George Weah, candidat à la présidence du Liberia

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Le journal du monde est une chronique de l'émission Hondelatte raconte
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L'ancien attaquant du PSG, George Weah, est candidat pour succéder à Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente d'un pays africain. Cela fait douze ans qu'il essaye d'accéder à la tête de l'État.

Il y a des élections législatives et présidentielle au Liberia, en Afrique de l'Ouest. Parmi les favoris, l’ancien champion de foot George Weah !

Les fans de foot n’ont pas oublié George Weah, l’international libérien qui a joué au PSG, à Monaco ou au Milan AC, seul Africain à avoir remporté le ballon d’or, en 95. On peut dire qu’il a de la suite dans les idées, l’ancien attaquant. Ça fait douze ans qu’il essaye d’accéder à la tête de l’État ! En 2005 d’abord, il avait raccroché le crampons et le Liberia sortait tout juste d’une guerre civile terrible. Weah avait perdu au second tour. En 2011, rebelote, il est battu, comme candidat à la vice-présidence. À chaque fois, c’est Ellen Johnson Sirleaf qui avait remporté l’élection. Il s'agit d'une ancienne cadre de la banque mondiale et première femme à devenir présidente d’un pays africain.

C’est à elle qu’il faut succéder aujourd’hui...

Oui, elle a fait deux mandats, c’est le maximum, et puis elle a 78 ans. George Weah, lui, à 51 ans, est toujours extrêmement populaire, dans un pays où le foot fait figure de religion. Mais il a acquis de l’expérience en plus. Sénateur depuis deux ans, son parti est devenu le plus grand parti d’opposition. Enfin selon ses proches Weah pense être "un envoyé de Dieu".

Mais il n’est pas le seul favori, et par ailleurs il y a quand même 20 candidats !

Vingt candidats dont une femme, ancienne mannequin, et aussi un ancien chef de milice devenu prédicateur, deux richissimes hommes d’affaires, un ex-gouverneur de la banque centrale et l’actuel vice-président du pays. Les observateurs disent que c’est une l’élection assez ouverte. Et depuis ce matin les Libériens font la queue pour voter. Ils s’emparent de cette démocratie finalement encore récente.

Oui parce qu’il ne faut pas oublier que le Liberia revient de très loin…

Avant l’élection de 2005, les guerres civiles avaient fait 250.000 morts au Liberia. C’est un pays exsangue, ravagé, qu’avait récupéré Ellen Johnson Sirleaf. Douze ans après, elle l’a pacifié, même si tout n’est pas parfait, loin de là. Ça reste l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, qui en plus a été frappé le plein fouet par le virus Ebola en 2014. Quand on observe d’où revient le Liberia, on se dit que voir les Libériens voter en masse aujourd’hui pour choisir parmi 20 candidats, c’est pas mal.

Autre histoire, l'Argentine retient son souffle ! Ce soir, c’est la dernière rencontre des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 pour les équipes sud-américaines. Et Lionel Messi et ses coéquipiers sont en très, très mauvaise posture. C’est simple, si l’Argentine ne remporte pas son match face à l’Equateur, elle peut dire adieu au Mondial. À Buenos Aires, Aude Villiers-Moriamé vit la perspective de ce drame en direct. Chez vous, tout tourne autour du ballon rond et l’ambiance est plutôt tendue !

Oui, le stress est à son maximum à quelques heures du match. Les grands journaux titrent, en Une bien-sûr : "Ce soir, c'est tout ou rien", ou encore "La sélection argentine au bord du gouffre". Certains journaux donnent aussi des conseils pour garder son sang-froid, et même pour éviter l’arrêt cardiaque devant son téléviseur ! Dans les magasins spécialisés, les maillots bleus ciel et blancs, aux couleurs de l’Argentine, s’arrachent. Les restaurants font des promos spéciales pour la soirée et les bars qui diffusent le match étendent l’happy hour. Bref, les Argentins ne perdront pas une miette de ce match de la dernière chance, cette rencontre que beaucoup considèrent comme l’une des plus importantes de l’histoire du pays.

Carrément ! Pour les Argentins c’est vraiment inconcevable de ne pas participer à un Mondial de foot ?

Inconcevable ! Un Mondial sans l’Argentine, ce n’est pas arrivé depuis 47 ans ! Et puis rendez-vous compte, l’équipe était en finale lors de la dernière coupe du monde en 2014 au Brésil ! Dans l’imaginaire collectif des Argentins, le foot c’est LEUR discipline. Tous les petits garçons grandissent en se rêvant comme le futur Messi. D’ailleurs Le joueur star de l’équipe est sous une pression folle. Sur Twitter, des milliers de supporters le supplient de marquer ce soir et de sauver l’Argentine. Chacun y va de son pronostic, beaucoup inquiets voire même résignés. Les experts relèvent tous les éléments qui jouent en défaveur des Argentins : les conditions dans lesquelles se jouera le match en Equateur, à Quito, à 2.850 mètres d'altitude et puis l'état d'esprit des joueurs équatoriens. Ils jouent sans pression car ils sont déjà éliminés du Mondial. Perdre contre cette équipe, déjà hors-jeu, pour beaucoup d’Argentins ce serait vraiment l’humiliation ultime.

Deux infos en bref pour finir. En Autriche, une mascotte de magasin victime de la loi anti-burqa !

Une loi entrée en vigueur il y a quelques jours, début octobre, qui vise bien les vêtements islamiques des femmes mais, pour ne pas discriminer ni être anticonstitutionnelle, la loi dit juste qu’il est interdit d’avoir le visage couvert en public. Et donc, le gars qui avait enfilé son costume de requin pour faire la promo du nouveau magasin d’électronique McShark, à Vienne, s’est fait alpaguer par la police. Et comme il n’a pas voulu enlever sa tête de requin, 150 euros d’amende. Il parait que des cyclistes qui se couvrent le visage d’une écharpe se font rappeler à l’ordre aussi. La loi est la même pour tous !

Et puis des distributeurs d’un nouveau genre font leur apparition en Chine…

Dans un immeuble d’affaire de Shanghai, le géant du commerce AliBaba a installé un distributeur de… crabes vivants ! Et pas cher en plus : 2,25 dollars la bête de 120 grammes. Ce sont des "crabes poilus" élevés en eau douce, une spécialité de Shanghai parait-il. La machine est censée contrôler les niveaux de température et d'humidité pour créer un parallèle avec l'environnement naturel des crabes.