Chine : la "révolution des toilettes" se poursuit

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Le journal du monde est une chronique de l'émission Hondelatte raconte
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Cette "révolution des toilettes" avait été décrétée en 2015 afin de rendre ces lieux moins rebutants pour les touristes.

Le journal du monde nous amène à parler de tout, absolument tout ! Y compris… des toilettes ! Car oui, c’est l’un des grands combats du président chinois.

Mais oui ! Xi Jinping cité en Une du Quotidien du Peuple, journal officiel du Parti communiste chinois : "L’enjeu des toilettes n’est pas mince, rappelle le président. C’est un aspect important pour construire des villes et des campagnes civilisées." Vous savez, la semaine dernière, c’était la "journée mondiale des toilettes", comme tous les 19 novembre. Eh bien les autorités chinoises ont déclaré que ce serait aussi une journée de prise de conscience que la "Révolution des toilettes" était en marche en Chine.

On peut être un peu surpris que le président s’en mêle personnellement…

Détrompez-vous. Le pays part de tellement loin ! Dans beaucoup d’endroits encore, le niveau de vie a augmenté, grâce à la croissance spectaculaire de la deuxième économie du monde. Mais les conditions de vie restent mauvaises, notamment pour les quelque 600 millions de Chinois des zones rurales. Parfois même c’est le néant : dans les coins les plus pauvres, les toilettes, ce sont des abris entourés de tiges de maïs ou de simples trous à côté de la porcherie. Et d’ailleurs, la presse chinoise précise que lorsqu’il visite les campagnes, le président demande aux habitants comment sont leurs toilettes. Un peu comme un repère du niveau de développement.

Sans même aller dans les campagnes, ils avaient une terrible réputation, les petits coins en Chine !

Oui et d’ailleurs il n’y avait même pas de "coin", puisque les toilettes publiques étaient bien souvent des lieux communs, collectifs… Des toilettes à la turque en ligne, très sales et odorantes par ailleurs. Certains guides conseillaient même aux touristes de se munir d’un parapluie pour se cacher un peu. Et justement, les Chinois ont réalisé que cette réputation leur faisait vraiment du tort. La Chine espère que le tourisme sera un nouveau levier de croissance, il fallait donc agir. 2015 : un plan triennal est adopté, appelé "la révolution des toilettes". 70.000 WC ont été construits ou rénovés en trois ans. Et les nouveaux objectifs viennent d’être annoncés : créer ou rénover 64.000 nouveaux lieux d’aisance d’ici 2020.

Deuxième histoire, celle de Donald Trump et des Indiens. C’est Xavier Yvon, notre correspondant aux Etats-Unis, qui va nous raconter ça. Le président américain recevait des Indiens d’Amérique à la Maison-Blanche hier, et il leur a fait une blague sur… Pocahontas !

Eh oui, comme souvent, Donald Trump a improvisé. Et comme souvent, ça a donné un moment embarrassant. Il avait face à lui des vétérans habillés avec leurs uniformes et des parures indiennes, des membres de la tribu des Navajos utilisés par l’armée américaine pendant la Seconde guerre mondiale pour les communications. Avec leur langue, ils avaient créé un code indéchiffrable pour l’ennemi et Donald Trump leur a rendu hommage à sa façon, en se moquant de l’une de ses ennemies, une sénatrice démocrate qui revendique des origines indiennes : "Vous étiez là bien avant n’importe lequel d’entre nous même si nous avons une élu au Congrès qui, parait-il, était là aussi il y a longtemps. On l’appelle Pocahontas." "Pocahontas", oui, vous avez bien lu, c’est le surnom qu’il donne à cette sénatrice, pour la ridiculiser.

On peut penser que c’était une simple maladresse, mais en fait non. La mise en scène était, elle aussi offensante pour les Indiens ?

Oui tout ça se passait dans le bureau ovale, sous le portrait d’Andrew Jackson, un ancien président américain, le préféré de Trump. Or c’est lui, Andrew Jackson, qui a permis l’expropriation des Indiens de leur terres, et conduit à leur déportation au 19ème siècle. Pas vraiment le meilleur symbole. Depuis, les chefs des tribus indiennes se succèdent à la télévision pour critiquer le président et la sénatrice en question, Elisabeth Warren (la fameuse Pocahontas), a regretté que Trump ne soit même pas "capable de rendre hommage à des héros de guerre sans sortir une injure raciale". C’est vrai que c’est une habitude récurrente chez Trump, qui a déjà fait part de ses préjugés sur les Mexicains, "des violeurs et des criminels", ou sur les Noirs "pauvres, mal-éduqués, et au chômage".

En bref, avant de refermer le journal du monde, on reste aux Etats-Unis où un record a été battu au cours de la frénésie du "Black Friday"…

Frénésie d’achats et record de vente d'armes en un seul jour ! Le FBI a reçu plus de 203.000 demandes de vérifications d'antécédents judiciaires. C'est la procédure, quand une arme à feu est achetée auprès d’un concessionnaire sous licence fédérale. Et encore, c’est sans doute plus puisque plusieurs armes à feu peuvent être achetées en une seule transaction.

Au Canada, un calendrier de l'avent un peu particulier fait un carton !

Un calendrier de l’Avent plutôt transgressif. Pas de petite image religieuse, ni même de chocolats dans les cases mais plutôt... des biscuits au cannabis ! La petite entreprise familiale qui le commercialise est débordée. Au lieu des 20 commandes attendues, 700 calendriers ont déjà été vendus et ils ont demandé l’aide d’amis pour honorer près de 2.000 autres commandes ! Ça coûte entre 130 et 150 euros selon ce que vous choisissez d’avoir, dans les 24 cases (cannabis à fumer, gâteaux et sucreries au cannabis ou les deux !). Cette petite entreprise est en fait spécialisée dans la vente de cannabis médical, qui est autorisée au Canada. En revanche, ils ont pris un peu d’avance avec leurs calendriers puisque la légalisation complète du cannabis est prévue pour le 1er juillet 2018.