des coachs de jeunes joueurs à la retraite ou toujours potentiellement en exercice.

Le scandale ne s'arrête pas là puisque 311 clubs de foot anglais ont été mis en cause pour des faits similaires...

Vue l’ampleur du scandale, la Football Association a lancé une enquête interne pour savoir quels clubs sont touchés et si certains ont fermé les yeux sur ces abus pour ne pas mettre en danger leur réputation. Les résultats sont attendus en avril et cela pourrait déboucher sur une nouvelle loi pour mieux protéger les mineurs. En attendant, la polémique est énorme ici. De nombreux joueurs dénoncent une culture de complaisance et de dissimulation dans les clubs. Certains d’entre eux pourraient donc avoir à verser des dédommagements aux victimes. Dédommagements qui pourraient coûter à l’industrie du football anglais au moins 120 millions d’euros !

En bref, après "la croisière s'amuse", "la croisière se bagarre" !

Oui, une famille entière (avec femmes et enfants) s'est fait débarquer d'un bateau de croisière lors d'une escale à Sydney, en Australie, sur la compagnie Carnival Cruise Line. Une famille de 23 personnes qui avait déclenché bagarre sur bagarre, notamment dans le bar du navire, terrorisé les autres passagers pendant plusieurs jours, au point que des parents faisaient sortir leurs enfants, effrayés et en pleurs, de la piscine quand ils arrivaient. Des témoins ont compté sept échauffourées provoquées en quelques jours. La famille a fini le voyage menottes aux poignets.

Une petite fille écrit à la NASA pour que Pluton redevienne une planète.

C'est une petite irlandaise de six ans, Cara Lucy O'Connor. Elle considère que les arguments avancés par les scientifiques, à savoir la taille de la planète, ne sont pas suffisants ! Elle a fait son petit effet puisqu'elle a reçu deux lettres en réponse, de deux scientifiques de la NASA, qui lui écrivent notamment : "Je suis d’accord avec toi, Pluton est vraiment cool." Mais qui, malgré tout, ne remettent pas en cause la décision.