Les moteurs chinois et américain au ralenti

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Le journal de l'éco est une chronique de l'émission Europe soir
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Plusieurs places financières plongent : en cause la dégringolade de la croissance chinoise et le ralentissement de l'économie réelle aux USA. 

La Bourse cette fois ci plonge à -3,58% on descend vers les 4000, le DAX perd plus de 3%, à New York le Dow Jones est à -1,87%, le Nasdaq à -2,2%. Le début de l’année est marqué par un franc pessimisme sur l’économie mondiale.

Après la Chine, qui a provoqué une panique cet Eté dont on ne se remet toujours pas, c’est carrément la panique aujourd’hui. On est en droit de se demander quelle est la vraie croissance chinoise ? Les capitaux fuient ils la Chine à grands flux, les autorités de Pékin vont elles parvenir à stopper ce torrent ? N’oublions pas qu’il y a dans le sillon chinois tous les autres grands pays émergents : Brésil, Afrique du sud, Russie, et tous les producteurs de matières premières. Ces pays voient leurs capitaux partir, leurs taux d’intérêt sont tirés vers le haut par la FED américaine et leur dette va devenir très onéreuse à rembourser. Va-t-on vers un crack obligataire de ces pays ?

Des interrogations également sur l’économie américaine, le seul moteur de la croissance mondiale qui resterait . On le croyait solide, la reprise s’affirmait, les statistiques d’emploi poussaient à l’optimisme (taux d’emploi de 4,9%). Et puis patatras, l’hypothèse d’un ralentissement se fait jour. Voilà 5 ans que la reprise a commencé aux USA même si elle a été lente,  elle est peut être déjà en bout de cycle. L’économie va-t-elle replonger ?  Si oui comment va faire la FED pour y faire face alors qu’elle n’a toujours pas mis fin à son dispositif pour la crise de 2008. Bref le scénario de toutes les peurs. Tout est interprété négativement par les places boursières, comme les nouvelles de Grèce ou de Grande Bretagne.

En Grèce la Bourse est tombée de 6%, par crainte d’un blocage de la réforme des retraites. En Grande-Bretagne ce sont les sondages sur le Brexit qui font peur. En Italie comme au Portugal ce sont les banques mal capitalisées qui motivent les  inquiétudes.

Du coup le pétrole retombe après avoir remonté timidement à 33 dollars à Londres, il est repassé à

29 dollars.

Et quelles sont les valeurs refuge ?

Comme toujours l’or à 1,33%, le dollar remonte, ce qui est néfaste l’Europe, et les obligations  des Etats considérés comme des rocs : le taux américain est à 1,78%, et celui du Bund allemand à 0,51 %

Le retour au calme c’est pour quand ?

Hélas, ce n’est pas pour demain étant donné le climat pessimiste. Si l’économie américaine est  vraiment en train de repartir vers zéro, alors on ne peut pas écarter un vrai krach, la place de New-York en chute de 10% ou 15%, provoquant en cascade le retour de la Bourse de Paris vers les 3500 points, voire peut-être pire.