Venezuela : la panne d'électricité

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Le Venezuela demande à ses fonctionnaires de ne travailler que deux jours par semaine pour économiser l’électricité.

La Bourse est en nette baisse aujourd'hui.

L’entreprise du jour : Sanofi

Sanofi a lancé une offre sur Medivation, une firme de San Francisco spécialisée dans le traitement du cancer. Le groupe français avait proposé un accord au groupe américain, qui a été refusé. Sanofi passe donc à une phase offensive et offre 52 dollars pour chaque action de Medivation, soit neuf milliards de dollars au total.

La bonne nouvelle du jour pour François Hollande

C’est à l’occasion d’une visite chez Thales, dans l'usine de Gennevilliers, que le groupe français d’électronique de Défense a annoncé l’embauche de 6.000 personnes cette année, notamment entre 2.000 et 2.500 en France. Ces postes seront en particulier attribués à des ingénieurs dans la recherche, le développement et la cybersécurité.

Le fait du jour : le Venezuela demande à ses fonctionnaires de ne travailler que deux jours par semaine pour économiser l’électricité.

C’est du Courteline en effet. Le pays qui détient les plus grandes réserves de pétrole du monde est incapable de faire fonctionner ses raffineries car il manque de fuel pour les centrales électriques. Comme la sécheresse a vidé les barrages, le courant est coupé quatre heures par jour. Voici donc la dernière trouvaille de Nicolas Maduro, le président qui a succédé à Hugo Chavez, le père de la révolution bolivarienne : faire commencer le week-end le jeudi soir, et ce pour une période de deux mois, mais sans doute pour beaucoup plus.

L’économie du pays est à l’arrêt et les habitants manquent de tout, les magasins sont vides et les files d’attentes sont surveillées par la police. La violence est à tous les coins de rue mais les statistiques sont secrètes pour ne pas mettre en péril la foi dans la révolution.

L’opposition a gagné les élections en décembre mais le président garde le pouvoir

Une pétition est en cours pour récolter 200.000 signatures et le destituer. Mais d’ici là c’est le désastre qui empire tous les jours. Le populisme d’Hugo Chavez, né au départ pour distribuer l’argent du pétrole aux pauvres, s’est perdu dans l’incompétence, la radicalisation et dans une corruption gigantesque. L’inflation est de 600%, les billets se périment en un mois comme dans l’Allemagne d’avant guerre mais le gouvernement n’a même plus de papier pour en imprimer de nouveaux. Les Vénézuéliens utilisent le Bitcoin, la monnaie internet, pour échanger.

Bref, c'est la faillite dramatique. Rappelons que Hugo Chavez était l’idole en France de l’extrême gauche et du Front National. On voit où conduit le populisme en action.