Vers une requalification des chauffeurs Uber ?

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Uber, la compagnie de VTC, fait l’objet d’un redressement de l’URSSAF qui estime que les chauffeurs employés comme indépendants doivent être requalifié en salariés.

La Bourse

-0,37% à 4296 points. Paris est affecté comme toutes les autres places européennes par Wall Street.

Le chiffre du jour

Les Français quittent la France. Le flux net de l'expatriation a doublé en seulement quelques années.
D’autre part, la France attire moins de talents (de niveau master ou doctorat) que les 19 pays les plus avancés de l'OCDE. Les plus diplômés préfèrent ainsi l'Australie, les États-Unis ou le Royaume-Uni à la France.

Le chiffre du jour : 1,5 millions d’exemplaires

C’est le chiffre de vente, le petit chiffre de ventes d’Apple Watch au dernier trimestre de l’an passé selon le cabinet IDC. C’est quatre fois moins que les objectifs.

Le fait du jour : Uber, la compagnie de VTC, fait l’objet d’un redressement de l’Urssaf. L’organisme estime que les chauffeurs employés comme indépendants doivent être requalifié en salariés.

Uber est attaqué dans tous les pays et de beaucoup de façons. Mais l’Urssaf française touche au cœur du modèle de la société californienne. Si l’Urssaf  gagne, Uber n’en survivra pas en France. De quoi s’agit-il? Uber emploie des chauffeurs avec un statut de travailleur indépendant mais l’Urssaf estime qu’Uber est leur seul employeur et qu’ils sont subordonnés à cet employeur, exactement comme un salarié. Il faut donc requalifier les chauffeurs en salariés.

Le redressement coûterait plusieurs millions d’euros à Uber.

Effectivement mais surtout, le coût d’un chauffeur alourdi par les charges, reviendrait à celui d’un taxi. Uber perdrait son avantage et probablement cesserait son activité en France. Les chauffeurs qui sont souvent issus des quartiers et qui ont trouvé là, un travail et une vie honorable seraient renvoyés au chômage, à la drogue ou l’islamisme.
La démarche de l’Urssaf est ahurissante. Toute nouvelle économie est basée sur des contrats de travail qui ne sont pas du salariat traditionnel. On a vu l’Urssaf s’en prendre à un site internet en lui réclamant de réintégrer les blogueurs comme des salariés.
C'est sans doute une méconnaissance du monde du net. Certes Uber dérange beaucoup le "cybercapitalisme" et remet en cause le modèle de la sécurité sociale construit en 1945 sur le salariat à vie.
Mais face à cette technologie bousculante, il y a des solutions : l’une stupide est d'interdire Uber, c’est ce que fait l’Urssaf. L’autre solution "ubériser" l'Urssaf et réinventer un Code du travail adapté à la nouvelle économie en jouant la carte de l'autonomie, de la portabilité, des droits et de la transparence. Il faut inventer pas interdire.